<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874</id><updated>2012-02-15T22:54:05.024-08:00</updated><title type='text'>Chroniques de Bryan Perro</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>70</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-6083519806718717654</id><published>2011-05-30T09:29:00.000-07:00</published><updated>2011-05-30T09:31:06.221-07:00</updated><title type='text'>Mille après mille</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-EdM59rL2pU8/TePGOBTKAvI/AAAAAAAAAKc/YewSsxMUN8c/s1600/photo_686181_resize.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 216px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-EdM59rL2pU8/TePGOBTKAvI/AAAAAAAAAKc/YewSsxMUN8c/s320/photo_686181_resize.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5612547504803021554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour se rendre à Timmins à partir de St-Mathieu-du-Parc, il faut descendre à Trois-Rivières, rouler ensuite vers la métropole qu’on traverse d’un pont à l’autre jusqu’à la bretelle de l’autoroute menant à Ottawa, on salue au passage la nouvelle dame du parlement, Ruth-Ellen Brosseau, puis on prend son mal en patience jusqu’à North Bay où le voyage ne s’arrête pas. Il commence pour ainsi dire parce que, après, c’est le nord du nord, là où les orignaux sont à prendre au sérieux. Je vous jure que je n’aurais pas aimé avoir dans le pare-brise celui que j’ai aperçu au bord de la route! Bref, les uns après les autres, j’ai avalé les kilomètres d’asphalte à l’infini jusqu’à ce qu’apparaisse enfin le panneau béni, Bienvenue à Timmins. Après onze heures de route, je débarquais mes affaires à l’hôtel et, complètement abattu, je suis tombé comme un arbre. &lt;br /&gt;À mon réveil le lendemain matin, il neigeait! Ça y est! ai-je cru, je viens de dormir durant toute une saison... Le corps endolori pour avoir roulé à outrance la vieille, c’est avec difficulté que je me suis levé et préparé afin de rencontrer les premiers groupes de ma tournée scolaire. J’allais au cours des jours suivant, donner des conférences et des ateliers d’écriture à des jeunes de Timmins, de Cochrane et de New Liskeard. Un séjour chez les Franco-Ontariens pour qui la langue de Molière essaie tant bien que mal de survivre à l’envahissement anglo-saxon. &lt;br /&gt;Dans le Nord de l’Ontario, parler français n’est pas très hot. Il faut avoir fréquenté un peu le milieu scolaire de la région pour s’en rendre compte. À l’école, dès qu’ils en ont la chance, les jeunes s’expriment en anglais. Après la cloche de la fin des cours, seuls les adultes poursuivent en français. Quand on est adolescent, on souhaite se fondre dans la masse, surtout ne pas se faire trop remarquer. Dans le nord de l’Ontario, la masse s’exprime en anglais, une langue omniprésente « s’attrapant » facilement tandis qu’on doit apprendre le français. La complexité de ses conjugaisons, son vocabulaire riche et sa syntaxe exigeante rebutent bien des jeunes, si ce n’est pas la majorité. Une des particularités? Le vouvoiement quasi inexistant occasionné par l’emploi du «you» en anglais. Bref, ils tutoient tout ce qui bouge. Déjà, la courtoisie, le respect et la distance qu’impose le «vous» se perdent dans un océan de familiarités. &lt;br /&gt;Quoique souvent approximatif, certains commerces, comme les restaurants, offrent un service courtois en français, mais d’autres s’en fichent éperdument. Comme ce restaurant de Cochrane justement, où la serveuse m’a regardé avec dédain en haussant les épaules pour me signifier qu’elle ne comprenait rien de ce que je lui disais. «Oh! pardon, vous ne parlez pas français? Dommage…» J’ai donc répété ma commande, mais dans sa langue, et en gardant le sourire. Durant le temps qu’a duré mon repas, je n’ai jamais vu de ma vie un service plus exécrable qu’à cet endroit. J’en étais même venu à me demander si dans notre pays, certains anglophones unilingues ne souffraient pas d’un complexe d’infériorité vis-à-vis un Québécois bilingue.  Pour ma part, il me semble que parler deux langues au Canada, c’est «totaly cool» !&lt;br /&gt;Un enseignant m’a confié que dans le Nord de l’Ontario, les Québécois ont la réputation d’être «plein d’eux-mêmes». C’est vrai que nous pouvons à l’occasion être perçus ainsi. Il suffit de passer du côté de l’Ontario pour constater que le Québec est une nation à part. Notre langue est une fierté et le français demeure une des priorités sur les plans politique et culturel. C’est rassurant et ça donne confiance en notre avenir.   &lt;br /&gt;En repensant à mes rencontres dans les écoles au nord du nord, je ne peux que respecter les enseignants qui ont à cœur de préserver une culture et une langue fragiles. Plus le Québec sera fort dans ses convictions linguistiques, plus nous pourrons offrir à de tels alliés des raisons de poursuivre leur travail. Le Québec aurait même avantage à offrir aux francophones de partout au Canada, des programmes incitant à s’exprimer et à vivre en français. Champions du français chez nous c’est bien, mais champions du français ailleurs serait encore mieux! Irriter des serveuses de restaurants de Cochrane, voilà ma nouvelle mission.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-6083519806718717654?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/6083519806718717654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/05/mille-apres-mille.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6083519806718717654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6083519806718717654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/05/mille-apres-mille.html' title='Mille après mille'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-EdM59rL2pU8/TePGOBTKAvI/AAAAAAAAAKc/YewSsxMUN8c/s72-c/photo_686181_resize.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-304992493964531075</id><published>2011-05-25T19:39:00.001-07:00</published><updated>2011-05-25T19:40:31.153-07:00</updated><title type='text'>Glucides et émotions</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-l74FjmwjzWs/Td29jWgjTOI/AAAAAAAAAKU/HzC3xIByoZk/s1600/vspb01.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 235px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-l74FjmwjzWs/Td29jWgjTOI/AAAAAAAAAKU/HzC3xIByoZk/s320/vspb01.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5610849125808688354" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J’ai eu l’immense bonheur d’être invité par un ami au combat Pascal-Hopkins, prise 2, samedi soir dernier. L’ami en question avait été lui-même invité par quelqu’un d’autre qui nous a permis d’atterrir dans une loge du Centre Bell. Je connaissais bien le gigantesque amphithéâtre pour avoir assisté à plusieurs matchs du Canadien, mais je n’avais encore jamais goûté au confort du balcon corporatif. Franchement, ça donne envie de diriger une multinationale! &lt;br /&gt;Parlons d’abord buffet. Dans les petites enclaves du Centre Bell, l’amateur de sport est nourri comme… un amateur de sport! Là où sont exposées d’aguichantes ailes de poulet, et d’autres excellents mets tels la pizza couverte de son pepperoni tranché mince, et à saveur de plastique, l’incontournable hot-dog rôti avec sa saucisse toujours suspecte, mais qui se savoure aussi bien chaude que froide, le bon sandwich à la viande fumée dans son pain de seigle ramolli tartiné de moutarde jaune fluo, et, bien sûr, puisqu’il faut idéalement observer les quatre groupes alimentaires, la fameuse frite à laquelle on ajoute quelques cornichons vinaigrés tranchés sur le long qu’on ensevelit de chips et, en hommage à l’Allemagne, des bretzels pour se faire plaisir en buvant de la bière. Cet assortiment de choix, que fera saliver seuls ceux d’entre vous ayant assez de testostérone dans le corps, n’est-il pas la base même d’une authentique rencontre sportive? Essayez seulement d’imaginer un combat de boxe ayant l’ampleur de celui de Jean Pascal et Bernard Hopkins avec des plateaux de brocolis, de petites carottes, de poivrons et leur trempette, ou de bouchées de tofu à l’estragon et de la salade de roquette avec copeaux de parmesan :  É-POU-VAN-TA-BLE!&lt;br /&gt;Ma première bière à la main, j’ai soigneusement pris mon médicament pour le diabète pour ensuite faire honneur à ce que la nature contient de plus artificiel et de plus industriel. Gras transgéniques, surabondance de sel et alcool à volonté, j’étais fin prêt pour assister à l’événement historique. Ce n’est pas parce qu’on a déjà lu Sophocle, Eschyle ou Euripide qu’on ne peut apprécier le spectacle de deux hommes s’envoyant de bons coups de poing sur la margoulette,  au contraire. Les tragédies de la Grèce antique nous ramènent chaque fois à ce combat essentiel de l’homme face à son destin. Le boxeur est face-à-face avec la mort. Celui qu'il affronte à chacun des rounds n'est nul autre que son double. Un miroir exposant ses faiblesses aux yeux de tous. &lt;br /&gt;Jean Pascal et Bernard Hopkins se sont battus avant tout contre la peur et le doute. Ils ont lutté, les yeux dans les yeux, se refusant le droit à l'erreur. Cette recherche profonde des limites de l’homme, je la vois un peu à l’image de Gaston Miron réécrivant sans cesse son recueil de poésie L'homme rapaillé. Chaque version étant de plus en plus difficile à affronter exige de son auteur un nouveau dépassement, une nouvelle lutte à finir avec les mots. Il s’agit d’une bataille contre l'oisiveté permettant à l’homme de trouver le véritable chemin menant à lui. «Pour apprendre à boxer, il suffit d’une nuit. Il faut une vie entière pour apprendre à combattre», une citation très juste de Alessandro Baricco. &lt;br /&gt;Bref, samedi parmi les combats préliminaires, je fus agréablement surpris de découvrir le boxeur trifluvien de grand talent, Michael Zewski, un poids super mi-moyen (70 kg env.) avec un bel avenir dans le monde de la boxe. Son combat, beaucoup plus excitant que le combat éliminatoire Diaconu-Dawson, a été remporté par KO contre l’Américain. Quand la Mauricie gagne, moi, je jubile! &lt;br /&gt;Oh, je vous entends, amoureux de la paix débordants de bons sentiments, je vous entends dénoncer une manifestation sportive aussi violente. À vous, je répondrai simplement que la véritable violence est par exemple, un homme qui bat sa femme, un père qui abandonne ses enfants, un système politique qui affame le peuple, une multinationale qui ferme ses portes pour de fausses raisons. C'est quand le fort abuse du plus faible, qu’il écrase le démuni. Que deux hommes décident sciemment de s'affronter dans une arène est un phénomène que je respecte, qui me plaît même. Et soyez tranquilles, considérant la bourse remise aux boxeurs et le prix des tickets, nous sommes loin de la violence gratuite!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-304992493964531075?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/304992493964531075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/05/glucides-et-emotions.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/304992493964531075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/304992493964531075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/05/glucides-et-emotions.html' title='Glucides et émotions'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-l74FjmwjzWs/Td29jWgjTOI/AAAAAAAAAKU/HzC3xIByoZk/s72-c/vspb01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-8818810675997722030</id><published>2011-05-09T14:56:00.001-07:00</published><updated>2011-05-09T14:57:38.619-07:00</updated><title type='text'>Précis de culture mauricienne pour poteaux néodémocrates</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-JA08PARZfeQ/TchjN6n3OjI/AAAAAAAAAKM/gJZnITM01_Y/s1600/vague8-533x358.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 215px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-JA08PARZfeQ/TchjN6n3OjI/AAAAAAAAAKM/gJZnITM01_Y/s320/vague8-533x358.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5604838826988485170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tsunami orange a passé sur le Québec la semaine dernière et tandis que la vague se déplace vers Ottawa, nous découvrons sur nos terres de bien étranges poteaux en bois d’épave. Présentement, j’ignore si je dois en rire ou bien pleurer. D’un côté, la circonscription de Saint-Maurice où je mène le gros de mes affaires, et de l’autre, le territoire de Berthier-Maskinongé, lieu de ma résidence. Depuis lundi, deux dames me représentent à Ottawa.  D’abord, une sympathique résidente de Montréal néophyte dans le monde de la vie politique, économique et sociale de la région, ensuite, un fantôme qui, jusqu’à tout récemment, se terrait comme une fugitive. Notre condition politique à Ottawa est aujourd’hui un brin ridicule. &lt;br /&gt;Mais soyons bons princes en donnant la chance aux coureuses puisque, après tout, elles ont été élues pour un mandat maximal de cinq ans. Par conséquent, afin de faciliter leur intronisation dans notre belle Mauricie, je propose une un précis de culture régionale qui, je l’espère, saura leur être utile. &lt;br /&gt;Ainsi, madame St-Denis dans Saint-Maurice, oui, vous avez raison de songer sérieusement à l’acquisition d’une automobile, ne serait-ce que pour la distance qui sépare Ottawa de Shawinigan, et Shawinigan de La Tuque. Le paysage est magnifique le long de la rivière Saint-Maurice, surtout en automne, mais en Bixi, ça risquerait d’être un peu long… L’hiver, la route est plus risquée, et comme le territoire est vaste,  je vous suggère, madame St-Denis, d’engager, à vos frais, un chauffeur pour les nombreux déplacements qu’exigera votre nouvelle fonction. &lt;br /&gt;Il est également nécessaire de savoir, madame la nouvelle députée, qu’il existe à Shawinigan deux saisons seulement au lieu des quatre habituelles comme dans le reste du Québec. Je vous explique. Le printemps et l’été débutent officiellement et simultanément à la date même où les roulottes à patates s’installent sur la 5e Rue. Lorsqu’elles disparaissent, quelques mois plus tard, c’est la saison froide. Allez faire un tour. Vous y trouverez un peu de la gastronomie locale comme le hot dog Michigan, pas celui de Montréal ou d’ailleurs.  Le nôtre n’est pas rempli de sauce à spaghetti et le pain rôti (et non pas cuit à la vapeur) est long comme l’avant-bras. Ce mets aussi délicat pour l’estomac que pour l’âme vous rendra aussi heureuse qu’un Corbin dans son canot. Mais qu’est-ce donc un Corbin? On pourrait le décrire comme un canard de compétition considéré ici comme le roi de la rivière. Surveillez-le, il sort au début de septembre… Si vous êtes chanceuse, vous apercevrez aussi le petit Lynch des bois. Deux oiseaux rares qui sont devenus des légendes chez nous.&lt;br /&gt;Pour vous, madame Brosseau, vous faites bien d’apprendre le français au plus sacrant, car ici, dans Berthier-Maskinongé, tous les dossiers qui tomberont entre vos mains ne le seront pas dans la langue de Shakespeare. Vous voilà à la tête d’une circonscription agricole où les commettants s’expriment dans leur Canada, en français. &lt;br /&gt;Ah oui, j’ai bien reçu votre appel téléphonique enregistré où, accompagnée de votre chef, vous m’informiez de votre envie de donner une voix forte aux gens de Bethier-Maskinongé au parlement. Entre nous, je crois vous avez encore chemin à faire pour que votre conte de fées ne tourne pas au cauchemar. À voir la façon dont vous vous êtes esquivée après votre élection, je doute que vous ayez le profil de l’emploi. Pour vous aider, commencez par visionner Babine puis informez-vous sur les enjeux de l’agriculture et du tourisme, les deux forces de votre nouveau royaume. Vous avez peut-être une autre chance, une fois sur le terrain, de faire bonne impression. Je ne vous connais pas, mais si je me fie à ce que j’ai lu sur vous, la vie à Saint-Paulin, Charrette ou Manawan ne doit pas ressembler à votre expérience. J’y pense, attention à la ville de Maskinongé, on dit qu’il s’y cache parfois des terroristes. C’est plutôt normal dans une région où l’on fête le sarrasin! &lt;br /&gt;Est-ce qu’un député du Bloc était plus utile à Ottawa que des poteaux du NPD? Les prochaines années nous le dirons. Que ceci reste entre nous, mais je suis inquiet, car je doute des compétences de nos deux nouvelles députées. Quoi qu’il en soit, elles auront à se relever les manches pour faire leurs preuves, surtout que depuis quelques années, la Mauricie recommence à marcher. Ma région n’a pas besoin qu’on lui fasse de jambettes, mais plutôt qu’on la pousse en avant. En auront-elles la capacité? Poser la question, c’est peut-être y répondre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-8818810675997722030?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/8818810675997722030/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/05/precis-de-culture-mauricienne-pour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8818810675997722030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8818810675997722030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/05/precis-de-culture-mauricienne-pour.html' title='Précis de culture mauricienne pour poteaux néodémocrates'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-JA08PARZfeQ/TchjN6n3OjI/AAAAAAAAAKM/gJZnITM01_Y/s72-c/vague8-533x358.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-5249990096871109908</id><published>2011-05-02T09:43:00.000-07:00</published><updated>2011-05-02T09:45:49.395-07:00</updated><title type='text'>Le petit prince</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-kebatpgxrow/Tb7fn8jiBuI/AAAAAAAAAKE/jE9W_htHZeE/s1600/03kfnnbo.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-kebatpgxrow/Tb7fn8jiBuI/AAAAAAAAAKE/jE9W_htHZeE/s320/03kfnnbo.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5602160863858525922" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est blond, il a les cheveux bouclés et il habite une autre planète. Sa mère était une rose,  et son père n’a jamais réussi qu’à allumer de bien modestes réverbères dans le cœur des Britanniques. Son frère Harry, le renard roux, un tantinet rebelle, semble avoir été apprivoisé. Puis, un jour, le petit prince est tombé amoureux d’une jolie jeune fille rencontrée sur son chemin. « Dessine-moi un mouton…» lui a demandé la brebis. On connaît la suite,  ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants!  Ici, Antoine de Saint-Exupéry se retourne dans sa tombe.&lt;br /&gt;L’amour est aveugle, mais le mariage lui a vite rendu la vue. Comme ce fut le cas de Lady Diana alors que son beau prince s’est peu à peu métamorphosé en un clone de Barbe bleue, tout comme le fut comparé Henri VIII d’Angleterre cinq siècles auparavant. En s’inspirant de l’union du prince Charles et Diana Spencer, Shakespeare aurait eu assez de matériel pour renouveler son Roméo et Juliette ou en faire une tragédie parfaitement moderne. Les histoires de princesse malheureuses sont encore plus intéressantes que celles qui nagent dans le bonheur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis souvent demandé quelle pouvait bien être l’utilité de la monarchie britannique dans le monde actuel. Outre son rôle constitutionnel et religieux, son pouvoir politique a pratiquement été restreint aux forces armées et à la fonction publique depuis la restauration anglaise vers la fin des années 1600. Cependant, les mascarades cérémonielles semblent immuables, et la semaine dernière, en constatant l’engouement suscité par le mariage du prince William avec Kate Middleton, j’ai compris que le peuple n’appartient plus aux rois.  Bien au contraire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis leurs somptueux palais, les souverains se sont transformés au fil du temps et  malgré eux, en souris de laboratoires examinées par l’impitoyable curiosité populaire. Les cobayes royaux constituent une part importante de l’économie du divertissement dont les médias raffolent. Une monarchie comme celle du Royaume-Uni rapporte énormément. Incluez-y une magnifique histoire d’amour avec un mariage grandiose, vous frappez le jackpot ! Les monarques coûtent une petite fortune aux fonds publics, mais les montants que rapporte la couronne sont de cinq fois supérieurs aux dépenses royales subventionnées. Il faut l’avoir vu pour réaliser à quel point le palais de Buckingham attire le tourisme. La cathédrale Saint-Paul qu’on visite bien sûr par intérêt historique, mais avouons-le, surtout pour voir l’endroit où le prince Charles et Lady Di ont échangé leurs vœux de mariage. Les images mythiques de cette union font désormais partie de la culture mondiale contemporaine. Leur récit, toujours très vivant dans le cœur des Hommes, est une source énorme de revenus pour Londres. Malgré le prix faramineux de l’hébergement touristique, la capitale anglaise demeure un véritable aimant à touristes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autour des lieux cultes monarchiques abondent les restaurants, bars et boutiques souvenirs tenus par des commerçants souriants, heureux de leur sort. Grâce à Kate Middleton, leur avenir est prometteur. Comme Diana avant elle, la nouvelle mariée est l’incarnation même d’un personnage de conte de fées. Une ravissante roturière rencontre un prince qui lui ouvre les portes de son château, le rêve de tous les amateurs d’histoires d’amour. Une version de Cendrillon qui prend vie devant nos yeux. La Belle au bois dormant animée d’une vie nouvelle grâce au baiser du prince charmant. Avant William, nul ne connaissait Kate. Aujourd’hui, elle est une vedette. Oui, c’est une belle histoire d’amour, de reconnaissance, d’argent et de réussite pour une jeune fille qui attendait probablement un peu moins de la vie. Kate et William sont du matériel de rêve pour la presse à potins. Le couple fournira de splendides photos à Paris Match, il alimentera les chroniqueurs pour les prochaines décennies, bref il contribuera, à sa façon, à l’industrie du divertissement. Si notre gouverneur général était aussi payant, pas de doute, tous les Canadiens applaudiraient à son passage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien que la monarchie ne soit pas uniquement qu’une entreprise lucrative, les Britanniques doivent tout de même se réjouir de ne pas avoir guillotiné leurs souverains. Ils ont entre les mains un produit culturel inoffensif, qui se vend bien et contribue à la fierté nationale. Personnellement, je préfère le drame historique Richard III de William Shakespeare à la vie du cercle  d’Élizabeth II.  Mais comme on dit, chacun sa tasse de thé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-5249990096871109908?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/5249990096871109908/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/05/le-petit-prince.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5249990096871109908'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5249990096871109908'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/05/le-petit-prince.html' title='Le petit prince'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-kebatpgxrow/Tb7fn8jiBuI/AAAAAAAAAKE/jE9W_htHZeE/s72-c/03kfnnbo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-8355319289154971105</id><published>2011-04-19T15:34:00.000-07:00</published><updated>2011-04-19T15:37:05.317-07:00</updated><title type='text'>Désolé, je n’y arrive pas</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-QmOLuR-wczs/Ta4Ogn-R1gI/AAAAAAAAAJ8/6B-r4p9xC5g/s1600/Rhino-logo.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px; height: 150px;" src="http://4.bp.blogspot.com/-QmOLuR-wczs/Ta4Ogn-R1gI/AAAAAAAAAJ8/6B-r4p9xC5g/s320/Rhino-logo.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5597427340516906498" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Depuis le début de la campagne électorale, je n’arrive pas à m’intéresser aux discours des candidats. Je tends l’oreille, je regarde les nouvelles télévisées, je lis les journaux. Chaque fois, il ne me reste qu’un sentiment de vacuité. Pourtant, de bonnes idées sont émises, les orientations des partis me semblent plus claires que jamais et malgré tout, les enjeux de cette campagne fédérale me laissent indifférents. Pour vous dire franchement, le seul candidat qui attire vraiment mon attention, est Jean-François Mercier, candidat indépendant du PLG (Parti pour la gloire) dans la circonscription de Chambly-Borduas. Son slogan ?  Là c’t’assez tabarnak !  Et s’il avait raison?&lt;br /&gt;Quand Coluche, comédien et humoriste, s’est présenté aux élections présidentielles françaises de 1981, les sondages lui accordaient 16% de la faveur populaire. Dans sa biographie Coluche Adieu,  l’auteur Charles Drangos  le cite lors d’une conférence de presse annonçant sa candidature : « Avant moi, la France était coupée en deux. Avec moi, elle sera pliée en quatre ! » Une autre de ses devises « Coluche, le seul candidat qui n’a pas de raison de mentir ».  Ces slogans étaient peut-être plus subtils que celui de Jean-François Mercier, mais le personnage était la plupart du temps d’une incroyable vulgarité. Ici s’arrête la similitude des deux candidats, puisque le programme électoral de Coluche tenait sur une seule ligne, soit foutre le bordel alors que celui de Jean-François Mercier est plus précis : il suggère la prolongation de l’été indien d’une semaine, ce qui devrait plaire aussi aux autochtones, il propose d’accorder un crédit d’impôt pour la pornographie payantes aux résidants de sa circonscription qui n’ont pas accès à Internet haute vitesse, et des flotteurs seraient installés sur le pont Champlain en prévision de son effondrement prochain. L’esprit satirique du parti Rhinocéros dont le credo lors de son établissement en 1963 était « Ne jamais tenir ses promesses électorales » serait-il en train de renaître sous une autre forme?&lt;br /&gt;La plateforme du parti Rhino incluait, entres autres, de paver la province du Manitoba pour en faire le plus grand stationnement du monde, transférer la dette nationale sur une carte Visa puis la déclarer volée, déclarer la guerre à la Belgique car un personnage de bande dessinée belge, Tintin, a tué un rhinocéros dans un des albums ou encore déverser de la poudre de Kool-Aid dans les chutes Niagara. Des idées farfelues qui ont pourtant accordé la deuxième place à Chatouille le clown (Sonia Côté) en 1980 dans Laurier. &lt;br /&gt;Comment est-il possible que des candidats de partis aux idées absurdes jouissent de la considération d’autant d’électeurs? Parce que, comme moi, il n’arrive pas à croire aux avalanches de promesses. En 1940, Winston Churchill offrait à son peuple la vérité en déclarant dans un discours qu’il n’avait rien d'autre à offrir que du sang, des larmes et de la sueur. La Deuxième guerre était bien amorcée et les années à venir seraient terribles. Churchill a eu le courage de ne pas transformer la réalité pour plaire aux Britanniques. Par les temps qui courent, c’est ce qui nous manque au Canada, la vérité. &lt;br /&gt;Si un candidat avait l’honnêteté d’admettre qu’il ne peut résoudre tous les enjeux complexes d’un Canada partagé dans l’économie et la culture, je crois qu’il aurait davantage la faveur du public. Je suis fatigué d’entendre les chefs répéter que les Canadiennes et les Canadiens veulent ceci ou cela ! Savent-ils réellement de quoi ils parlent? De par leur position hiérarchique peut-être, ils me donnent l’impression d’être absents de la réalité du peuple. Assistés de leurs stratèges politiques, ils gouvernent du haut vers le bas et semblent être gouvernés par les sondages de popularité. &lt;br /&gt;Jeunes, nous voulons changer le monde; vieux, nous voulons changer les jeunes. L’adage pourrait s’appliquer à nos hommes d’État qui se présentent en gestionnaires de l’ordinaire plutôt qu’en visionnaire d’un Canada nouveau. Nous ne choisissons pas des hommes ou des femmes pour leurs idées, mais plutôt pour leur image préfabriquée. Voilà pourquoi, je n’y arrive pas. J’irai voter, bien sûr, mais l’intérêt n’y est pas. Où se procure-t-on une carte de membre du PLG?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-8355319289154971105?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/8355319289154971105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/04/desole-je-ny-arrive-pas.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8355319289154971105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8355319289154971105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/04/desole-je-ny-arrive-pas.html' title='Désolé, je n’y arrive pas'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-QmOLuR-wczs/Ta4Ogn-R1gI/AAAAAAAAAJ8/6B-r4p9xC5g/s72-c/Rhino-logo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-6334608691324884260</id><published>2011-04-04T15:57:00.000-07:00</published><updated>2011-04-04T15:59:44.933-07:00</updated><title type='text'>Chilling at Dorval</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-ABYsLPJMuv0/TZpNJv6iqvI/AAAAAAAAAJ0/dqpmBxsXAWg/s1600/94120-evenements-deroules-aeroport-montreal-trudeau.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-ABYsLPJMuv0/TZpNJv6iqvI/AAAAAAAAAJ0/dqpmBxsXAWg/s320/94120-evenements-deroules-aeroport-montreal-trudeau.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5591866717210061554" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La journée était splendide mercredi dernier alors que j’étais en route vers l’aéroport de Montréal. Chaque fois que je prends la direction de l’aéroP-E-T, je ne peux m’empêcher de ressentir une espèce de nostalgie pour le défunt aéroport de Mirabel, mais aussi bien me taire puisqu’un retour dans le passé serait inutile. Je reviens donc à ce mercredi ensoleillé où j’avais accepté d’aller chercher ma mère et son mari qui rentraient d’un séjour de deux mois en Espagne. J’avais du retard sur mon horaire, mais par contre l’avion qui les ramenait en avait beaucoup plus que moi. J’ai donc lu un peu puis j’ai flâné dans les rares boutiques du «splendide » aéroport avant de me décider à m’asseoir pour prendre un café, bien mauvais soit dit en passant. Puis, j’ai sorti mon cahier de notes…&lt;br /&gt;À côté de moi, une dame d’un certain âge, frêle et bien vêtue, coiffure soignée et petites lunettes de lecture sur le nez, ronflait comme un sonneur. Je l’ai observé furtivement, car elle était franchement drôle à voir. La bouche ouverte, les bras croisés sur son sac à main, ses ronflements ont soudainement cessé. J’ai cru qu’elle venait de mourir lorsqu’ils ont repris de plus belle et avec deux fois plus d’intensité. Trop d’émotion! C’était le moment pour moi de me trouver un coin plus tranquille. &lt;br /&gt;Je venais de poser mes fesses quelques mètres plus loin, lorsqu’un grand monsieur d’une quarantaine d’années s’est littéralement jeté dans les bras d’une petite femme blonde qui venait vers lui. En pleurant tous les deux, ils se sont longuement enlacés avant de prendre du temps pour se regarder yeux dans les yeux, puis s’embrasser. Au milieu de la foule, ils étaient seuls au monde.  Quoiqu’elle puisse paraître stéréotypée, cette scène, bien réelle, m’a ému. Par pudeur, j’ai tourné la tête pour m’étonner du fait que ma ronfleuse n’était déjà plus sur sa chaise!  J’ai eu beau la chercher des yeux, elle était bel et bien disparue! &lt;br /&gt;Tandis que les haut-parleurs de l’aéroport réclamaient madame Jeanne Montier au comptoir d’informations, le hall des arrivées se vidaient des voyageurs nouvellement débarqués jusqu’à ce que le brouhaha s’estompe lentement. Les grandes portes vitrées séparant les visiteurs des carrousels à bagages avaient cessé de s’ouvrir et se refermer à répétition. En ce moment de pseudo silence que seuls interrompaient les appels faits à Jeanne Montier, j’ai pris une grosse gorgée de café… &lt;br /&gt;J’eus à peine le temps d’avaler l’horrible breuvage qu’un nouveau groupe de voyageurs passait les grandes portes et cette partie de l’aéroport se ranima. J’ignore de quel pays ils arrivaient, mais curieusement, la plupart d’entre eux ne semblaient pas attendus et ils se sont dirigés vers le bureau de change. Étonné par ce comportement aussi généralisé, j’ai noté dans mon cahier « voyageurs provenant d’un pays sans guichet automatique ». Il paraît que ça existe encore des lointaines contrées où l’on se promène toujours avec des chèques de voyage. &lt;br /&gt;Toujours en attendant l’atterrissage de l’avion de ma mère, j’ai pu apercevoir également deux caniches en cage, des gens heureux de se retrouver et un gros bonhomme coiffé d’un chapeau de cowboy. Puis, pendant un instant, j’ai été diverti par une prise de bec entre deux femmes, et j’ai souri au passage d’un couple qui traînait d’énormes valises rose nanane. En tendant bien l’oreille, j’ai pu reconnaître certaines langues étrangères. L’arabe, le grec et l’allemand entre autres. Bien que le parler québécois résonnait partout, ce sont nos cousins français qui parlaient haut et fort parce que probablement très heureux de débarquer à Montréal. &lt;br /&gt;Je me suis levé de mon siège inconfortable pour aller refaire un tour dans l’aéroport question de me délier les jambes. Et qui vois-je au comptoir d’informations? Ma ronfleuse qui était sans doute la fameuse Jeanne Montier dont le nom n’avait cessé d’être répété dans tous les haut-parleurs! Ah, il y a des jours, comme ça, où je suis aussi perspicace que Colombo. &lt;br /&gt;Puis, mes voyageurs à moi sont arrivés, fatigués mais heureux. Ils étaient désolés du retard de leur avion. «Mais non voyons, j’ai presque terminé ma chronique pour lundi. En plus, vous êtes à temps pour les sucres, les séries de hockey et les élections! C’est ce qu’on appelle être plutôt en avance, non?!»&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-6334608691324884260?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/6334608691324884260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/04/chilling-at-dorval.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6334608691324884260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6334608691324884260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/04/chilling-at-dorval.html' title='Chilling at Dorval'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-ABYsLPJMuv0/TZpNJv6iqvI/AAAAAAAAAJ0/dqpmBxsXAWg/s72-c/94120-evenements-deroules-aeroport-montreal-trudeau.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-7376338218075592979</id><published>2011-03-07T09:05:00.000-08:00</published><updated>2011-03-07T09:06:33.921-08:00</updated><title type='text'>Petites maudites lettres</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-05qnIg3H9LE/TXUQiXiE3HI/AAAAAAAAAJk/vQ7rajGlA1w/s1600/Photo%2B6.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/-05qnIg3H9LE/TXUQiXiE3HI/AAAAAAAAAJk/vQ7rajGlA1w/s320/Photo%2B6.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5581385495814134898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je le sentais venir depuis des mois et ça y est. Une nouvelle étape de ma vie commence et pour être franc, je n’y croyais pas vraiment. Beaucoup m’en avaient parlé, mais je n’y avais prêté aucune importance. « Tu vas voir, Bryan, ça se déclare assez  rapidement, en quelques semaines parfois». Sceptique, je souriais. La prédiction un peu alarmiste me rappelait quelque prophétie distrayante de Nostradamus.  Mais après des cheveux blancs, voici qu’une autre marque de vieillesse s’est manifestée… j’ai besoin de lunette. &lt;br /&gt;Comme c’est frustrant de ne plus arriver à distinguer clairement les petites maudites lettres qui me narguent au quotidien. Qu’il s’agisse du journal, d’un menu de restaurant, d’une notice technique bref, les caractères s’embrouillent dès que je pose les yeux sur eux. Chaque fois, en tout cas souvent, une brume m’empêche de voir clairement les chiffres et les lettres. J’ai beau éloigner ou rapprocher le texte, rien n’y fait, ça demeure du brouillard. Pour travailler à mon ordinateur, je dois maintenant grossir ma police de caractères à 200 % pour empêcher les phrases de sautiller quand je me relis. Ce matin, j’ai dû emprunter les lunettes de lecture à Anne pour achever mon ouvrage et, oh! toutes les lettres illisibles sont devenues compréhensibles! Je viens de franchir une autre étape du processus de vieillissement.&lt;br /&gt;Comme on dit, un malheur n’arrive jamais seul. J’ai maintenant un problème de style… Quel modèle de lunettes choisir pour me mettre au goût du jour? Opterai-je pour l’extravagance, question d’affirmer ma personnalité ou bien le classicisme avec quelque chose de discret pour que le changement passe plus inaperçu? Durant un bref instant, j’ai eu envie de me la jouer à la Plamondon. Verres noirs, même la nuit, mais fredonnant Sunglasses At Night.  J’ai changé d’idée. À cause du droit d’auteur, non seulement des paroles de la chanson de Corey Hart, mais aussi de l’image sacrée de Luc Plamondon. Et si je m’inspirais de l’Europe avec une dégaine à la Polnareff, ce serait super! Ou quelque chose comme Elton John... Mais non, je blague!&lt;br /&gt;Depuis que j’en suis là, j’observe autour de moi. Pour la première fois de ma vie, je découvre les lunettes. Styles, couleurs, tailles. Des montures, il y en a vraiment de toutes les sortes parmi lesquelles, il me faudra choisir… misère!&lt;br /&gt;Avec les premiers effets du vieillissement vient aussi l’angoisse causée par les changements physiques normaux, mais définitifs. L’impossible retour en arrière. Le temps use aussi les hommes, il les oxyde, les abîme et en vient à bout. « Quarante ans, c’est la vieillesse de la jeunesse, mais cinquante ans, c’est la jeunesse de la vieillesse». Victor Hugo avait raison. D’ici à mon entrée dans le demi-siècle, j’ai encore beaucoup à faire, bien d’autres histoires à vivre, mais toutes mes entreprises seront menées avec des lunettes sur le nez. &lt;br /&gt;L’intimité&lt;br /&gt;J’ai réellement pris conscience cette semaine que j’avais fait état de ma gastro dans ma dernière chronique. En vous livrant ce témoignage, je n’ai pas pensé que j’aurais éventuellement à vous croiser à l’épicerie, dans un restaurant ou simplement dans la rue… Je vous ai vu éclater de rire en m’apercevant ou même vous écarter de moi à la blague. Vous avez été charmants et drôles.  Partager des anecdotes avec vous et recueillir vos réflexions me fait du bien. On dirait que toute la Mauricie se transforme parfois en une gigantesque famille où on se taquine et on rit. Vraiment, j’aime cet échange avec vous. Bon, de temps en temps Anne préfère ne pas m’accompagner dans mes sorties, mais je trouve très plaisant de rencontrer les lecteurs assidus de ma chronique du lundi. Merci d’échanger avec moi, cela me touche énormément. Et merci de me lire, même lorsqu’il s’agit de mes intestins. &lt;br /&gt;Les sucres&lt;br /&gt;Mon maître sucrier a parlé. Selon lui, les érables couleront tard cette année à cause du cycle lunaire. Monsieur Bellemare prévoit les premières récoltes vers la fin du mois de mars. Pour ceux d’entre vous qui douteraient de ses prédictions, je vous rappelle que je suis l’apprenti de l’arrière-petit-fils du célèbre Ti-cul sucré qui à l’âge de cinq ans tomba assis dans une marmite bouillante de sirop d’érable. Depuis ce jour, les érables obéissent à la volonté des Bellemare.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-7376338218075592979?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/7376338218075592979/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/03/petites-maudites-lettres.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/7376338218075592979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/7376338218075592979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/03/petites-maudites-lettres.html' title='Petites maudites lettres'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-05qnIg3H9LE/TXUQiXiE3HI/AAAAAAAAAJk/vQ7rajGlA1w/s72-c/Photo%2B6.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-4798602632088772009</id><published>2011-03-01T11:21:00.000-08:00</published><updated>2011-03-01T11:23:25.041-08:00</updated><title type='text'>La route infernale...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/-JbcxVlcZp5s/TW1HkcIyiLI/AAAAAAAAAJc/348ZAi0UY_U/s1600/Batman-et-Robin-Gastro-Ent%25C3%25A9rite-Oh-non-Batman-Je-me-suis-echappe-virtu-oz-virtuoz.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 256px;" src="http://3.bp.blogspot.com/-JbcxVlcZp5s/TW1HkcIyiLI/AAAAAAAAAJc/348ZAi0UY_U/s320/Batman-et-Robin-Gastro-Ent%25C3%25A9rite-Oh-non-Batman-Je-me-suis-echappe-virtu-oz-virtuoz.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579194204735834290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je roulais paisiblement à travers la réserve faunique La Vérandrye quand mon ventre s’est soudainement mis à gargouiller. Ce n’était pas la faim. Je venais de prendre un copieux déjeuner en prévision de la longue journée de voiture que j’avais à faire. «Mes œufs ont un peu de mal à passer» me suis-je dit en haussant les épaules. Quelques dizaines de kilomètres plus loin, des sons encore plus étranges que les premiers se sont manifestés, ainsi que le souvenir de Hamlet: il y avait quelque chose de pourri, et pas qu’au royaume du Danemark! C’était assurément l’indice d’une indigestion qui se confirmait progressivement. La minute d’après, des sueurs et des étourdissements m’obligèrent à me ranger sur l’accotement de la 117 pour célébrer le festival de l’estomac à l’envers. Heureusement qu’il n’y avait d’orignaux pour m’entendre les «caller» avec autant de vigueur, car ils seraient tous venus applaudir mon imitation.  &lt;br /&gt;Une fois rendu le petit-déjeuner, je me sentais d’attaque pour reprendre le volant jusqu’à ma Mauricie chérie. Parti de Val d’Or un peu plus tôt, il me restait un bon cinq cents kilomètres à rouler avant d’arriver chez moi et j’étais prêt à les franchir. &lt;br /&gt;Grands Remous. Je téléphone à Anne pour prendre de ses nouvelles et tant qu’à faire lui donner des miennes. En raccrochant après lui avoir raconté ma mésaventure, voilà que je me sens de nouveau mal. Mon ventre émettait encore des drôles de bruits. À Lac-Saguay où j’ai dû effectuer d’urgence un déversement toxique, j’ai compris que je n’avais pas affaire à une banale indigestion, mais bien à la puissante gastro-entérite! J’ai regardé l’heure sur ma montre. Mon temps était compté. Bientôt je ne pourrais plus conduire à cause de la faiblesse qui me gagnait. &lt;br /&gt;Je voulais tellement arriver à la maison avant de vivre le plus pénible, mais le sort en a décidé autrement… À Mont-Tremblant, j’étais en sueurs, passé Sainte-Agathe-des-Monts je grelottais, et à Saint-Sauveur (nom de prédilection !), je n’avais pas le choix, ce fut l’arrêt obligatoire. En me traînant comme un zombie de contes vaudou, je suis entré dans une pharmacie en implorant de l’aide. Cinq minutes plus tard, les médicaments en poche, je me suis rendu laborieusement au premier hôtel pour m’évanouir dans un lit. De mémoire d’homme, les heures suivantes furent les plus atroces de toute la grande histoire de l’humanité. Comment ai-je fait pour survivre? Franchement, je ne vois qu’une réponse, c’est parce que je suis un… surhomme. Voilà tout. Un genre d’hybride entre Superman et Obélix. &lt;br /&gt;Seul au bout du monde, j’ai affronté la gastro-entérite dans un corps à corps digne d’Hercule bravant l’Hydre de Lerne. La soif, la fatigue et la fièvre se sont acharnées sur moi telles les trois déesses infernales Mégère, Tisiphone et Alecto. Elles m’ont lacéré le corps de leur fouet avec l’espoir de me briser aussi le moral,  mais mon âme en acier trempé a su tenir le coup et j’ai souffert comme un martyr en croix. À quatre heures le lendemain matin, dix heures s’étant écoulées depuis le début de l’infernal combat, j’ai eu droit à du répit, et j’en ai profité pour prendre une douche. Retrouvant un second souffle et décidé à vaincre mon mal une fois pour toutes, je suis retourné me coucher. Cinq heures plus tard, ça y était, la bête roulait dans son propre sang et je reprenais la route, victorieux, mais trimbalant les séquelles physiques d’une joute titanesque. Encore maintenant, je suis courbaturé, mais ma douleur ne sera pas inutile. Pour les générations futures, je devais raconter cette grande histoire de courage et de ténacité. Je vous en prie, n’écrivez pas dans le courrier du lecteur pour me féliciter, car c’est en toute modestie que je vous ai raconté mon éclatante victoire. &lt;br /&gt;Chaque fois que je prendrai la route de l’Abitibi, je repenserai à ce voyage éprouvant où j’ai bien failli y laisser ma peau. Même s’il est peu probable qu’une deuxième invasion aussi sournoise de gastro-entérite survienne dans le parc de La Vérandrye, je me tiendrai prêt avec tout le nécessaire d’hydratation, électrolytes et d’antidiarrhéiques. Et puis, à bien y penser, je n’irai plus en Abitibi. Vaut mieux prévenir que guérir…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-4798602632088772009?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/4798602632088772009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/03/la-route-infernale.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4798602632088772009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4798602632088772009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/03/la-route-infernale.html' title='La route infernale...'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-JbcxVlcZp5s/TW1HkcIyiLI/AAAAAAAAAJc/348ZAi0UY_U/s72-c/Batman-et-Robin-Gastro-Ent%25C3%25A9rite-Oh-non-Batman-Je-me-suis-echappe-virtu-oz-virtuoz.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-6072360601168256722</id><published>2011-02-21T14:22:00.000-08:00</published><updated>2011-02-21T14:24:17.139-08:00</updated><title type='text'>Ils sont fous, une fois!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-RAYtDQ-1wbQ/TWLmAfp8uKI/AAAAAAAAAJU/oomeLXiw37Y/s1600/bart-de-wever-di-rupo-fin-des-moules-frites.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 233px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-RAYtDQ-1wbQ/TWLmAfp8uKI/AAAAAAAAAJU/oomeLXiw37Y/s320/bart-de-wever-di-rupo-fin-des-moules-frites.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5576272184809928866" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le grand réveil de la Tunisie, le monde arabe s’agite, il est en feu. On dirait que les dictateurs s’apprêtent à tomber comme des mouches et l’actualité a de quoi se nourrir abondamment. Mais alors que l’Iran s’embrase, et que le colonel autoproclamé de la Libye, Mouammar Kadhafi peut craindre pour son règne, la Belgique vit aussi des heures politiques sombres. Sept mois sans gouvernement, c’est long. Le peuple en a assez. Et de quelle manière les Belges le démontrent-ils? Eh bien, fidèles à eux-mêmes, ils réagissent comme des Belges! &lt;br /&gt;Le Royaume de la Belgique vient de passer le cap des deux cent cinquante jours sans gouvernement, un record du monde que détenait auparavant l’Irak. La Belgique donc, un tout petit pays que se partagent environ dix millions d’habitants. Trois communautés, française, flamande et germanophone. Trois régions administratives, wallonne, flamande et bruxelloise, et enfin, trois langues officielles : le néerlandais, l’allemand et le français, majoritaire dans la région de Bruxelles-Capitale. En gros, des décennies de négociations, de patience et de compromis se retrouvent aujourd’hui dans un cul-de-sac politique. Ailleurs dans le monde, la situation aurait été catastrophique, mais on a l’impression qu’en Belgique, ce n’est pas si grave. Malgré le climat politique tendu, les Belges ont su conserver un sens de l’humour étonnant et l’autodérision fait partie du produit national brut du plat pays.&lt;br /&gt;L’acteur de renommée Benoît Poelvoorde (Podium et C’est arrivé près de chez vous) invite les Belges à ne plus se raser la barbe tant que le pays est sans gouvernement. La sénatrice flamande Marleen Temmerman, elle, lance à ses concitoyennes l’idée d’entreprendre une grève du sexe pour presser les parlementaires, majoritairement masculins, à mettre fin à leurs divergences idéologiques et politiques. Avouez, c’est plus sympathique que mettre à feu et à sang une capitale. Et voilà que vient de naître un troisième concept issu tout droit de l’esprit révolutionnaire belge: la révolution des frites! Organisé par plusieurs associations étudiantes et artistes, les mouvements de protestation manifestent en organisant dans différentes villes, des dégustations de frites et de bières et ce, dans le but de démontrer l’unité possible entre francophones et flamands. Un peu d’humour n’a jamais fait de mal à personne, surtout trempé de sauce mayonnaise!&lt;br /&gt;La capitale de l’Union européenne est sans gouvernement, mais fonctionne malgré tout. Voici la preuve qu’avec une bureaucratie structurée et des fonctionnaires bien rodés, ça peut rouler! &lt;br /&gt;À la mort de Baudouin, cinquième roi des Belges, en 1993, le journal satirique français Charlie Hebdo avait titré : Le roi des cons est morts. Si les Belges avaient été des Russes, ils auraient exigé des excuses à la pointe du fusil. Américains? Ils auraient boycotté les produits français jusqu’à ce que les fautifs rampent à genoux en demandant pardon. Mais non, les Belges se sont indignés, puis sont passés à autre chose. &lt;br /&gt;Je pense que les individus les plus étonnants de la planète sont Belges. Comme Philippe Geluck, l’auteur de la bande dessinée Le Chat, que Anne adore.  Moi, je suis plutôt Raymond Devos, l’humoriste. Deux artistes incomparables dans leur genre, mais surtout dans leur humour. Prenez aussi Noël Godin, surnommé Le Gloupier, l’entarteur le plus connu au monde dont un de ses ouvrages s’intitule délicieusement Crème et châtiment : mémoire d’un entarteur. Et puis il y a des artistes comme Franquin, le créateur de Gaston Lagaffe, Hergé, père de Tintin, Amélie Nothomb une romancière exceptionnelle, et le truculent Jean-Claude Van Damme avec ses citations du genre : " J'adore les cacahuètes. Tu bois une bière et tu en as marre du goût. Alors, tu manges des cacahuètes. Les cacahuètes c'est doux et salé, fort et tendre, comme une femme. Manger des cacahuètes, it's a really strong feeling. Et après tu as de nouveau envie de boire de la bière. Les cacahuètes c'est le mouvement perpétuel à la portée de l'homme ".&lt;br /&gt;Si les cacahuètes sont comparables au mouvement perpétuel, la frite peut bien avoir sa révolution ou je ne sais quoi! La planète entière peut bien s’embraser, la Belgique demeura à jamais le pays le plus surréaliste du monde.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-6072360601168256722?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/6072360601168256722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/02/ils-sont-fous-une-fois.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6072360601168256722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6072360601168256722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/02/ils-sont-fous-une-fois.html' title='Ils sont fous, une fois!'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-RAYtDQ-1wbQ/TWLmAfp8uKI/AAAAAAAAAJU/oomeLXiw37Y/s72-c/bart-de-wever-di-rupo-fin-des-moules-frites.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-5495114217592046571</id><published>2011-02-14T13:39:00.000-08:00</published><updated>2011-02-14T13:40:17.055-08:00</updated><title type='text'>Bande de quétaines</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/-YXp0Y2bL7S0/TVmhOMsCvAI/AAAAAAAAAJM/ToiEWISUjtg/s1600/moule-en-papier-st-valentin.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/-YXp0Y2bL7S0/TVmhOMsCvAI/AAAAAAAAAJM/ToiEWISUjtg/s320/moule-en-papier-st-valentin.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5573663279143894018" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons honnêtes, au fond, la Saint-Valentin est une fête quétaine et inutile. Les gars se sentent obligés d’offrir à leur blonde des chocolats, des fleurs, ou de les inviter au restaurant tout en feignant l’enthousiasme dans le devoir. Madame, ou la petite amie, se conforme aux règles en se doutant bien qu’en cette date consacrée, son homme s’exécute surtout par principe. Elle s’extasie devant le bouquet de roses, puis se fait belle pour la soirée au resto. Repas agréable, un peu de vin, pas plus, parce qu’il faut prendre le volant après, l’addition est réglée et à l’année prochaine! À la fin de leur journée de travail, le restaurateur est heureux, le chocolatier jubile et le fleuriste a enfin augmenté un peu son chiffre d’affaires, vive la fête des amoureux! &lt;br /&gt;J’ai longtemps eu cette conception de la Saint-Valentin, c’est-à-dire une pure invention commerciale pour stimuler les ventes ralenties par les excès des fêtes de fin d’année. Je n’avais peut-être pas tout à fait tort, mais avec le temps, le sens même de l’amour a pris le dessus. Plus ça va, moins il y a de place dans mon esprit pour la conspiration capitaliste du 14 février. Remarquez, Cupidon ne m’intéresse pas plus que le bonhomme Carnaval, mais aujourd’hui la Saint-Valentin me porte à la réflexion. Et si cette journée spéciale, inscrite officiellement au calendrier, était nécessaire pour témoigner de notre amour?&lt;br /&gt;Grosso modo, une fois les phéromones calmées, quelle force attractive reste-t-il entre deux individus? Pourquoi ce désir de vivre à deux? Vivre seul n’est-il pas plus simple? Imaginez, mesdames, jamais de poils de barbe dans le lavabo et un siège de toilette toujours rabaissé. Pour vous, messieurs, au moins une tablette entière pour ranger vos affaires dans la pharmacie de la salle de bain et du hockey à satiété. Quelqu’un a déjà écrit que les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, et ça se voit. Malgré tout, nous persistons dans notre volonté de vivre à deux… &lt;br /&gt;D’après moi, les êtres humains ne supportent pas la solitude, car ils existent avant tout dans le regard des autres. Excepté pour les misanthropes qui supportent difficilement ses semblables, le besoin de se sentir accompagnés devient primordial pour donner une signification à sa vie.  Partager son quotidien avec un partenaire, extraordinaire ou imparfait, demeure la meilleure façon de vivre. Comme on dit, qui ne risque rien n’a rien. &lt;br /&gt;Les petits cœurs rouges et les cupidons un peu partout, les boîtes de chocolats et les fleurs, c’est quétaine. Comme le sucre à la crème, c’est bon, mais si on exagère, ça écœure. Beaucoup de fêtes populaires regorgent de ce caractère de trop bons sentiments. Prenez Noël, tout le monde est content de décorer son sapin, mais en janvier, il est temps de passer à autre chose. Ce sera la même chose pour les lapins de Pâques, les drapeaux de la Saint-Jean, puis les citrouilles de l’Halloween. Chacune de ses fêtes exerce une fonction sociale précise transcendant son côté commercial parfois agaçant. Ce sont de petits rituels de passage nécessaire à l’homme afin de ponctuer le cycle des saisons, afin de baliser son quotidien. &lt;br /&gt;Les êtres humains fêtent le retour de l’espoir et de la lumière à Noël, l’amour à la Saint-Valentin, le retour de la vie à Pâques, sa fierté et son identité à la Saint-Jean puis… le souvenir de ses disparus à la Toussaint. Après tout, dans l’univers hostile dans lequel nous évoluons, il est normal que nous ayons des points de repère qui soient festifs. Moi-même, j’en ai grandement besoin. Parfois, j’ai l’impression d’être une petite créature apeurée cherchant à fuir les ténèbres, dépendantes affectivement de mes semblables, trop souvent angoissées par le cycle de la vie, et clamant haut et fort son existence en attendant que le ciel lui tombe sur la tête. Et par-dessus tout, un peu kitsch en plus. Voyez, je le revendique et l’assume. Oui, je le dis, j’aime les citrouilles, les boules de Noël et les gros cœurs rouges. &lt;br /&gt;Vous êtes une bien belle bande de quétaines et j’en fais partie. Allez, je vous souhaite d’être inondés de roses et de chocolat, mais surtout d’une bonne dose d’amour et d’attention. Une fois par année ne fait pas de mal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-5495114217592046571?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/5495114217592046571/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/02/bande-de-quetaines.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5495114217592046571'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5495114217592046571'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/02/bande-de-quetaines.html' title='Bande de quétaines'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-YXp0Y2bL7S0/TVmhOMsCvAI/AAAAAAAAAJM/ToiEWISUjtg/s72-c/moule-en-papier-st-valentin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-2030950444098946943</id><published>2011-02-07T14:37:00.000-08:00</published><updated>2011-02-07T14:40:00.133-08:00</updated><title type='text'>Le match</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TVB0oYcpBDI/AAAAAAAAAJE/CIvt1kr3aU4/s1600/tennis%252Bballs.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 182px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TVB0oYcpBDI/AAAAAAAAAJE/CIvt1kr3aU4/s320/tennis%252Bballs.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5571080976163472434" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l’avez déjà peut-être remarqué, il arrive que mes chroniques ne fassent pas l’unanimité. Une fois de temps en temps, un lecteur réagit à mon opinion dans les pages du Nouvelliste et lorsqu’il y a échange d’idée, de point de vue, cela me plaît beaucoup et parfois, ça m’amuse.  Même chose quand je reçois des commentaires par courriels. Par contre, c’est généralement ce moyen qu’utilisent les cyniques pour réagir. Ça ne fait rien, ceux-là ne sont pas légion et je ne perds pas mon temps à répondre aux petits boucs qui s’agitent les cornes comme moyen d’attaque. Les esprits acerbes, je les laisse paître pour répondre à ceux qui sont capables de s’exprimer sans mépris. Bref, je reçois surtout des commentaires intéressants, plaisants même et, à l’occasion, il y a des mots me touchent plus que d’autres. Comme celui de René. &lt;br /&gt;René n’est pas son vrai nom. Par souci de confidentialité, j’utilise un pseudonyme. La semaine passée, j’ai reçu un courriel de René qui réagissait à ma chronique sur la nécrologie: « Salut Bryan! Moi, la mort, je la combats. Je souffre de leucémie. Parfois, je regarde les gens "normaux" et j'ai l'impression qu'ils me regardent et pensent que je suis déjà mort. Et je regarde ces photos dans les rubriques de nécrologie, qui sont en général très laides. Et j'ai de la difficulté à imaginer qu'il y a toute une vie derrière elles. Tout comme j'imagine à quoi penseront ces lecteurs lorsqu'ils verront ma photo. Une photo parmi tant d'autres alors que c'est toute une vie qui s'écroule...» &lt;br /&gt;Salut René. Ton message m’a beaucoup ému, et honnêtement, je cherche les mots pour te répondre. Dois-je te dire de garder espoir… et si je t’encourageais à trouver la paix avant ton départ? Je ne sais pas. En vérité, René, si j’ai décidé de te répondre publiquement c’est pour que ton petit mot ne soit pas oublié, qu’il demeure à jamais dans les archives de journaux et qu’il reste un bout de temps dans la tête des lecteurs.&lt;br /&gt;René, je ne sais pas si ce sont les bons mots pour le dire, mais j’espère de tout cœur qu’au bout du compte, tes choix te rendent heureux. J’ai vu sur ton profil Facebook que ton fils était un athlète plein de potentiel et dont tu sembles être très fier. Consacre-lui du temps. Selon moi, le véritable sens de la vie repose dans les actions que nous menons pour les autres. Sois le père qu’un fils mérite. Tous n’y parviennent pas… et que ta photo, publiée dans un avenir le plus lointain possible, témoigne de l’amour d’un homme pour son fils. &lt;br /&gt;Tu sais René, j’ai eu des grands-parents maternels qui ont marqué mon enfance. Chaque année depuis leur décès, je vais leur acheter des fleurs pour leurs pierres tombales. Ces deux personnes exceptionnelles pour moi ont eu une vie modeste. Ni l’un ni l’autre n’ont accompli de gestes extraordinaires pour l’humanité,  mais ils ont su m’enseigner ce qu’était la tendresse, l’amour, l’abnégation et la générosité.  Tous les deux ont été des modèles de stabilité et de bonheur. Mon grand-père Raoul était un homme rieur, un fabuleux raconteur d’histoires invraisemblables. Gracia, elle, était une femme attentionnée qui pensait toujours à m’acheter mes Pif Gadgets. C’est aussi avec elle que je jouais à Marine Boy. Tu vois, une fois leur vie terminée, les disparus continuent à vivre dans le souvenir de leurs proches. De notre vivant, et jusqu’à la fin, c’est sur ces souvenirs qu’il faut se réaliser… Le reste n’a pas beaucoup d’importance. &lt;br /&gt;René, je t’écris en espérant que mes mots aient pu te rejoindre. La vie me fait penser à un match de tennis. On ne connait pas le vainqueur avant que la dernière balle ne soit jouée. Ta tâche consiste à te concentrer sur le court et être déterminé à renvoyer les balles.  Ne baisse pas les bras avant la dernière manche et quel que soit le dénouement du match, tu n’auras jamais été perdant. Ton adversaire est puissant, et tous applaudiront ta performance qui restera dans les mémoires. Ton fils se souviendra de toi comme d’un modèle fort. &lt;br /&gt;J’ai confiance dans la vie et je parie sur toi pour remporter le match.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-2030950444098946943?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/2030950444098946943/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/02/le-match.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2030950444098946943'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2030950444098946943'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/02/le-match.html' title='Le match'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TVB0oYcpBDI/AAAAAAAAAJE/CIvt1kr3aU4/s72-c/tennis%252Bballs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-1579324967014309979</id><published>2011-02-02T08:18:00.000-08:00</published><updated>2011-02-02T08:21:11.674-08:00</updated><title type='text'>L’infinie platitude de la 20</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TUmEXxVa7dI/AAAAAAAAAI8/UqQqCqHZgRY/s1600/50948.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 213px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TUmEXxVa7dI/AAAAAAAAAI8/UqQqCqHZgRY/s320/50948.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5569127958135369170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J’ai fait pas mal de route cette semaine et comme d’habitude lorsque je planifie mes déplacements, j’essaie autant que possible d’éviter l’autoroute 20 entre Montréal et Québec. Pas toujours facile. Quand je n’ai pas le choix de suivre cet itinéraire, je dois me raisonner pour prendre mon mal en patience jusqu’à la sortie prévue. Il en est autrement sur l’autoroute 40 où je file toujours avec un sentiment de sécurité se rapprochant même de l’agrément. Sur la 20, entre Montréal et Québec, j’ai souvent l’impression de partager la route avec des fous. Mais il y a autre chose.&lt;br /&gt;Le Madrid. Aussi hétéroclite qu’énigmatique, le restaurant-hôtel-dépanneur fait penser, avec ses dinosaures et ses camions géants, à un manoir de certains films de séries B qui aurait subsisté grâce à une brèche dans le temps. Le Madrid exerce sur moi une fascination qui dépasse toute explication parce que le « concept » n’a pas de sens. Aux alentours de la 20, absolument rien n’évoque ni de près ni de loin l’Espagne, et le restaurant porte le nom de sa capitale. À l’édifice ont été ajoutées deux tourelles dont le but est sans doute d’attribuer à la bâtisse une allure de château moyenâgeux. Elles ont l’air sorti tout droit d’un fantasme de Don Quichotte. Et ces créatures géantes en plastique et ces Bigfoot qui, encore une fois, ne cadrent pas dans le décor. Par ailleurs, je vous l’ai déjà dit, c’est aussi  là qu’à l’occasion Normand L’Amour vend ses CD de chansons « inspirées par le Seigneur ». Non mais avouez que seule l’idée de rencontrer cet artiste inclassable dans un lieu improbable à côté d’une autoroute où les poids lourds sont rois provoque une sensation d’angoisse. Le Madrid… On aperçoit de loin sa gigantesque enseigne lumineuse : WE – SPEAK –ENGLISH – DIESEL –POULET – POUTINE. Même dans un film de Quentin Tarantino, on n’y croirait pas. &lt;br /&gt;Par contre, j’aime la 20 entre Lévis et Rivière-du-Loup. Que de magnifiques paysages où le fleuve, omniprésent, se joint au voyage. L’île d’Orléans et de l’autre côté, au loin, les montagnes de Charlevoix. Pour récupérer, le conducteur fatigué a le choix de magnifiques villages… Kamouraska, St-Jean-Port-Joli etc. Dans l’est, la 20 est paisible et inspire à la détente. Entre Montréal et Québec, elle est un véritable calvaire. &lt;br /&gt;D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi, mais entre le tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine à Montréal et le Pont Pierre-Laporte à Québec, j’ai l’impression que tout le monde devient fou. C’est quasiment impossible de rouler à 100 km/h et ce, même lorsque la route est enneigée… Comme si la vitesse minimale était passée de façon implicite à 120 km/h pour ce tronçon. Je me fais dépasser régulièrement par des têtes brulées qui se croient probablement sur le circuit Gilles-Villeneuve. Bien sûr, certains conducteurs de poids lourds respectent la limite de vitesse, mais les délinquants sont majoritaires et ne manquent pas de se doubler les uns les autres comme s’il s’agissait d’un jeu. Et je ne parle même des trains routiers chargés quand il vente... La nuit, on dirait que c’est pire. Moi, si j’étais patrouilleur à la Sûreté du Québec, je ferais mon quota (si quota il y a)de contraventions en plantant mon radar quelque part sur la 20. En dix minutes, mon pourcentage serait atteint pour la semaine. Le gouvernement pourrait aller chercher une montagne d’argent sur cette autoroute où la plupart s’en donne à cœur joie en s’imaginant être en Porsche sur une autoroute allemande où la limite de vitesse est inexistante. &lt;br /&gt;Sur la 20, entre Montréal et Québec, beaucoup conduisent comme des maniaques. Probablement parce que le trajet est ennuyant. Il n’y a rien à voir entre la Métropole et la Capitale. Rien, sauf le Madrid. Tiens, parlant de Madrid, je connais des gens de la Mauricie qui sont en Espagne pour les deux prochains mois et qui lisent le Nouvelliste sur l’Internet. Je leur souhaite un bon séjour et, si ça leur chante, j’aimerais qu’ils enquêtent un peu sur l’existence des dinosaures et des Bigfoot dans la cité royale, puisque je cherche ardemment à comprendre ce grand mystère de la 20.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-1579324967014309979?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/1579324967014309979/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/02/linfinie-platitude-de-la-20.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1579324967014309979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1579324967014309979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/02/linfinie-platitude-de-la-20.html' title='L’infinie platitude de la 20'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TUmEXxVa7dI/AAAAAAAAAI8/UqQqCqHZgRY/s72-c/50948.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-2380675293731173623</id><published>2011-01-26T18:04:00.001-08:00</published><updated>2011-01-26T18:06:10.084-08:00</updated><title type='text'>La nécrologie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TUDS-u3Lu5I/AAAAAAAAAIw/D4nXGwVF7V8/s1600/necrologie.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 300px; height: 200px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TUDS-u3Lu5I/AAAAAAAAAIw/D4nXGwVF7V8/s320/necrologie.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5566681114603142034" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Comme plusieurs d’entre vous, je lis le Nouvelliste presque tous les jours. Je regarde les titres, m’attarde sur les sujets qui m’intéressent le plus et inévitablement, j’arrive à la section de la nécrologie. Je prends une gorgée de café, pose ma tasse, puis je plonge quelques instants mon regard sur les photos des défunts. Il est rare que j’aperçoive un visage qui me soit familier, mais je prends quand même le temps malgré d’observer tous ceux qui ont fait le grand saut. Je salue intérieurement les champions qui ont passé la barre des quatre-vingt-dix ans tout en espérant atteindre moi aussi ce club sélect. &lt;br /&gt;La mort m’inquiète et me fascine parce qu’elle est inévitable. Quel que soit le statut social, tout le monde y passe, les pauvres comme les riches. L’Ankou, comme on l’appelle parfois en Bretagne, ne fait de cadeau à personne. Dans un vieux film de Ingmar Bergman, Le septième sceau, un chevalier gagne du temps en défiant la mort dans une partie d’échec afin de découvrir les réponses à ses questions.  Je n’ai pas besoin de vous dire qui, au final, est le vainqueur… Par ailleurs, les Monty Python, un célèbre groupe d’humoristes britanniques des années soixante-dix a également abordé le même thème dans un film intitulé justement Le sens de la vie. Le film, moins intellectuel et plus caustique que celui de Bergman, confronte le spectateur à des sketchs choquants, bouleversants, mais sans toutefois prétendre aux révélations mystiques. Cependant, l’œuvre de ces génies de l’humour noir a profondément marqué mon adolescence et elle continue de me fasciner. &lt;br /&gt;Enfin, chaque fois, la nécrologie du Nouvelliste me ramène « la » question. Ces disparus ont-ils vécu comme ils le désiraient. Bref, ont-ils réalisé leurs rêves? Certains étaient peut-être de grands voyageurs, d’autres d’irréductibles casaniers,  parmi eux se trouvaient certainement des modèles de bonté, de grands-pères fabuleux, des cousins malades, etc. Je regarde les visages, et je vois essentiellement la lumière de la vie dans des yeux qui me sont, pour la plupart, inconnus. À tous coups, cela me renvoie à mon propre destin et à ce que je veux accomplir avant de fermer les yeux de manière définitive. J’ai l’impression d’entendre ces gens me conseiller de ne pas perdre du temps précieux. Je dois vivre pleinement, malgré les remords, ou les chagrins.  &lt;br /&gt;Une histoire de la tradition juive parle d’un saltimbanque conteur, Yacoub, un homme serein, se contentant de petits riens. Les passants qui s’arrêtaient pour l’écouter ne le faisaient que momentanément. Mais le bon Yacoub, pensant pouvoir changer un peu le monde avec ses contes, racontait inlassablement ses histoires devant de misérables auditoires. Un jour, un enfant demanda au conteur la raison de son entêtement puisque que, visiblement, personne ne l’écoutait. Yacoub lui dit qu’autrefois, il s’exprimait  pour changer le monde, mais s’il continuait aujourd’hui c’était afin que le monde, lui, ne le change pas. Même si ses contes n’avaient que peu d’influence autour de lui, Yacoub avait trouvé une activité qui donnait un sens à sa vie. L’enfant devint adulte et cherchant sa raison d’être dans le monde, il pensa au saltimbanque et se mit à conter aussi des histoires. Sauf que les siennes parvinrent à changer le monde… &lt;br /&gt;Je pense que tous les individus ont un rôle à jouer au cours de leur vie. Leur existence, aussi petite ou ordinaire puisse-t-elle avoir été, aura peut-être servie d’inspiration à aux plus grands d’entre nous et à d’autres qui émergeront dans le futur. Devant tous ces visages dans les pages de la nécrologie, je regarde le passé, mais je pense aussi à l’avenir.  &lt;br /&gt;Jean Du Berger, un éminent ethnologue québécois que je compare au Maurice Richard de sa profession m’a un jour entretenu sur le pouvoir et la puissance de la parole. C’est grâce à l’expérience de nos ancêtres, à leur façon de comprendre le monde et à leur aptitude à le communiquer que nous évoluons ici, vous et moi, dans un univers cohérent. Notre réalité est la somme de tous les efforts mis en œuvre avant nous. Notre tâche est aussi de préparer celle des générations qui suivront.&lt;br /&gt;Vous savez maintenant ce qui me vient à l’esprit quand je tombe sur la nécrologie, un jour, je vous confierai ce que suscitent en moi les pages sportives! Pas facile…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-2380675293731173623?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/2380675293731173623/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/01/la-necrologie.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2380675293731173623'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2380675293731173623'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/01/la-necrologie.html' title='La nécrologie'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TUDS-u3Lu5I/AAAAAAAAAIw/D4nXGwVF7V8/s72-c/necrologie.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-2560896344332770992</id><published>2011-01-18T06:51:00.000-08:00</published><updated>2011-01-18T06:53:22.706-08:00</updated><title type='text'>Le peuple est un lion endormi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TTWpO2kSqUI/AAAAAAAAAIo/SqWSwAeIoiY/s1600/lion-blanc.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 213px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TTWpO2kSqUI/AAAAAAAAAIo/SqWSwAeIoiY/s320/lion-blanc.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5563538987317111106" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce proverbe tiré de la sagesse africaine veut que nous nous méfiions de  l’inertie apparente du peuple, car le jour où il se réveillera, les conséquences risquent d’être pénibles. Nous en avons un aperçu avec ce qui se passe en Tunisie. La population, coincée entre la dictature et un islamisme radical, a décidé qu’elle en avait assez et qu’il était temps d’agir. D’une même voix, les Tunisiens ont hurlé leur mécontentement et sont passés aux actes. La direction d’un pays n’est pas l’affaire d’un seul homme et de sa famille, ou d’une religion et de ses dogmes. Pourquoi cette nation parvient-elle à une révolution alors que d’autres à travers le monde et au cours des siècles échouent? Parce que, les hommes et les femmes de ce petit pays d’Afrique du Nord étaient prêts à tout pour gagner. &lt;br /&gt;De 1988 à 1992, j’étais étudiant à l’Université du Québec à Montréal. Deux de mes sessions furent menacées à l’époque  par des grèves répétées contre le gouvernement qui avait décidé d’augmenter les frais de scolarité. Malgré les manifestations, et les menaces incessantes des leaders étudiants d’en appeler à une désorganisation de la société en recourant à une désertion des cours, nous sommes finalement retournés en classe sans grande conséquence. Les professeurs avaient arrangé les notes pour sauver la session. Le projet de la fameuse hausse des frais de scolarité s’est concrétisé l’année suivante.  Les jeunes manifestants de l’année précédente n’étaient pas véritablement prêts à perdre une année scolaire. Les protestations avaient été du bluff de leur part et les politiciens de l’époque le savaient très bien. Les Québécois ont des grandes gueules. Ils rugissent, mais leurs dents sont élimées. Pour vaincre, il faut être prêts à mordre et à subir les coups de l’adversaire. Les Tunisiens étaient prêts à tout sacrifier pour l’atteinte de leur idéal, mes potes de l’UQAM, beaucoup moins.  &lt;br /&gt;Pourquoi les révolutions sont-elles tranquilles au Québec? Félix Leclerc a une bonne réponse à cette question dans le Chant d’un Patriote : «Je suis seul de mon équipage : les gens d’ici sont peu violents. Parce qu’ils ont viande sous la dent, et ventre plein n’a pas de rage». Nos vies, en tout cas pour la plupart d’entre nous, sont douillettes. Boulot, télé, activités de fins de semaines  avec les enfants, magasinage par-ci, sorties culturelles par-là et les années s’écoulent en passant à travers les petits soucis du quotidien. Quand un sentiment d’indignation monte envers nos gouvernements, les plus vindicatifs lancent des pétitions sur Facebook, les humoristes ont recours aux blagues et les médias commandent des sondages. En Tunisie, c’est une autre histoire. On descend dans la rue et ce, au péril de sa vie, pour espérer se sortir de la dictature. &lt;br /&gt;À part la crise d’octobre, les Québécois n’ont jamais connu de grands bouleversements sociaux, ni de guerres sanglantes sur leur territoire. Nous sommes des pacifiques refusant de mettre en jeu leurs acquis. Le Québec est la seule nation, à ma connaissance, à avoir refusé son indépendance par voie référendaire. Pour certains, il s’agit de lâcheté, pour d’autres de sagesse. Quant à moi, il s’agit d’un trait culturel. En vivant six mois par année dans le froid, nous avons probablement développé une prudence qui rappelle la fourmi de la fable. &lt;br /&gt;Je sens cependant que le lion risque de se réveiller bientôt. Dans un monde où la corruption des élus est étalée au grand jour dans des manchettes de manière quasi quotidiennes, ne sentez-vous pas aussi s’intensifier les vibrations d’une colère collective ?  Dans l’univers capitaliste, les pauvres ont de moins en moins d’argent et nous ne faisons pas exception. Il suffit seulement de constater les besoins grandissants des banques alimentaires constamment en quête d’un plus grand nombre de donateurs. L’itinérance est problématique dans les grands centres, et la classe moyenne est surtaxée. Un jour, lorsque les Québécois en auront vraiment assez, ils remplaceront les pétitions par le lion, et dans cette éventualité, nous perdrions ce que nous avons de plus cher… notre tranquillité d’esprit. &lt;br /&gt;Comme pour la Tunisie, je suis convaincu que des révolutions puissent mener un jour à la réconciliation. En même temps, je crains cette paix que nous considérons pour acquise depuis trop longtemps parce qu’elle aussi peut conduire à des soulèvements aux conséquences désastreuses…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-2560896344332770992?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/2560896344332770992/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/01/le-peuple-est-un-lion-endormi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2560896344332770992'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2560896344332770992'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/01/le-peuple-est-un-lion-endormi.html' title='Le peuple est un lion endormi'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TTWpO2kSqUI/AAAAAAAAAIo/SqWSwAeIoiY/s72-c/lion-blanc.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-1985783317422312479</id><published>2011-01-11T07:17:00.000-08:00</published><updated>2011-01-11T07:19:13.902-08:00</updated><title type='text'>Bònn ané Repiblik Ayiti</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TSx02m9Y3qI/AAAAAAAAAIg/LVQ_lZk1bVM/s1600/3086054464_8143bb4531.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TSx02m9Y3qI/AAAAAAAAAIg/LVQ_lZk1bVM/s320/3086054464_8143bb4531.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5560948121415507618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a un an, pour ma première chronique de 2010, j’avais adressé mes vœux au dessinateur québécois Claude Robinson. Je lui souhaitais le retour des muses dans sa vie afin qu’il retrouve le plaisir de la création. Son affaire concernant le règlement de ses droits d’auteur étant toujours devant les tribunaux, j’espère tout de même qu’il aura eu un peu de répit pour mettre sur papier quelques nouvelles histoires. En ce début de 2011, je tourne mon regard et mes meilleures pensées vers le sud, pour tous ceux qui depuis un an vivent dans l’antichambre de l’enfer, les sinistrés Haïtiens. &lt;br /&gt;Du peuple d’autochtones et à une époque, d’esclaves, jusqu’au séisme de l’année passée, j’ai l’impression que les gens de ce pays n’ont pratiquement jamais connu la paix ni le bonheur. Volés, blessés et massacrés ou martyrisés sous les invasions espagnoles et ensuite, françaises, gouvernés par des despotes tel que Soulouque au XIXe siècle et le célèbre Papa Doc, François Duvalier, qui créa à la fin des années cinquante sa milice privée de tontons macoutes faisant ainsi régner la terreur, le pays aura toujours eu beaucoup de mal à s’organiser. Puis avec 2010 vint la malédiction incarnée en un puissant séisme, des pluies torrentielles et finalement, le ravage du choléra. On croirait quasiment à la chevauchée des Cavaliers de l’Apocalypse au-dessus de cette petite île des Antilles annonçant la fin du monde. Les mots cataclysme, chaos, désastre, malheur, catastrophe, tragédie et ruine sont malheureusement devenus synonymes d’Haïti. &lt;br /&gt;Dans la vie, on a toujours ce qu’on mérite… En regardant l’histoire d’Ayiti, nous sommes forcés d’admettre que l’adage populaire n’est qu’un cliché. Personne au monde ne mérite deux cents ans de tortures, pas même Vincent Lacroix. Pour lui, une centaine peut-être, mais pas le double. Autrement, je ne vois pas pourquoi Dieu ou que sais-je s’acharne sur ce petit pays dont la force principale demeure la résilience de ses habitants. Si le Christ revient sur terre de nos jours et qu’il désire toujours naître parmi les plus humbles et les plus pauvres de ses enfants, il sera noir et verra le jour dans un camp de réfugiés d’Haïti. Résultat d’un viol, le nouveau Messie ouvrira les yeux dans une étable en ruine entre les squelettes d’un bœuf et d’un âne mort de faim. Les rois mages auront des casques bleus, les anges arriveront en hélicoptère et si notre sauveur survit deux semaines, il lui faudra faire un véritable miracle pour se sortir de cet enfer. &lt;br /&gt;Mercredi marquera le premier anniversaire du désastre. En regardant les informations à la télé l’autre jour, je me suis rendu compte à quel point j’étais toujours profondément touché par cette misère qui continue de croître jour après jour. Assis confortablement en «première classe» dans le fauteuil de ma vie, je me sens impuissant dans tout ce malheur. Quand je pense aux Haïtiens de la diaspora, j’imagine leur tourment envers leur famille, proche ou éloignée, et leurs amis restés là-bas, quand ils ne sont pas, depuis un an, disparus sous les décombres avec tous les souvenirs. J’ai été profondément ému lorsque la maison où j’ai grandi, à Shawinigan, fut consumée par les flammes. Je devine aujourd’hui la peine ressentie de voir son pays sombrer dans un trou noir. Cette vision cauchemardesque donne un vrai visage à l’horreur et laisse sans aucun doute une blessure inguérissable au fond de l’âme. &lt;br /&gt;Par ailleurs, cette année on célébrera aussi (et certainement en grandes pompes) chez nos voisins immédiats. On applaudira le courage d’hommes devenus héros  avec les événements du 11 septembre 2001. Dix ans déjà. Les tours sont tombées et la tragédie reste. La date sera à jamais dans la mémoire collective du peuple des États-Unis, pourtant peu touché par les épreuves comparativement à Haïti. Pendant l’évocation des souvenirs du fameux attentat dont les médias ne manqueront pas de nous inonder, rappelons-nous un peu de cette petite île des Caraïbes. N’oublions pas la responsabilité qui nous incombe, via nos gouvernements et les associations caritatives, de continuer d’aider les victimes de la catastrophe. Je souhaite de tout mon cœur une bònn ané Repiblik Ayiti. Ce pays est une démonstration tangible de notre fragilité sur cette planète. Pensons-y et demeurons modestes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-1985783317422312479?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/1985783317422312479/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/01/bonn-ane-repiblik-ayiti.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1985783317422312479'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1985783317422312479'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2011/01/bonn-ane-repiblik-ayiti.html' title='Bònn ané Repiblik Ayiti'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TSx02m9Y3qI/AAAAAAAAAIg/LVQ_lZk1bVM/s72-c/3086054464_8143bb4531.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-5797970904878871781</id><published>2010-12-20T15:34:00.000-08:00</published><updated>2010-12-20T15:35:37.343-08:00</updated><title type='text'>Mon beau sapin</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TQ_oLq0nMVI/AAAAAAAAAIU/QjojsC41_JE/s1600/images-1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 259px; height: 194px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TQ_oLq0nMVI/AAAAAAAAAIU/QjojsC41_JE/s320/images-1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552912152742277458" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C’est devenu presque une coutume. Tous les ans, début décembre, je vais dans le cabanon chercher le bac en plastique, celui avec les décorations de Noël dedans. Je le pose au pied de l’escalier dans le garage jusqu’à l’arrivée du sapin deux ou trois semaines plus tard. Une fois l’arbre installé, il migrera dans le salon et comme s’il s’agissait d’un coffre aux trésors, j’en sortirai les ornements un à un en redécouvrant leur attrait. Longues guirlandes de perles en bois rouge, petites et grosses boules bigarrées, petits instruments de musique et soldats de bois égayeront une fois de plus la maison. Notre chienne Jane regardera, placide, la brillance de toutes ces lumières inhabituelles et Porthos, en bon mâle, tentera une fois, une seule, de lever la patte sur le conifère. Chez nous, pas de crèche. Depuis que mon défunt berger allemand a fait sauter la tête de Joseph, payer une traite aussi sauvage à Marie et assassiné les trois Rois Mages, la Sainte Famille n’a jamais réintégré la demeure. Le petit Jésus mérite mieux pour célébrer sa naissance qu’un massacre général de ses proches!&lt;br /&gt;Le sapin de Noël nous provient d’une fête païenne germanique soulignant la renaissance du Soleil. Nommée Yule ou, chez les Nordiques, Jol, Jul ou Joulu selon le pays, la célébration de la lumière commençait le 25 décembre et se poursuivait pendant douze jours, période durant laquelle les guerriers déposaient les armes. Les portes des chaumières demeuraient grandes ouvertes et on buvait, et on s’empiffrait. Dans ces temps anciens, croyant à la fusion de la nature et des divinités, les hommes se préparaient la nuit à les recevoir sur terre en secouant les arbres afin de les réveiller. Dans leurs superstitions, un sapin bien dégourdi pouvait mieux accueillir en son tronc les forces du Panthéon. &lt;br /&gt;Le premier sapin de Noël aurait été introduit au Québec en 1781 par un Allemand du nom de Friedrich Adolf Von Riedesel, un général de l’armée anglaise établi à Sorel. Il aurait eu la brillante idée de poursuivre une vieille tradition alsacienne et en décorant, avec ses enfants, un conifère avec des demi-coquilles de noix remplies d’huile et desquelles émergeaient de petites mèches qu’il allumait. L’histoire ne dit pas si l’arbre et la maison ont été préservés des flammes, mais ne tentons pas l’expérience. &lt;br /&gt;Avec Noël, des images d’un passé pas si lointain se forment dans mon esprit. Nos aïeux, bien emmitouflés dans des fourrures, allant en «sleighs» à la messe de minuit. Je ne sais pas pourquoi, au temps de fêtes, j’imagine toujours nos ancêtres comme dans une toile de Krieghoff. Personnages figés dans les couleurs de mon pays, vivant heureux au rythme des saisons. Cherchez sur Internet, vous comprendrez ce que je veux dire.&lt;br /&gt;Me voici donc, en 2010, devant mon sapin, répétant des gestes issus des cultures anciennes d’Europe. Ainsi, à ceux-là qui, au nom d’une religion quelconque, se sentiraient offensés par un sapin de Noël, sachez qu’il ne s’agit pas d’un symbole catholique comme la crèche, le bœuf, l’âne et le p’tit Jésus de plâtre, mais d’une tradition païenne millénaire. En effet, le joli sapin rempli de lumière est païen! Une des forces du catholicisme a été d'intégrer les coutumes anciennes à ses propres rituels dans le but de se fondre plus aisément dans les cultures pouvant être évangélisées. Tenez, les histoires du chevalier Arthur et de la table ronde sont une véritable métaphore de l’affaiblissement des traditions païennes au profit de l’enseignement biblique. Mais là, je m’éloigne de mon arbre qui n’est toujours pas décoré. &lt;br /&gt;Le sapin de Noël célèbre avant tout le retour progressif de la vie et le passage des saisons, ce qui ne contrevient à aucune idéologie religieuse même la plus farfelue. Il s’agit pour moi d’un fantastique symbole du cycle de la vie qui ne cesse, à l’instar du phénix, de renaître de ses cendres. À l’image de ceux qui m’ont précédé, j’accomplis les mêmes gestes en sachant que je fais partie d’un ensemble plus grand que moi. Chacune de mes décorations est le segment d’un continuum alliant le passé, le présent et le futur. J’adore échanger sur la métaphysique du sapin de Noël! Voilà certainement pourquoi je me retrouve toujours tout seul pour le décorer…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-5797970904878871781?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/5797970904878871781/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/12/mon-beau-sapin.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5797970904878871781'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5797970904878871781'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/12/mon-beau-sapin.html' title='Mon beau sapin'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TQ_oLq0nMVI/AAAAAAAAAIU/QjojsC41_JE/s72-c/images-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-889897081928082572</id><published>2010-12-14T07:48:00.001-08:00</published><updated>2010-12-14T07:49:51.860-08:00</updated><title type='text'>Une intraveineuse de poésie avec deux gousses de vanille dans le soluté</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TQeSBuUI2LI/AAAAAAAAAIM/6XzjxydMg-E/s1600/thumb1_92362362efca41428dc9e6e94bfd385a.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 120px; height: 90px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TQeSBuUI2LI/AAAAAAAAAIM/6XzjxydMg-E/s320/thumb1_92362362efca41428dc9e6e94bfd385a.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5550565624067446962" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L’autre jour, je reçois un courriel de mon ami Denis Massé, l’accordéoniste des Tireux d’Roches, m’informant de la venue confidentielle des Charbonniers de l’enfer à Saint-Paulin. Le groupe de chanteurs a capella s’arrêtait aux Berges du lac Castor, endroit magnifique géré par la coopérative cofondée par Denis. Si tu en as envie, Bryan, les gars s’arrêtent ici au cours d’une petite tournée pour tester les chansons de leur nouveau disque avant de se produire dans de plus grosses salles. Nous serons peut-être une cinquantaine, un concert intime. Si ça me tentait? J’ai réservé deux places, une pour moi et l’autre pour Christian, un de mes amis, tout aussi grand admirateur que moi du groupe Nous nous sommes donc joints à la veillée, et nous n’avons pas été déçus.&lt;br /&gt;Les Charbonniers de l’enfer est une formation de cinq chanteurs a capella spécialisés dans l’interprétation de la tradition orale québécoise. Que de l’harmonie vocale et un peu de tapement de pieds, appelé podorythmie. Depuis une quinzaine d’années maintenant qu’ils peaufinent leur art on peut certainement les considérer comme des maîtres. Parmi eux, Michel Faubert, auteur, conteur et chanteur de complaintes ainsi que Michel Bordeleau, un musicien hors du commun qui s’est d’abord fait connaître du grand public dans la Bottine Souriante. Le gars qui exécutait alors des solos hallucinants de tapement de pieds, c’est lui! &lt;br /&gt;En attendant que les Charbonniers prennent place sur la petite scène aménagée pour l’occasion, Christian et moi avons profité de l’atmosphère joyeuse d’avant spectacle de la charmante auberge puis nous avons rejoint nos places quelques minutes avant que la magie des voix nous emportent! Comment dire… c’était beau comme les premiers rayons du Soleil après un hiver difficile. Ou tenez, ce serait plutôt comme une pointe de tarte aux pommes avec de la crème glacée après une randonnée en raquettes. Voyez un peu ce que je veux dire? Ça ne fait rien… Attendez. Si je dis Mozart avec une ceinture fléchée? Ou du sucre à la crème pour les oreilles? Une intraveineuse de poésie avec deux gousses de vanille dans le soluté? Une pâtisserie pour les tympans? C’était bon… vraiment bon. Je sais, toutes mes métaphores tournent autour du sucre, mais quand on est faible du pancréas comme je le suis, les souvenirs du chocolat chaud à la guimauve restent vifs en mémoire. &lt;br /&gt;En réalité, je ne trouve pas les mots justes pour décrire la magie de ce mélange d’harmonie, de sons, de mots.  En outre, je suis revenu de ma soirée avec une de ses fiertés d’être Québécois! Moi, qui ai déjà une légère tendance au chauvinisme lorsqu’il est question de ma nation, j’avais envie ce soir-là de hurler avec les loups et d’embrasser mes érables. Et non, je n’avais pas trop bu, qu’allez-vous penser ! &lt;br /&gt;De plus en plus, il m’arrive de plaindre ceux qui demeurent pour ainsi dire insensibles à l’art en nourrissant leur quotidien exclusivement de l’ordinaire.  S’ouvrir et se laisser porter par le travail des artistes est essentiel à l’enrichissement de sa vie sans quoi, je ne vois pas très bien où se trouve le sens de l’existence. Les humains, contrairement aux animaux, sont des créatures multidimensionnelles ayant également un besoin de se nourrir spirituellement. Depuis les grottes de Lascaux jusqu’au cubisme de Picasso, nous naissons avec la curiosité d’explorer le monde par différents points de vue. Et voilà précisément ce à quoi contribuent les Charbonniers de l’enfer. Interpréter le folklore et la chanson traditionnelle de façon à y dévoiler un sens renouvelé. &lt;br /&gt;Au retour de Saint-Paulin, en empruntant la petite route sinueuse entre St-Élie et St-Mathieu, Christian et moi en sommes venus à parler de chasse à la bécasse et de chiens de traineau, de contes et de légendes. Mais nous nous sommes surtout arrêtés sur la chance que nous avions de rentrer chez nous en passant à travers la forêt, entre les lacs et les monts. Dehors, tandis que la neige tombait, dans la voiture, nous écoutions les chansons du spectacle sur le CD fraîchement acheté. Vous ai-je déjà dit que j’aimais passionnément la Mauricie?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-889897081928082572?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/889897081928082572/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/12/une-intraveineuse-de-po%C3%A9sie-avec-deux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/889897081928082572'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/889897081928082572'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/12/une-intraveineuse-de-po%C3%A9sie-avec-deux.html' title='Une intraveineuse de poésie avec deux gousses de vanille dans le soluté'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TQeSBuUI2LI/AAAAAAAAAIM/6XzjxydMg-E/s72-c/thumb1_92362362efca41428dc9e6e94bfd385a.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-8274984966009909414</id><published>2010-12-06T09:37:00.001-08:00</published><updated>2010-12-06T09:38:59.319-08:00</updated><title type='text'>Derrière le banc</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TP0fktEWoVI/AAAAAAAAAIE/buevtK6i2UM/s1600/43330_large.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 298px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TP0fktEWoVI/AAAAAAAAAIE/buevtK6i2UM/s320/43330_large.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5547625031423926610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J’étais debout, le dos droit et les yeux fixés sur la glace. À mes côtés, une légende du hockey, Yvon Lambert qui mâchait de la gomme en regardant ses hommes sur la patinoire. Sur le banc, juste devant moi, Guy Carbonneau, Dave Morissette et Mathieu Dandenault attendant avec impatience de pouvoir sauter dans le jeu. Soudain, un coup de vent. C’est Sergio Momesso qui, essoufflé, rentre au banc en même temps que Enrico Ciccone en sort. Tandis qu’on tend une bouteille d’eau à Karl Dykhuis, sur la glace Richard Sévigny accomplit un remarquable arrêt! Stéphane Richer a maintenant la rondelle, et le défenseur Gilbert Delorme monte avec lui à l’attaque! Une passe à Normand Dupont, mais voilà qu’il rate le filet! Patrice Brisebois grogne son mécontentement. Et moi dans tout ça ? Craignant de déranger, je demeure à ma position dans toute mon immobilité en affichant, il me semble, un sourire un peu idiot.  Quoi qu’il en soit, j’apprécie à fond le moment, moi qui n’ai pourtant jamais touché ou presque à un hockey de ma vie. Pour vous dire, je ne sais même pas patiner et voilà qu’en ce dimanche après-midi, je me retrouve aide-entraîneur des anciens du Canadien de Montréal! &lt;br /&gt;Quand je regarde un match de hockey à la télévision, j’y vais sans cesse de mes commentaires. Une opinion par-ci, une explication par-là… Jusqu’à ce que Anne me supplie de fermer ma grande trappe de coach d’estrade, j’ai toujours quelque chose à dire. Et curieusement, une fois que je me retrouve derrière le banc des joueurs, je n’ai plus rien à exprimer. Je suis muet comme une carpe. Les yeux ronds comme des trente sous et paralysé par l’impressionnante brochette d’athlètes qui s’activaient à quelques centimètres de moi, j’étais redevenu l’enfant des années soixante-dix lorsque je voyais patiner Guy Lafleur. Des années plus tard, le son des lames sur la glace, l’air froid de la patinoire, la rapidité du jeu, la robustesse des hockeyeurs, tout me rendait aphone et même un peu bébête. &lt;br /&gt;Les héros sont une partie intégrante des grandes mythologies du monde. L’Épopée de Gilgamesh, les samouraïs japonais, les figures connues de la Grèce antique ou encore Vercingétorix, Arthur et Jeanne D'Arc bref, les exemples sont nombreux pour rappeler ce besoin qu’a l’humain de s’identifier à des êtres d’exception. Issus de la fiction ou enracinés dans la réalité, les grands modèles inspirent le dépassement. Au Québec, les joueurs de hockey, particulièrement ceux du Canadien de Montréal, ont aussi cette fonction. Depuis Mauricie Richard, notre sport national est devenu une métaphore du sort des Canadiens français. Depuis la conquête, les armes ont été remplacées par le sport et les Québécois ont réussi à s’élever au rang de nation à travers une révolution bien tranquille. Le Canadien tient de la légende et ses joueurs participent du culte de la Sainte-Fanelle. Ces athlètes sont des héros au même titre que Polydamas de Skotoussa, champion olympique de pancrace en l’an 408 avant Jésus-Christ. &lt;br /&gt;En outre, nos propres héros aux vertus mythologiques existent également ailleurs qu’au Centre Bell. Joanie Rochette, Sylvie Bernier, Julie Payette, Guy Laliberté, Bernard Voyer, René Lévesque et d’autres, possèdent les mêmes qualités inspirantes de dépassement et de réussite.  Pour avoir accompli l’exceptionnel, nous savons qu’ils portent en eux des valeurs nobles auxquelles nous voulons adhérer. C’est principalement pour cette raison qu’un Louis Cyr, un Félix Leclerc et un Guy Lafleur passeront l’épreuve du temps alors que, par exemple, un concurrent d’Occupation Double ou de Loft Story disparaîtra en même temps que les émissions. Ils ont beau être forts mignons, avoir du plaisir ou en arracher. il en faut beaucoup plus pour s’ancrer dans le cœur d’un peuple. Le vedettariat est éphémère, l’héroïsme demeure. &lt;br /&gt;Je repense souvent à ce dimanche après-midi, et je ne peux m’empêcher de continuer de sourire bêtement. Comme vous, j’ai vu Guy Carbonneau diriger ses hommes au Centre Bell, mais j’étais impressionné de sa présence avec les autres anciens du Canadien. Dans la chambre des joueurs, ils étaient tous là, dieux de la glace redevenus mortels qui s’envoyaient des boutades en revêtant l’uniforme. Finalement quand j’y repense, ce devait être par courtoisie qu’ils ont laissé gagner l’équipe des anciens Draveurs dirigée par Michel Bergeron… De vrais gentlemen!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-8274984966009909414?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/8274984966009909414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/12/derriere-le-banc.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8274984966009909414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8274984966009909414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/12/derriere-le-banc.html' title='Derrière le banc'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TP0fktEWoVI/AAAAAAAAAIE/buevtK6i2UM/s72-c/43330_large.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-8977770708818143494</id><published>2010-11-29T06:58:00.001-08:00</published><updated>2010-11-29T06:59:31.899-08:00</updated><title type='text'>Le campagnol de la cuisine</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TPO_uU5IPRI/AAAAAAAAAH8/QPzrrfdY1Hk/s1600/images-1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 259px; height: 194px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TPO_uU5IPRI/AAAAAAAAAH8/QPzrrfdY1Hk/s320/images-1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5544986368826424594" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est là, nous le savons. Chaque matin Anne et moi retrouvons des crottes, on dirait des graines de sésame rôties, dans la petite armoire où nous rangeons le grille-pain. La nuit, de petits cliquetis dans la cuisine mettent nos chiens en état d’alerte puis, ils bondissent du lit pour un tour d’inspection. Quand on habite à St-Mathieu-du-Parc, lieu où la forêt est prédominante, c’est chose commune que d’avoir occasionnellement des mulots dans sa maison. Rappelez-vous, j’ai déjà été obligé de mettre des trappes un peu partout dans le garage, tellement il y en avait. Cette fois-ci, un seul a trouvé le bon chemin, un célibataire endurci je suppose, et il se contente de bien peu en glanant ses miettes du grille-pain pour survivre. Comment me résoudre à le piéger… Surtout quand on pense combien difficile doit être la vie des mulots. Ils sont constamment chassé par la chouette ou les buses qui planent au-dessus de chez moi et sont également la source première de protéines de bien d’autres mammifères. Non, je n’ai pas envie d’être le bourreau de cette toute chose minuscule qui s’affaire le bout du nez dans mon grille-pain, la nuit venue. &lt;br /&gt;Depuis presque trois semaines maintenant, je l’imagine à la manière de Walt Disney avec son petit panier sur le dos, insouciant et bénéficiant de la chaleur d’une maison accueillante. Il emprunte chaque nuit son passage préféré dans les murs de ma maison pour aller se faire des réserves. Mais où loge-t-il? Dans un coin du grenier où il s’est installé avec des meubles de poupée? S’éclaire-t-il avec de vieilles ampoules de Noël oubliées?&lt;br /&gt;Voyez-vous, j’admets l’importance d’envisager l’existence autrement. &lt;br /&gt;Oui, c’est difficile d’avoir une conception claire et précise de la vie. Dans les années quarante, au temps de Duplessis et de la religion catholique, les croyants n’avaient pas à se poser de questions. L’univers était mâché, expliqué, et prédigéré. Les brebis du Seigneur allaient, docilement, du même pas vers le même pré. Dans leur vision manichéiste, et simpliste, nos aïeuls existaient à travers un combat perpétuel entre le bien et le mal et  disposaient de la confession comme moyen, si nécessaire, de réintégrer le troupeau. Aujourd’hui, c’est plus compliqué.&lt;br /&gt;Coincé entre la science et les mouvements ésotériques, il arrive que l’être humain navigue à l’aveugle dans le foisonnement des courants de pensée. Les repères ne sont plus les mêmes  et les capitaines de bateaux souvent plus véreux que vertueux, proposent souvent d’embarquer dans des « tout inclus » un peu louches. Alors, comment trouver un peu de paix et laisser évacuer la pression? En laissant par exemple entrer un mulot dans sa cuisine…&lt;br /&gt;Autrement dit, il s’agit d’ouvrir une petite porte dans son esprit afin de laisser entrer les bribes de poésie déjà présentes dans le quotidien. Pour se lever avec enthousiasme le matin, je crois qu’il faut goûter pleinement le moment présent en se souciant autant que possible de l’avenir, et… du passé. Chaque seconde écoulée est derrière, voilà pourquoi tous les moments passés ont une valeur inestimable. Pour ainsi dire, les humains ont une vie linéaire dans le temps qui les pousse toujours en avant. Aucune possibilité de se mettre sur pause. Nous n’avons pas de preuve que Dieu existe, ni même que la vie a un sens, mais l’instant présent, lui, existe. Il est là, à portée de main. Il nous appartient de le saisir. &lt;br /&gt;Voilà pourquoi je ne poserai pas de trappes à souris cette fois-ci. Le petit rongeur viendra se nourrir chez moi tout l’hiver s’il le veut. Chaque fois que mes chiens me réveilleront la nuit, je saurai qu’il y a non seulement un petit nez dans mon grille-pain, mais aussi un petit bout de poésie qui échappe ses crottes dans mon armoire. Et je me trouverai chanceux de cohabiter avec un petit être de la forêt. Curieusement, héberger une souris cet hiver donne un autre sens à mon existence car il justifie ma présence dans les bois. Vous pensez que je mérite la camisole de force ? Peut-être. En attendant mon séjour, je continue à croire que ça ne sert à rien de se poser de grandes questions sur la vie si c’est pour nous ôter du temps pour la vivre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-8977770708818143494?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/8977770708818143494/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/11/le-campagnol-de-la-cuisine.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8977770708818143494'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8977770708818143494'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/11/le-campagnol-de-la-cuisine.html' title='Le campagnol de la cuisine'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TPO_uU5IPRI/AAAAAAAAAH8/QPzrrfdY1Hk/s72-c/images-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-483070322499767374</id><published>2010-11-23T18:39:00.000-08:00</published><updated>2010-11-23T18:40:38.923-08:00</updated><title type='text'>Bryan et le loup</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TOx7GyqDQ6I/AAAAAAAAAH0/4jWg8tDCd6w/s1600/frmNsEFYcU_PROKOFIEV_PIERRE_Templeton.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 230px; height: 230px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TOx7GyqDQ6I/AAAAAAAAAH0/4jWg8tDCd6w/s320/frmNsEFYcU_PROKOFIEV_PIERRE_Templeton.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5542940597993816994" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la directrice générale de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières, madame Boutin, m’a proposé la narration de Pierre et le loup, je n’ai pas hésité longtemps. Un peu naïvement, j’ai pensé que ce serait un jeu  de participer à un conte symphonique puisque je possède encore de bonnes notions des cours de piano de mon enfance. Ben oui, quoi, je sais toujours lire la musique…!  ERREUR MONUMENTALE! Ce n’est pas parce qu’on passe sa physique de secondaire IV qu’on peut prétendre s’attaquer à la théorie de la relativité d’Einstein. La marche est assez haute merci, entre une connaissance générale de base en musique et une partition d’orchestre symphonique. &lt;br /&gt;Je m’étais quand même préparé en consultant plusieurs versions de Pierre et le loup. Il existe entre Gérard Philippe et Smaïn, et leur époque respective, tout un monde de différence dans l’interprétation. À mon tour, comment jouer ce classique pour enfant, où trouver mon appui pour développer une interprétation qui me soit le plus personnelle possible. Je venais de m’embarquer dans une nouvelle aventure et j’étais loin de ma confiance de départ. &lt;br /&gt;Première répétition. J’ai le dos droit, les fesses serrées. Maestro Lacombe tente de me rassurer en soulignant qu’il m’indiquera chacun de mes passages. Malgré tout, je me suis trouvé assez ordinaire lors de ma première interprétation. Je manquais de vie, de rythme bref, le plaisir de jouer faisait défaut il me semble alors que tout est là pour l’acteur! Les comédiens trop nerveux étouffent leur enthousiasme laissant ainsi des spectateurs déçus. Pour gagner une salle, il faut être certain de ses gestes, de sa voix et se fier à ses compagnons de scène. Je me suis alors détendu et abandonné au chef et à son orchestre pour me laisser porter par leur professionnalisme tout au cours des autres représentations.&lt;br /&gt;Les salles étaient pleines de jeunes oreilles avides. Quel magnifique voyage j’ai fait au cœur de la musique de Prokofiev, mais aussi de Ravel. Totalement transporté, j’avoue avoir ressenti « physiquement » la musique pour la première fois. Chaque note pénétrait en moi comme des neutrinos à travers la croûte terrestre. Derrière moi, tandis que je racontais l’histoire de Pierre, les cordes, les cuivres, les bois et les percussions me procuraient une sensation nouvelle et enivrante à souhait, entre autres parce que je devais m’accorder avec les instruments. Je tournais les pages de ma partition et je guettais, du coin de l’œil, les indications du chef Jacques Lacombe. Plus rien d’autre n’existait que le moment présent. Les mots que je prononçais s’envolaient avec la musque et flottaient dans la salle. &lt;br /&gt;Pierre et le loup aura fait connaître la musique classique à bien des jeunes de la Mauricie. On sait que la stimulation est une partie cruciale du développement.  Il est donc important de mettre les enfants en contact le plus tôt possible avec les livres, et les jeux bien sûr, mais aussi avec un orchestre symphonique parce qu’ils grandiront avec un souvenir formidable de cette expérience. Ne cela n’en fera pas tous des mélomanes, mais là n’est pas la véritable question. La mission de l’art envers les jeunes en est une de préparation. Ce que l’OSTR accomplit avec ses matinées scolaires ressemble un peu à la mission d’Elzéard Bouffier dans L'homme qui plantait des arbres, le roman de Jean Giono porté à l’écran par Frédéric Back. C’est-à-dire qu’il importe peu de savoir quelle place prendra l’amour de la musique chez l’enfant,  mais semons des notes dans son cœur de jeune spectateur. Le temps fera bien son œuvre. Les uns connaîtront un intérêt tardif pour les œuvres classiques, mais d’autres développeront rapidement une passion et chercheront à enrichir leur vie de magnifiques compositions.  &lt;br /&gt;En 1936, lorsque la directrice du Théâtre centrale pour enfants de Moscou demanda à Prokofiev une création dans laquelle les jeunes pourraient se familiariser avec les instruments d’un orchestre symphonique, elle n’aurait pu se douter que dans une région du monde appelée la Mauricie, des écoliers bénéficieraient de son idée. Instruire l’esprit est une chose, éduquer le cœur en est une autre. Le temps passe, le monde change, et Pierre et le loup demeure.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-483070322499767374?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/483070322499767374/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/11/bryan-et-le-loup.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/483070322499767374'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/483070322499767374'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/11/bryan-et-le-loup.html' title='Bryan et le loup'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TOx7GyqDQ6I/AAAAAAAAAH0/4jWg8tDCd6w/s72-c/frmNsEFYcU_PROKOFIEV_PIERRE_Templeton.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-3498601457375984062</id><published>2010-11-15T08:40:00.000-08:00</published><updated>2010-11-15T08:42:03.255-08:00</updated><title type='text'>Rituel de passage</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TOFiwC3GbNI/AAAAAAAAAHs/DlMPT82oskQ/s1600/033.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 225px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TOFiwC3GbNI/AAAAAAAAAHs/DlMPT82oskQ/s320/033.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5539817594183642322" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Line et Michel sont des amis de la famille que nous apprécions beaucoup. Line et Michel ont quatre enfants dont Emmanuelle, la filleule d’Anne, qui a fait de ses parents des grands-parents avec le petit Ludovick né récemment. L’autre dimanche, le petit bonhomme à la chevelure blonde et au sourire grand comme la vie elle-même, allait passer sous l’arrosoir catholique de la grande communauté chrétienne. En bons invités que nous sommes, nous nous sommes joints à l’événement qui se tenait à l’église Assomption à Shawinigan. Ayant grandi dans cette paroisse, j’étais content juste à l’idée de remettre les pieds dans l’église de mon enfance. Je dois aussi avouer que j’étais curieux d’assister à une cérémonie de baptême Puisque, à part le mien, je ne pense pas avoir déjà été témoin du sacrement en question.&lt;br /&gt;Deuxième aveu, j’ai eu un choc terrible lorsque, profitant de son mot de bienvenue, le célébrant nous a présenté son épouse avec qui il partage sa vie depuis plus de trente ans! J’ai failli m’évanouir! Je me suis dit, ça y est, en entrant ici je suis passé dans une autre dimension! Mon regard inquisiteur s’est promené partout autour de moi et s’est arrêté sur celui aussi perplexe d’Alexandre, le parrain. Je l’ai entendu murmurer : ben voyons, ça marche pas, ça… Nous avons dû attendre la fin de la cérémonie pour l’explication. Discrètement, je suis allé demander au « prêtre » si j’avais bien entendu… ce que j’avais entendu. L’homme m’a rassuré en m’affirmant qu’il n’était pas un hors-la-loi catholique, mais plutôt un diacre. Il n’était donc pas prêtre! Les diacres ayant droit au privilège de se marier, le mystère était enfin résolu!&lt;br /&gt;Troisième révélation : durant la cérémonie, je n’ai pas été très attentif à ce que disait l’officiant trop occupé que j’étais à réfléchir plutôt sur l’importance des rites de passage. Qu’on soit pratiquant ou non, on comprend que le rite du baptême demeure un moment important dans la vie d’une famille qui a choisi de faire administrer le sacrement à son enfant. En tant que parent, c’est bien de savoir que son enfant fera partie d’une communauté, d’un ensemble plus grand que la petite unité familiale. Le baptême est un premier pas qui tend vers la métaphysique et le début de cette grande angoisse existentielle qui nous habite probablement tous, c’est-à-dire la mort. Tout a été fait de la poussière, et tout retourne à la poussière… Nul n’y échappe. &lt;br /&gt;Mais avant de fermer les yeux pour toujours, il y a la vie, et c’est cette vie que le baptême célèbre. Si on regarde au-delà des mots tels que je crois en Dieu et patati et patata, il y a Ludovick et tous les autres dont on célèbre l’entrée officielle parmi les hommes. Ça, c’est précieux.&lt;br /&gt;Anciennement, pour devenir un homme chez les Iroquois, l’enfant accompagnait les guerriers de la tribu à la chasse aux scalps. Quand il rapportait son premier trophée de guerre, gagné grâce à son courage au combat, l’enfant devenait adulte. Chez les Grecs anciens se déroulait, en octobre, une fête appelée « les Apatouries ». Après trois jours de festivités, sous le regard de Zeus et d’Athéna, les jeunes hommes faisaient l’offrande de leurs cheveux pour montrer qu’ils avaient accédé à l’âge adulte. Comme un serpent qui change de peau, l’enfant qui devient un homme laisse derrière lui une partie de son être. Les Inuits du Grand Nord ont une autre façon de tracer une ligne entre l’enfance et l’âge adulte. Les anciens, réunis en conseil, font venir l’enfant parmi eux. Tour à tour, ils lui posent des questions complexes ou philosophiques. Le but premier est de créer la confusion dans son esprit. Si l’adolescent, par ses réponses naïves et simples, fait sourire l’assistance, il se voit encore considéré comme un enfant. C’est seulement lorsqu’il réussira à faire réfléchir l’assemblée des anciens par sa propre vision de la vie, du monde et de l’univers qu’officiellement il sera devenu un homme. Chaque société, de la plus primitive à la plus moderne, a trouvé ses propres rites de passage. &lt;br /&gt;Chez nous, qu’on soit pratiquant ou non, le baptême demeure un rituel que je considère important même si j’ai pris mes distances envers l’Église. Comme l’eau de son baptême, la vie de Ludovick suivra son cours que je lui souhaite longue est sans trop d’écueils.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-3498601457375984062?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/3498601457375984062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/11/rituel-de-passage.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/3498601457375984062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/3498601457375984062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/11/rituel-de-passage.html' title='Rituel de passage'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TOFiwC3GbNI/AAAAAAAAAHs/DlMPT82oskQ/s72-c/033.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-3359208311951541359</id><published>2010-11-08T12:58:00.001-08:00</published><updated>2010-11-08T12:59:35.644-08:00</updated><title type='text'>Sur le matelas avec… Édouard</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TNhkpx5DF-I/AAAAAAAAAHk/vvSm1RgpKFk/s1600/images.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 279px; height: 181px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TNhkpx5DF-I/AAAAAAAAAHk/vvSm1RgpKFk/s320/images.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5537286410782054370" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ils étaient corpulents, forts, provocants et irréductibles. Chaque fin de semaine, le dimanche si je me rappelle bien, je les regardais à Télé-Métropole. Il y avait Gilles « The Fish » Poisson, rond comme un ballon et dont la force était celle du titan. Dino Bravo et Gino Brito, deux Italiens impitoyables envers leurs adversaires. Les frères Jacques et Raymond Rougeau vêtus de slips plus moulants que nécessaire, mais qui ne donnaient pas leur place non plus. Jos Leduc et Abdullah the Butcher que j’haïssais, et Maurice Mad Dog Vachon, un véritable fou furieux  toujours ensanglanté me semblait-il. Le « chien mauvais » était laid, vicieux, sans pitié. Et puis, ce détestable agitateur de foule, gérant d’athlètes, malveillant et redoutable Eddie «The Brain» Creatchman! De ma vie, je n’ai jamais autant détesté quelqu’un. Encore aujourd’hui, j’en parle en serrant les dents. S’il n’était pas mort, ce vieux singe, je lui ferai une solide prise de tête suivie d’une strangulation. Mais comme on dit, laissons les défunts reposer en paix et revenons à nos moutons… Je me rappelle aussi du géant Ferré, mais le souvenir de ce lutteur à l’œuvre demeure vague dans mon esprit. Bref, parmi tous ces dieux du ring, j’avais un préféré, et c’était Édouard Carpentier le magnifique. &lt;br /&gt;Édouard était un colosse capable de prouesses aériennes fabuleuses. De la troisième corde de l’estrade, il s’élançait au-dessus de ses adversaires et se laissait tomber sur eux comme une malédiction divine. Vif comme la panthère, il était prompt à exécuter des mouvements spectaculaires. Moi, bien installé sur le tapis de mon salon, je le regardais manœuvrer avec admiration. Il évoluait bien entre les câbles et en plus, il semblait tout aussi à l’aise en entrevue qu’au combat. Contrairement aux autres lutteurs qui vomissaient des insultes au micro, Édouard Carpentier, lui, gardait toujours la tête froide, ce qui le rendait encore plus menaçant. Non, l’homme n’était pas à l’image de ces petits chiens qui jappent pour tenter d’impressionner, non monsieur, mon préféré n’était pas de la trempe des faibles, mais une bête redoutable avec toutefois la prestance d’un caniche royal. Clé de bras, souplesse arrière, clé de jambe, prise du tape-foufoune et triple saut périlleux au terme duquel l’adversaire mangeait un de ces coups de talon en pleine figure: un… deux… et trrrrrrrois! Une autre éclatante victoire de mon « Flying Frenchman »!&lt;br /&gt;J’ai sursauté en apprenant la mort d’Édouard Carpentier. C’est que je le croyais déjà au ciel. J‘ignore pourquoi, mais j’aurais juré qu’il avait déjà quitté ce monde. Sans doute parce que je n’avais plus regardé la lutte depuis les années quatre-vingt et qu’à cette époque, je le croyais déjà vieux, allez savoir… Bref, les nombreux témoignages de sympathie entendus le jour de sa mort ont ravivé mes souvenirs de l’homme bien sûr, mais surtout de l’athlète des bonnes années de la lutte. &lt;br /&gt;Aujourd’hui, lorsque je me revois, les yeux rivés au poste de télé pour suivre religieusement la lutte, je me dis que oui, j’étais bien naïf, mais surtout très heureux. Sur le matelas, toutes les semaines, le bien affrontait le mal et les bons gladiateurs finissaient toujours par gagner la ceinture. Dans ma tête d’enfant, le monde se divisait en deux pôles bien distincts : les héros et les salauds. Avec le temps, j’ai compris que parmi nos héros certains pouvaient devenir de vrais salauds tandis que d’autres, pourtant issus de la mauvaise graine sont des hommes d’exception. Tout est rarement blanc ou noir. Nous vivons plutôt dans un monde teinté de gris. Simon Pérusse, un métis rencontré récemment, me parlait un peu de la philosophie autochtone. Il y a un loup noir et un loup blanc en chaque homme. C’est celui que nous choisissions de nourrir qui grandira et finira par prendre sa place en nous. Je me rends compte aujourd’hui qu’Édouard Carpentier était pour moi, petit bonhomme de Shawinigan, un modèle de loup blanc à imiter. &lt;br /&gt;Pour suivre la tradition de cet idole du temps passé, devenu par la suite commentateur de match de lutte, je termine ainsi ma chronique : merci de me lire, d’être là toutes les semaines. Écrire, parfois, ça fait mal, croyez-moi je suis passé par là et… à la semaine prochaine, si Dieu le veut!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-3359208311951541359?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/3359208311951541359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/11/sur-le-matelas-avec-edouard.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/3359208311951541359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/3359208311951541359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/11/sur-le-matelas-avec-edouard.html' title='Sur le matelas avec… Édouard'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TNhkpx5DF-I/AAAAAAAAAHk/vvSm1RgpKFk/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-1047279004916588098</id><published>2010-10-18T14:39:00.000-07:00</published><updated>2010-10-18T14:41:42.241-07:00</updated><title type='text'>Sur la route des monstres</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TLy-4GH8-VI/AAAAAAAAAHc/J5uvba-PZHY/s1600/photo_270_400_01.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TLy-4GH8-VI/AAAAAAAAAHc/J5uvba-PZHY/s320/photo_270_400_01.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5529504313430047058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Encore cette année, j’ai accepté d’être le porte-parole de la culture à l’école. L’une des activités de mon mandat consistant à assister aux remises des prix Essor «qui ont pour objet d'encourager et de reconnaître les efforts de concertation entre les pédagogues et les responsables scolaires, et de souligner la qualité et l'excellence des actions de celles et ceux qui ont contribué à la réalisation d'un projet pédagogique, artistique et culturel dans leur milieu scolaire ». Depuis deux semaines environ, je me promène donc à travers les régions de notre beau Québec.  Kilomètre après kilomètre, j’ai avalé de l’asphalte sans jamais me plaindre de la fatigue, car je me suis trouvé un jeu pour passé le temps! En effet, j’en ai profité pour faire une chasse aux monstres. &lt;br /&gt;Une première déception, le grand lac Pohénégamook dans le Témiscouata. Il ne m’a pas révélé la mystérieuse bête qui s’y cache depuis des décennies. J’ai tenté de l’apercevoir avec mes yeux de faucon, mais il est demeuré impénétrable comme une tache d’huile. Au restaurant du coin, la serveuse ne s’est pas moquée, ni même offusquée, lorsque j’ai abordé le sujet du monstre dans le lac. Moi qui s’attendais à ce que la question soit traitée comme une boutade de touriste, je suis plutôt resté surpris du sérieux de sa réponse. « Moi, je l’ai jamais vu mais j’en connais qui l’ont vu par exemple… ce serait un esturgeon géant qui remonterait à la surface des fois… par temps très chaud surtout…ce qu’on voit, c’est son dos y parait… c’est ben laid un dos d’esturgeon! C’est tout plein de… de… en tout cas, c’est mal faite! »  Ce que j’aurais aimé la voir moi aussi, cette bête, bref...&lt;br /&gt;Ma seconde déception je l’ai eu en traversant le parc du Saguenay, entre Tadoussac et Sainte-Rose-du-Nord. J’aurais bien apprécié y croiser le Bigfoot que mon camarade Yvon Leclerc traque depuis des années. La route étant pourtant quasi déserte à l’heure où le crépuscule s’installait doucement à travers les montagnes. Voyez, toutes les conditions étaient réunies pour « la » rencontre. Calée dans son siège de copilote, Anne somnolait sans vraiment s’en rendre compte tandis que je guettais l’énigmatique forêt que seules d’étroites rivières sinueuses animaient. Selon les déductions d’Yvon, le Bigfoot suivrait ces cours d’eau pour faciliter ses déplacements. J’ai eu beau ouvrir les yeux, je n’ai absolument rien aperçu, pas même un barrage de castor. J’aurais aimé rapporter une preuve comme une photo bien nette du monstre, mais il avait, semble-t-il, autre chose à faire. La preuve est faite, un Bigfoot, ce n’est pas fiable pour deux sous!&lt;br /&gt;Jamais deux sans trois, un autre désenchantement : l’homme sans tête de la Côte-Nord est demeuré invisible. J’étais à Baie-Comeau, décidé à l’apercevoir se déplaçant sur les galets longeant le majestueux fleuve Saint-Laurent, mais rien. Lui non plus ne s’est pas manifesté. Par contre, au port de la ville un bateau de croisière attendait, majestueux, des dizaines de voyageurs débarqués visités la place emmitouflés dans des vêtements chauds. Beaucoup de touristes donc, mais pas de bêtes fantastiques! Pff… pas facile la vie de chasseur de monstres!&lt;br /&gt;Moi qui affectionne tant toutes ces créatures de légendes pourquoi me font-elles ainsi faux bond? Pas de Loups-Garous à Kamouraska ni de lutins en Abitibi ou encore de Jacks-Mistigris à Notre-Dame-de-la-Salette. Le Québec s’est-il débarrassé de ses fables? &lt;br /&gt;Pourtant non, elles existent bel et bien ces bêtes imaginaires. Pas physiquement bien entendu, mais leur présence est tangible. Elles peuplent les paysages et entourent de mystère les localités plus isolées. Au fond des lacs ou dans les bois, toutes ces créatures de légendes veillent à rendre mon quotidien moins banal et nourrit mon esprit pendant mes longues heures de route. Quand je parcours le Québec, c’est aussi à travers l’imaginaire de mon peuple que je passe et je me réjouis d’appartenir à un monde à ce point créatif, et aussi surprenant dans la manifestation de ses fantaisies. Rendons-nous compte du pays réel soit, mais imaginé que nous possédons. Nous habitons sur une terre de géants et nous aurions avantage à croire que nous sommes également de la trempe de ceux qui marche la tête dans les nuages.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-1047279004916588098?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/1047279004916588098/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/10/sur-la-route-des-monstres.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1047279004916588098'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1047279004916588098'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/10/sur-la-route-des-monstres.html' title='Sur la route des monstres'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TLy-4GH8-VI/AAAAAAAAAHc/J5uvba-PZHY/s72-c/photo_270_400_01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-6198800620576219551</id><published>2010-10-13T18:29:00.000-07:00</published><updated>2010-10-13T18:40:27.648-07:00</updated><title type='text'>Mon village du bout de la rue</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TLZdaqp7iLI/AAAAAAAAAHU/zQBUweEr1_Y/s1600/pl18aug92stmaurice3a.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 210px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TLZdaqp7iLI/AAAAAAAAAHU/zQBUweEr1_Y/s320/pl18aug92stmaurice3a.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5527708305352001714" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mon village du bout de la rue&lt;br /&gt;J’aimais à ce point le Village d’Émilie à Grand-Mère, que j’ai même essayé de trouver du financement pour l’acheter avant qu’il ne ferme définitivement. Hélas, mission impossible quand on a vingt-sept ans, un portefeuille dégarni et aucune réalisation professionnelle significative. Le Village d’Émilie enflammait mon imaginaire. Pas tant parce qu’il évoquait la magnifique histoire des Filles de Caleb mais pour le potentiel de développement immense que j’y voyais. Cet endroit possédait un des plus beaux théâtres d’été au Québec, une panoplie de décors (ils seront liquidés ou démolis plus tard), des accessoires et des costumes à faire rêver n’importe quel metteur en scène. Avant qu’elle devienne l’année suivante Contes cornus, Légendes fourchues, c’est dans les sentiers du Village qu’a été jouée ma première pièce, Horresco Referens. Puis, j’y ai monté Louis Cyr, l’homme le plus fort du monde, une pièce relatant les faits marquants d’un phénomène de force qui, à l’image du Village d’Émilie, est mort dans la fleur de l’âge. &lt;br /&gt;Mais en marge de tous mes souvenirs liés à cet endroit fantastique, y comprit son ambiance magique, il y a également deux hommes, les premiers à croire en moi. D’abord Gilles Dessureault, directeur général à l’époque et qui demeure aujourd’hui un ami très cher.  Gilles a toujours été réceptif à mes projets. Ensemble, nous avons monté au Village le premier festival du Conte et de la légende avant même que la vogue pour ce genre de spectacles n’apparaisse. Puis, il y a eu Les Pirates se montent un bateau, une pièce spécialement écrite pour animé le bateau du film Mathusalem exposé au Village d’Émilie. Pour la petite histoire à ce sujet, se sont succédés dans divers rôles de pirates, Christian Noël, devenu journaliste à Radio-Canada à Toronto, Rémi-Pierre Paquin, acteur brillant à la carrière sans cesse florissante et Philippe Gauthier, un des architectes du défunt Festival de théâtre de rue à Shawinigan. Bref, sans Gilles Dessureault à la barre du Village, tous ces projets précurseurs de mon ambition pour l’écriture n’auraient pas vu le jour. &lt;br /&gt;Puis, quelques années plus tard, Pierre Pellerin, membre du conseil d’administration, a su me témoigner une grande confiance en permettant à ma jeune compagnie de théâtre, Les productions Belzébrut, d’investir le théâtre du Village d’Émilie pour y présenter Contes cornus, Légendes fourchues. Je revois son air dubitatif et son regard perplexe pour ma scène à deux plateaux, sa stupéfaction en apercevant la balustrade du balcon que nous avions sciée pour y aménager une partie du décor, mais malgré cela, Pierre Pellerin nous a laissé travailler librement. Dans mes souvenirs, le résultat fut à la hauteur des attentes. Avouez qu’il fallait une bonne dose de foi pour laisser son théâtre à un débutant, surtout après le passage de professionnels comme René-Richard Cyr et André Montmorency.  Encore aujourd’hui, quand je pense à Pierre Pellerin, j’en profite pour remercier le ciel de l’avoir placé sur ma route. &lt;br /&gt;C’était dans les années quatre-vingt-dix. J’étais un jeune créateur qui allait travailler au bout de la rue en vélo. À cinq minutes de chez moi existait un monde fantastique issue de l’imaginaire de l’auteure talentueuse qu’est Arlette Cousture et pourtant, le thème central demeurait à mes yeux plus que le récit d’Émilie Bordeleau. J’entrais dans le Village d’Émilie comme on traverse une frontière magique dans le temps et l’espace pour me retrouver dans le monde fantasmé d’un Québec improbable. Avec l’Abitibi des premiers colons, le village iroquois et les formidables bâtiments de la Nouvelle-France, je franchissais des époques séparées les unes des autres par des siècles d’évolution. J’adorais cela. Aujourd’hui, quand je passe sur l’autoroute 55, j’ai un pincement au cœur en apercevant l’ancien site converti en terrain vague. Une consolation cependant, la caravelle de Mathusalem existe toujours mais dans un autre monde. Elle fait partie intégrante du domaine de Bicolline qui reçoit chaque été reçoit des milliers de joueurs pour sa Grande Bataille. Une belle retraite! &lt;br /&gt;Comme le petit bateau, je poursuis le voyage de mon côté. Mais moi, je sais que je ne reverrai jamais mon port d’attache ailleurs que dans les beaux souvenirs d’une époque si loin et si proche à la fois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-6198800620576219551?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/6198800620576219551/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/10/mon-village-du-bout-de-la-rue.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6198800620576219551'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6198800620576219551'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/10/mon-village-du-bout-de-la-rue.html' title='Mon village du bout de la rue'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TLZdaqp7iLI/AAAAAAAAAHU/zQBUweEr1_Y/s72-c/pl18aug92stmaurice3a.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-5411723825789264645</id><published>2010-10-04T07:53:00.000-07:00</published><updated>2010-10-04T07:57:27.533-07:00</updated><title type='text'>Tout ça pour ça</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TKnrLmlD0cI/AAAAAAAAAHM/aLHjE0rs1eA/s1600/080305_Feminisme1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TKnrLmlD0cI/AAAAAAAAAHM/aLHjE0rs1eA/s320/080305_Feminisme1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5524205002513699266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement féministe a une longue histoire. Des femmes, surtout depuis la Révolution française de 1789, se sont battues et se battent encore aujourd’hui pour faire valoir leurs droits. Bien qu’au Manitoba, les femmes eurent le droit de voter dès 1916, il aura fallu attendre qu’Adélard Godbout passe enfin une loi en 1940 pour que les femmes au Québec puissent s’approcher des urnes. Avant cette date, toutes nos mères et grands-mères étaient considérées comme des êtres dénudées de bon jugement. Comme de bonnes servantes, elles devaient obéir, se taire, faire des enfants et cuisiner des tartes. Puis, dans les années soixante, les femmes du Québec se sont réveillées, elles ont milité et se sont lentement imposées dans toutes les sphères de la société. Cette lutte, beaucoup moins perceptible aujourd’hui, avait pour but de définir autrement la femme que par ses stéréotypes. Et toutes ces luttes, ces slogans et ces combats acharnés auront mené à quoi? À Anne-Marie Losique ?!&lt;br /&gt;Dans la pièce de Denise Boucher, Les fées ont soif, l’auteure fait le portrait de la femme tridimensionnelle. La Vierge, symbole parfait de la pureté, la femme au foyer, dévouée et débordante d’amour et la prostituée, une trainée exploitée avant d’être jetée comme un vieux mouchoir.  Une œuvre à trois voix qui  dénonçait à la fin des années soixante-dix l’aliénation des femmes imposées par le regard de l’homme. Prisonnières de leurs rôles, les personnages tentent néanmoins de se débarrasser de leur carcan afin de trouver leur véritable identité. Isolées dans un monde où elles sont quasiment condamnées à jouer un rôle de divinité mais à la fois secondaire et inférieure au Christ, de mères et épouses dociles ou putains au service du mâle, ces femmes créées par Denise boucher hurlent leur existence pour s’affranchir de l’appétence de l’homme. Malgré toute cette réflexion, poétique et sociale sur la condition de la femme, qui retrouve-t-on dans l’œil dans la caméra? Anne-Marie Losique !&lt;br /&gt;Hélène Pedneault est une écrivaine militante féministe, aujourd’hui décédée, aura passé sa vie à écrire sur les thèmes liés de près à l’expérience des femmes et à leurs revendications. De son vivant, et également de façon posthume, l’artiste aura contribué à ce que les femmes puissent s’affirmer et prennent leur existence en main. Or, toutes ses parutions, manifestes, livres ou articles (notamment dans le magazine  La vie en rose) et toutes ses participations dans des émissions de radio auront-elles été vaines? Probablement pas, mais voici qu’Anne-Marie Losique m’en fait douter!&lt;br /&gt;Je suis terriblement perplexe. Le féminisme véhicule aussi avec lui son lot de femelles castratrices et ses images éculées de brûleuses de soutiens-gorge, mais au-delà de ça, le fond libérateur du discours était justifié.  &lt;br /&gt;Chaque fois que j’entends le discours d’Anne-Marie Losique, je me dis que le féminisme aura certainement réussi de grandes choses, mais que ces changements sociaux auront eu des effets collatéraux. Il m’apparaît clair que les femmes d’aujourd’hui ne dépendent plus des hommes pour persister dans leurs stéréotypes, elles peuvent très bien y arriver seules. Nombre de femmes issues de la pensée féministe sont pour ainsi dire devenues des hommes. Elles pensent comme eux, font de la politique à la manière des mâles, et certaines ne démontrent pas plus d’intelligence que leurs semblables masculins en exploitant « sexuellement » leur image. Était-ce le but de l’exercice féministe? Est-ce là que la route nous conduit? À ce cul-de-sac? Je souhaite répondre non, mais les exemples sont trop frappants et trop nombreux.&lt;br /&gt;Notre époque est propice à la compréhension de la sexualité et je ne pense pas que l’homosexualité, la bisexualité ou même l’échangisme offusquent autant qu’auparavant. Chacun sa tasse de thé comme le diraient les amateurs de bergamote! Mais alors pourquoi les femmes doivent-elles jouer au football en lingerie féminine pour faire monter les cotes d’écoute (Lingerie Football League) Vous n’êtes pas fatiguées, mesdames, qu’on vous perçoive comme de la chair à fantasmes? Pourquoi ne protestez-vous pas? Avez-vous baissé les bras par lassitude? Vous réveillerez-vous seulement lorsque vos filles retomberont dans les anciens stéréotypes de bonnes ménagères, de vierges de couvent ou que sais-je encore?&lt;br /&gt;Madame Losique ne voit pas l’utilité de se battre pour la dignité de la femme, serait-ce parce qu’il est plus payant de la vendre que de l’honorer? Voilà, un point de vue, il me semble, tout à fait… masculin.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-5411723825789264645?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/5411723825789264645/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/10/tout-ca-pour-ca.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5411723825789264645'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5411723825789264645'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/10/tout-ca-pour-ca.html' title='Tout ça pour ça'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TKnrLmlD0cI/AAAAAAAAAHM/aLHjE0rs1eA/s72-c/080305_Feminisme1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-7342532570007166954</id><published>2010-09-27T11:20:00.000-07:00</published><updated>2010-09-27T11:22:07.662-07:00</updated><title type='text'>Des affaires à régler</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TKDgs6ok-vI/AAAAAAAAAHE/yrl0NNnVHh4/s1600/epicerie1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TKDgs6ok-vI/AAAAAAAAAHE/yrl0NNnVHh4/s320/epicerie1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5521660205414546162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Là, on va se dire les vraies affaires! disait un gros monsieur à un autre aussi gros devant le comptoir des viandes. C’est clair qu’on nous prend pour des caves! d’ajouter un troisième, celui-là plutôt mince, en tâtant un paquet de steak haché en solde. Les mains sur la poignée de mon chariot, j’ai d’abord ralenti le pas puis je me suis arrêté au lieu de me rendre directement au comptoir des poissons. Au départ, j’étais pressé, je voulais faire rapidement mes emplettes, mais j’ai décidé de jouer à l’hypocrite en tendant l’oreille tout en examinant les côtelettes de porc. &lt;br /&gt;Le premier gros monsieur : «Je l’sais pas pour vous autres les gars, mais moi quand je regarde la commission Bastarache, j’ai envie leur mettre mon poing su’a yeule. Veux-tu ben me dire à quoi ça sert de faire une commission quand on sait d’avance qu’y en a pas un qui va dire la vérité! C’est ben sûr que l’autre, Fava, y va se souvenir de rien! Y’ serait ben cave d’aller dire : oui, oui, c’est moi qui a fait des pressions pour faire rentrer mes petits amis! Y’en a un qui dit blanc, pis l’autre dit noir le lendemain! Pas capable de savoir la vérité, jamais! Pis c’est qui paye pour ça? Nous autres les gars! Le petit peuple, le contribuable!»&lt;br /&gt;Séduit par cette analyse politique franche et sans ambiguïté, j’ai pensé qu’il valait la peine de m’approcher encore un peu du cercle, mais de façon sournoise. Tout près, de belles grosses poitrines de poulet à prix réduit étaient le prétexte idéal.&lt;br /&gt;Le deuxième: «Ça, tu vois, c’est exactement comme le Canadien de Montréal! Qui fait vivre cette équipe là? Le petit peuple qui travaille comme des caves pour se payer des billets pas achetables. Après ça, l’organisation de l’équipe vient nous dire d’être patient avec Carey Price, de pas  huer quand le pauvre p’tit gars se fait passer quatre buts en neuf tirs! Ben c’est ça! Si l’organisation est pas contente de ma performance de spectateur, y’ont juste à me rembourser mon billet! Moi, si je fais pas ma job comme du monde, m’a me faire taper su’a tête! Si le kid est là pour arrêter des pucks, estie, qui fasse sa job pis qui ferme sa yeule, un point, c’est toute!» &lt;br /&gt;Approchant les saucisses en jouant lamentablement mon rôle de client désintéressé du sujet, le troisième monsieur, le plus mince, m’a reluqué : « Pis vous monsieur Perro, vous en pensez quoi de ça? » Je ne le savais pas trop, franchement. J’ai répondu qu’il fallait d’abord que je prenne le temps d’y réfléchir. « Ben, faites ça, pis vous en parlerez dans votre chronique, ça vous fera un bon sujet! »&lt;br /&gt;Alors, j’ai réfléchi. &lt;br /&gt;Curieusement, le sport et la politique ne sont pas très loin un de l’autre. Dans les deux sphères d’activité, il est question de performance et de confiance. Les électeurs attendent de leurs représentants exactement ce qu’ils réclament des hockeyeurs soit d’être au moins à la hauteur des prévisions. Nous espérons de l’équipe qui nous gouverne comme celle qui nous représente sur la glace, de voir des exemples concrets de dépassement et de courage. Nous souhaitons avoir en postes des êtres humains capables de faire face à la musique et de reconnaître avec modestie les erreurs commises. &lt;br /&gt;Il suffit d’un bon joueur pour redonner vie à une équipe de hockey, et Halak l’aura prouvé. Il suffit d’un bon leader pour redonner confiance aux électeurs, Obama en est la démonstration. S’il est supporté par une équipe solide formée d’ardents travailleurs, un homme peut arriver à changer bien des aspects du monde ou à remporter une Coupe Stanley. &lt;br /&gt;La commission Bastarache, c’est un peu comme Carey Price dans les filets. Tout le monde sait que les résultats se feront attendre et qu’au bout du compte, personne n’en aura vraiment pour son argent. Comme notre gardien numéro un, la montagne politique accouchera d’une souris et se fera la faute du monde entier, sauf des principaux protagonistes. On dira des électeurs qu’ils n’ont pas compris le véritable rôle de la commission, et que c’est à cause de la hargne des spectateurs que le malheureux Carey n’arrive pas à faire bonne figure. Voilà ce que je pense de la commission Bastarache…et de Price. J’espère, dans les deux cas, me tromper.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-7342532570007166954?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/7342532570007166954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/09/des-affaires-regler.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/7342532570007166954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/7342532570007166954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/09/des-affaires-regler.html' title='Des affaires à régler'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TKDgs6ok-vI/AAAAAAAAAHE/yrl0NNnVHh4/s72-c/epicerie1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-4618139777300194811</id><published>2010-09-20T18:36:00.000-07:00</published><updated>2010-09-21T16:27:34.847-07:00</updated><title type='text'>J’ai mal partout</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TJgMbLiavAI/AAAAAAAAAG8/joL2HQnSkB0/s1600/20060629ca20me20fatigue.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 210px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TJgMbLiavAI/AAAAAAAAAG8/joL2HQnSkB0/s320/20060629ca20me20fatigue.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5519175004435692546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, en ouvrant les yeux, j’ai cru que j’étais paralysé. Je ne sentais plus mes bras ni mes jambes, pas même le bout de mes orteils! D’abord affolé par ma condition, j’ai me suis ensuite concentré sur les muscles de mon cou pour parvenir laborieusement à bouger la tête. Dans un effort digne d’Hercule, mes épaules ont suivi le mouvement et, miracle! je me suis tourné sur le dos. Cette performance olympique m’a confirmé ce que je savais déjà : non, je n’étais pas étendu sur les rails d’un chemin de fer et donc aucune locomotive n’avait pu me passer sur le corps. Comme tous les matins, j’étais dans mon lit, et rien d’anormal ne s’était produit durant la nuit. Chacun de mes membres se sont lentement animés, muscle par muscle, puis j’ai pu me lever... Mon déplacement entre la chambre et la salle de bain fut un marathon. Une épreuve à ce point difficile que j’ai bien failli me laisser choir sur le sol. Entre deux gémissements, je me jurais de me remettre dans une meilleure forme physique. Pourquoi?  Parce la veille j’avais passé la journée à… travailler. &lt;br /&gt;Quand je dis « travailler », je veux dire physiquement, bien sûr. Et il ne s’agissait pas de n’importe quoi non plus, non monsieur! Une vraie job ! J’ai participé à la réfection d’une  toiture, celle du chalet de mon beau-frère Guy. Un travail de titan où les véritables hommes se mesurent entre eux. Un boulot où seuls les plus forts survivent, rien à voir avec mes journées habituelles que je passe devant mon écran d’ordinateur. &lt;br /&gt;Muni de ma pelle à bardeaux, j’ai commencé ma journée de travail convaincu que tout serait terminé quelques heures plus tard parce que, heureusement, presque tous les membres de la famille s’attaqueraient à la tâche. Sinon j’y serais encore. Alors, grâce à la participation de tous, le boulot a avancé rapidement, mais moi, à midi j’étais complètement fini ! Des ampoules aux mains, le dos en compote, je regardais travailler les autres en me demandant où ils pouvaient bien puiser leur énergie. J’ai dû faire un triste constat : ma piètre forme physique. Mais rassurez-vous, avant de casser, j’en ai quand même arraché des bardeaux! Et a un bon rythme en plus.  &lt;br /&gt;Cependant, il y avait sous le soleil éblouissant de cette magnifique journée, un esprit d’entraide familiale que je n’avais jamais eu l’occasion de connaître. Les frères et la sœur de Anne, nos enfants (adultes), plus la faune élargie de beaux-frères. Une véritable armée s’était mise en branle à partir d’une bonne logistique. Le plus naturellement du monde, tous les participants ont endossé une fonction. À l’image des fourmis, l’effort collectif a porté fruit et le toit du chalet était recouvert de sa nouvelle membrane imperméable cinq minutes avant que la pluie ne commence! Il était moins une.&lt;br /&gt;Un moment, je me suis senti transporté au temps de nos aïeux qui, dans les villages, participaient régulièrement aux corvées des uns ou des autres. C’était à une époque moins individualiste où les rapports entre les individus étaient plus étroits, plus intimes. Aujourd’hui, le temps c’est de l’argent et peu sont enclins à partager gratuitement leurs précieux samedis ou leurs intouchables dimanches.  Les valeurs changent avec le temps qui passe et je ne me surprends pas de ce mouvement de balancier. Sans croire que c’était mieux dans le bon vieux temps, je sais que l’homme est une créature sociale et qui se réjouit parfois de briser son isolement pour se fondre dans une tâche collective. La pizza est toujours meilleure avec ceux qu’on aime et la bière toujours plus désaltérante après une grosse journée de travail en groupe. Qui sait, dans vingt ans, la collaboration et l’entraide reviendront peut-être à la mode. &lt;br /&gt;Je survivrai sans doute à mes courbatures. Si je pouvais seulement réussir à me lever de ma chaise pour aller me prendre un verre d’eau à la cuisine, au moins je ne mourrai pas de déshydratation. C’est inouï le nombre de muscles que possède le corps humain. Il y en a même dans les orteils et aussi un petit, que je sens très bien pour la première fois, derrière mon genou droit. Je me serais bien amusé à vous les nommer tous, mais ils me font trop souffrir!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-4618139777300194811?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/4618139777300194811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/09/jai-mal-partout.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4618139777300194811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4618139777300194811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/09/jai-mal-partout.html' title='J’ai mal partout'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TJgMbLiavAI/AAAAAAAAAG8/joL2HQnSkB0/s72-c/20060629ca20me20fatigue.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-7796268599587079728</id><published>2010-09-13T07:01:00.000-07:00</published><updated>2010-09-13T07:03:36.906-07:00</updated><title type='text'>Champignonnette à pois et le Gros Chaperon Rouge</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TI4vHZJf69I/AAAAAAAAAG0/UxvHEvXoXcM/s1600/0-oftcPHwb-champignons-s-.png"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 226px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TI4vHZJf69I/AAAAAAAAAG0/UxvHEvXoXcM/s320/0-oftcPHwb-champignons-s-.png" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5516398397631753170" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas… C’est ce que nous avons fait, Anne et moi, la semaine passée. Équipés de nos paniers de pêche en plastique, imitation osier, nos petits couteaux de cuisine et nos sacs en papier brun, nous avons parcouru un petit coin de la forêt –presque- sauvage de St-Paulin. Malgré le temps maussade et notre lever à une heure plus matinale qu’à l’ordinaire, nous avons affronté courageusement l’adversité dans l’espoir de tomber sur un village de Schtroumpfs! À ce qu’on ma dit, il y en aurait tout un paquet en Mauricie… Rien de mieux qu’une bonne soupe aux Schtroumpfs à l’automne! &lt;br /&gt;Bon, dans les faits, nous sommes allés cueillir des champions. En tant que membres de la Coopérative agro-forestière de Maskinongé, nous avons participé à une journée d’initiation à la cueillette de champignons sauvages. C’est vrai, pourquoi ne tenterions-nous pas le coup, ça pourrait être amusant? À 8h30, nous étions au rendez-vous à l’église de St-Paulin d’où nous sommes partis avec les autres pour aller dans le bois. Avant, nous avons reçu une formation de base concernant le monde des spores et du mycélium… qui n’a rien à voir avec le millenium. Bref, j’ai appris, et retenu (le plus important), qu’il existe quatre grandes catégories de champignons dans les forêts du Québec. D’abord, les champignons à lamelles dont il faut se méfier parce qu’on retrouve parmi eux des amanites toxiques et parfois même mortelles. Il y a les champignons à aiguillons que j’ai trouvé en bonne quantité dans la mousse, et les espèces dites « à plis», dont fait partie l’exquise chanterelle. Finalement les champignons à tubes (les bolets), qu’il faut cueillir avant que les parasites qui en sont friands, ne les attaquent. &lt;br /&gt;Dans le bois, avec mon panier, je me prenais pour le Chaperon Rouge. Enfin, si le loup m’avait croisé, il aurait eu tout un choc! En voyant le  combo sale gueule et taille de yeti avec en prime mon couteau de cuisine, la pauvre bête serait tombée en dépression grave. Cette nouvelle version du Petit Chaperon Rouge lui aurait coupé sec l’envie de rencontrer mère-grand! &lt;br /&gt;Alors que je m’affairais à essayer de  découvrir  LE spécimen, j’ai levé les yeux pour réaliser que Anne, elle, ressemblait à la Champignonnette à pois, le personnage cool, et aérien dans sa gestuelle, d’une émission de notre enfance. Comme la Champignonnette à pois, Anne se déplaçait au ralenti et sur la pointe des pieds, pour éviter d’écraser toute espèce éventuellement comestible. Parfois, quand on se perdait de vue, j’entendais un  Bryan? qui l’assurait qu’elle n’était pas écartée. Je vous fais une confidence. Anne a un sens de l’orientation bien à elle. Par réflexe, elle tourne toujours à droite. Combien de fois, à la sortie d’un magasin par exemple, je l’ai vue filer à droite, alors que la voiture était immanquablement stationnée du côté opposé. Au début, quand nous nous sommes rencontrés, j’allais la rattraper. Maintenant je reste planté devant l’immeuble et j’attends. Généralement, au bout d’une quinzaine de secondes elle s’arrête, se retourne, puis rebrousse chemin en soupirant.  &lt;br /&gt;En résumé, cette matinée magnifique à cueillir des champignons s’est terminée dans un écœurement complet de la petite mouche noire qui, contrairement à celle du printemps, ne pique pas.  Non, celles-là forment des essaims autour de la tête, mais assez pour rendre fou n’importe quel cueilleur de champignons!  Nous avons aussi complété notre expérience  avec une sensationnelle récolte de champions non comestibles et infestés de parasites. Des experts, quoi! Mais notre première fois nous a quand même apporté beaucoup de plaisir à nous retrouver en forêt pour une nouvelle activité. &lt;br /&gt;En tout cas, j’ai compris, avec ma Champignonette à pois, que nous ne mangerons pas de champignons sauvages cueillis par nous-mêmes avant un petit bout de temps. En tout cas, pas avant d’avoir l’œil pour les délicieuses chanterelles ou les délicats pleurotes. Cependant, je ne suis pas rentré bredouille. En plus de rapporter dans mes souvenirs des belles images qui sentaient bon la terre fraiche et humide du matin, j’ai aussi capturé une bonne dizaine de Schtroumpfs insouciants. Ils sont pendus par les jambes dans ma cuisine en attendant de les mettre dans la soupe. Quelqu’un connaît le numéro de téléphone de Gargamel?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-7796268599587079728?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/7796268599587079728/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/09/champignonnette-pois-et-le-gros.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/7796268599587079728'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/7796268599587079728'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/09/champignonnette-pois-et-le-gros.html' title='Champignonnette à pois et le Gros Chaperon Rouge'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TI4vHZJf69I/AAAAAAAAAG0/UxvHEvXoXcM/s72-c/0-oftcPHwb-champignons-s-.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-4000556062395681780</id><published>2010-09-06T08:04:00.000-07:00</published><updated>2010-09-06T08:07:49.951-07:00</updated><title type='text'>Ma nouvelle bébelle</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TIUDoYg3ZvI/AAAAAAAAAGs/75sNzV_wkK8/s1600/ipad.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 171px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TIUDoYg3ZvI/AAAAAAAAAGs/75sNzV_wkK8/s320/ipad.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5513817311094990578" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La première que je l’ai vue, c’était dans une revue de sciences et technologies où un journaliste, emballé par la bébelle en question, vantait sans retenue ses grandes qualités. Il parlait de cette chose comme d’une révolution dans le domaine informatique, mais je demeurais malgré tout presque sceptique. Par contre, la photo de l’article montrant l’appareil avait que quoi séduire. Un écran simple, noir et doté d’un bouton unique me plaisait beaucoup. Comme on dit, c’était design et élégant, mais j’allais quand même attendre un peu avant d’acheter la soi-disant merveille, histoire de me renseigner davantage. Lire d’autres critiques et d’ici là, une deuxième génération, c’est-à-dire une version améliorée, verrait bien le jour. J’en ai été incapable. Depuis deux mois, je suis l’heureux possesseur d’un IPad que j’adore. Tellement, que je le prends partout avec moi, même au lit. &lt;br /&gt;Pour ceux qui ne sauraient pas encore ce qu’est un Ipad, imaginez une petite télévision d’une vingtaine de centimètres à écran plat. Entièrement tactile et munie d’une batterie interne tenant facilement une bonne douzaine d’heures d’activités, cette machine d’enfer permet de regarder des films, d’écouter de la musique et de naviguer sur Internet. En plus du traditionnel courriel auquel peuvent accéder tous les ordinateurs portables, le Ipad, lui, est un des plus formidables outils pour se connecter sur le monde. Par exemple, moi qui adore le Portugal, je peux lire tous les journaux du pays à l’instant même où ils sont mis en ligne. J’écoute également Antena 1, une radio de Lisbonne qui ressemble un peu à notre Radio-Canada. Toutes les chroniques, les informations et les émissions de variétés me sont accessibles tout à fait gratuitement!  Bien qu’occasionnellement il faille débourser pour certaines applications, les montants demandés sont pour la plupart dérisoires. &lt;br /&gt;Ma nouvelle machine pas plus volumineuse qu’un magazine  me permet aussi d’écouter les reportages de France Culture assis dans ma cour. Je peux lire mon Nouvelliste tous les jours, même sur une terrasse à l’autre bout du monde. Ou tenez, prenez l’Hebdo du St-Maurice. On ne me le livre plus à moins que j’accepte de payer. Pourquoi? Parce que je refuse de recevoir leurs milliers de circulaires qui viennent avec! Pas de circulaires, pas de journal gratuit! À notre grand étonnement, le distributeur de cochonneries nous avait bien expliqué cette façon de procéder, à Anne et moi. Vous savez maintenant où vous pouvez vous le mettre, votre petit sac blanc.&lt;br /&gt;Au bout des doigts, j’aurai le résultat des matchs de hockey aussi bien que le classement des équipes de la FIFA. J’ai téléchargé gratuitement plusieurs guides de voyage et de nombreux classiques de la littérature. Sherlock Holmes dans la langue de Molière et Alice au pays des Merveilles seront mes deux prochaines lectures. Pour quelques dollars seulement, c’est toute une bibliothèque de titres québécois et français qui me sont désormais accessibles. Cependant, il y a un petit hic. Je n’arrive pas à écrire avec mon Ipad. Bien qu’il y ait des logiciels de traitement de texte approprié, le trop petit clavier qui apparaît au besoin dans le bas de l’écran ne me convient pas.  Je m’habituerai peut-être un jour, mais pour l’instant, l’exercice demeure trop laborieux. &lt;br /&gt;En 1995, Internet venait de s’implanter à Shawinigan. J’étais allé chez mon pote Gilles, déjà utilisateur de la chose, pour qu’il me montre les rudiments de l’autoroute de l’information qui n’était alors accessible que par la ligne téléphonique. Les sites prenaient une éternité à se télécharger, mais j’étais en admiration devant les premiers balbutiements de la grande toile. Quinze ans plus tard, j’ai entre les mains un appareil révolutionnaire capable de se brancher partout sur la planète. Déjà, il est devenu, plus qu’un ordinateur, il est un prolongement de moi-même. Imaginez maintenant ce que sera la technologie dans vingt ou trente ans! &lt;br /&gt;Comment l’humanité s’y est-elle pris pour communiquer pendant des millénaires sans courriel? Difficile à imaginer. Si demain je n’y avais plus accès, je n’aurais plus assez de temps dans une seule journée pour envoyer des télécopies ou des lettres à mes correspondants. Mes parents ont assisté à l’arrivée de la télévision, moi je suis de la génération de l’ordinateur. Tant et si bien que si j’avais à écrire sur une vieille Underwood ou même à la main, j’abandonnerais mon métier… que voulez-vous, on devient vite gâté!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-4000556062395681780?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/4000556062395681780/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/09/ma-nouvelle-bebelle.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4000556062395681780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4000556062395681780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/09/ma-nouvelle-bebelle.html' title='Ma nouvelle bébelle'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TIUDoYg3ZvI/AAAAAAAAAGs/75sNzV_wkK8/s72-c/ipad.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-1315386583794459311</id><published>2010-08-30T07:28:00.000-07:00</published><updated>2010-08-30T07:30:35.172-07:00</updated><title type='text'>La leçon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/THvAaJU8i2I/AAAAAAAAAGc/j7chA5Zno_w/s1600/wpid-bingo_balls2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 234px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/THvAaJU8i2I/AAAAAAAAAGc/j7chA5Zno_w/s320/wpid-bingo_balls2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5511210124430838626" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J’ai souvent tourné en dérision le bingo. Comme beaucoup d’entre vous je suppose, ce divertissement m’apparaissait comme une activité destinée surtout aux personnes plus âgées cherchant à meubler leur temps. En outre, dans mon esprit, il n’y avait pas de défi dans ce jeu, donc pas plus d’intérêt que ça à y participer. Bref, je n’avais aucune bonne raison de me rendre dans une salle de bingo. Mais, mon destin en a décidé autrement! Imaginez ma surprise l’autre jour quand mon fils Charles m’a invité à les accompagner au bingo, lui et Loïska, sa nouvelle blonde, une ancienne «calleuse» de boules. Pour toute réponse, je l’ai taquiné sur son choix d’activité, mais le soir venu, j’ai accepté avec plaisir. Curieux, je ne savais pas ce qui m’attendait. T’en fais pas, moi ça sera la deuxième fois et Loïska va nous aider.  Ça va Charles, mais tu vas voir, je n’ai pas besoin qu’on m’explique. Il s’est contenté de sourire… &lt;br /&gt;L’Everest ne se gravit pas sans sherpa, le bingo ne s’apprend pas sans un bon guide non plus. Depuis l’achat de cartes, en passant par le Bonanza du bloc A, le jeu régulier, les doubles lignes, la Petite frime, les feuilles supplémentaires, la double action, le montant des lots cumulatifs, le bingo en ligne de Loto-Québec (présenté par Yves Corbeil !), le trèfle chanceux, la carte pleine et les couleurs de feuilles, croyez-moi, le novice se perd plus vite qu’un touriste japonais dans la jungle africaine. À la première boule, je suais déjà. Moi, qui aurais cru pouvoir suivre aisément les douze cartes placées sous mes yeux, j’étais désespéré par mon rythme de tortue. Les boules défilaient les unes après les autres dans une cadence infernale et je n’arrivais toujours pas à suivre! À quelques tables de moi, devant leurs trente-six cartes, quant à elles, des joueuses d’expérience s’impatientaient de la lenteur du jeu… &lt;br /&gt;À un moment de la partie, c’est sorti tout seul, calvaire, j’suis pas capable, ça va trop vite! Loïska est venue tout de suite à ma rescousse. Tout en jouant ses propres cartes, elle s’est penchée sur les miennes pour me remettre dans la partie. En cinq secondes, elle avait rectifié mes nombreuses erreurs et rattrapé mon retard ! Par quel miracle venait-elle de réussir cet exploit? Sans doute de la magie noire… Bingo!!! C’était Loïska qui, l’instant d’après, remportait cinquante dollars! J’en aurais donné le double pour prendre une pause drette-là, mais je pouvais toujours rêver puisqu’on jouait pour la carte pleine! &lt;br /&gt;Dorénavant, je classe le bingo dans la catégorie des sports extrêmes. Je suis sérieux. Pour jouer correctement, il faut la concentration d’un champion olympique, la présence d’esprit d’un coureur automobile et les nerfs d’acier d’un pilote de F-18 et j’exagère à peine. Je suis sorti de là complètement vidé. Le cerveau encore en ébullition après quatre heures de jeu, ce soir-là je me suis endormi des Z et des lignes horizontales dans la tête. &lt;br /&gt;Le pire à vivre au bingo, c’est l’angoisse. Plus la partie progresse, plus on sent monter la tension chez les joueurs. L’anxiété devient palpable dans toute la salle. Dans un silence d’église, on attend que le « calleur » annonce les numéros. La prochaine boule sera peut-être la bonne. Puis, quelqu’un finit par crier BINGO! S’ensuit alors un concert de soupirs et de murmures de mécontentement, un chant choral de consternation. Si c’est un habitué qui gagne, tous acceptent d’emblée le verdict en déchirant immédiatement leurs cartes. Quand il s’agit de nouveaux venus, plus susceptibles de se tromper, tout le monde retient son souffle jusqu’à la vérification officielle. Dans le cas d’une erreur confirmée, la partie reprend dans un OUF ! de soulagement collectif. &lt;br /&gt;Désormais, quand on me parlera de la grande salle de bingo de Shawinigan, j’éviterai de faire de mauvaises plaisanteries. En plus d’y avoir rencontré des gens charmants, courtois et attentionnés les uns envers les autres, je me suis vite aperçu que mes préjugés n’étaient pas fondés. Non, le bingo n’est pas une activité pour une seule catégorie de personnes. Y retournerai-je? Pourquoi pas, mais si je veux être plus performant, je prendrai d’abord des vitamines et des suppléments alimentaires!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-1315386583794459311?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/1315386583794459311/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/08/la-lecon.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1315386583794459311'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1315386583794459311'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/08/la-lecon.html' title='La leçon'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/THvAaJU8i2I/AAAAAAAAAGc/j7chA5Zno_w/s72-c/wpid-bingo_balls2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-965667958943634610</id><published>2010-08-23T09:06:00.001-07:00</published><updated>2010-08-23T09:07:44.943-07:00</updated><title type='text'>La Grande Ourse</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/THKcrLVHOzI/AAAAAAAAAGU/kn95Kx1pnsk/s1600/thumbnail.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 160px; height: 107px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/THKcrLVHOzI/AAAAAAAAAGU/kn95Kx1pnsk/s320/thumbnail.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5508637559817190194" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je jouais le rôle du Temps à l’époque où la Cité de l’Énergie présentait Kosmogonia, mon entrée en scène s’effectuait sur une plateforme qu’on avait préalablement élevée à une quinzaine de mètres dans les airs. J’apparaissais en chantant (chanter est peut-être un peu exagéré…  disons que mon phrasé avait des intonations chantantes) alors que mon perchoir regagnait doucement le sol « Je suis le jour, je suis la nuit, je suis le cauchemar du jour et la peur de la nuit, je suis… LE TEMPS! » Il y a déjà cinq ans de cela, et je me rappelle toujours du texte. Après deux cents spectacles, les mots de Kosmogonia se sont forgées une niche dans ma mémoire et ils squattent toujours mes neurones. Tant mieux, ils auront pris la place d’Agadou dou dou... Bref, tous les soirs avant que les projecteurs se braquent sur moi, j’avais l’habitude de lever les yeux au ciel pour observer la Grande Ourse, fidèle au rendez-vous. J’avais curieusement l’impression que la constellation m’épiait aussi. &lt;br /&gt;Durant cinq étés, cette sensation abstraite de l’observation mutuelle avec le cosmos m’a habité. Même les soirs chargés de nuages qui m’empêchaient de voir les étoiles, je les savais présentes, et toujours aussi lumineuses de l’autre côté du brouillard. À une époque ancienne, les hommes voyaient dans les astres des symboles aussi puissants qu’Isis et Osiris, les dieux fondateurs de l’Égypte. Moi, sur mon plateau, je jouais ma propre mythologie. J’étais le Temps, une invention essentiellement terrestre qui n’existe sans doute nulle part ailleurs dans l’univers, en tout cas pas tel que nous le concevons. Unique, fier, indépendant dans mon rôle, j’endossais chaque soir ma singularité dans l’univers, mais je faisais surtout face à la Grande Ourse qui ne cessait de m’observer tous les soirs de spectacle. Je jouais pour le public, bien sûr, mais aussi pour elle. &lt;br /&gt;Pour ceux d’entre vous qui croiraient que je délirais, je jure que j’étais, et suis toujours sain d’esprit. Quand on nous enseigne le métier de comédien, on comprend toute l’importance de donner un sens au personnage. Jouer sur scène n’est pas si facile que ça et rendre avec justesse des émotions ne s’acquiert pas automatiquement en apposant sa signature sur un contrat de l’Union des Artistes. Afin que la magie opère et qu’elle transporte les spectateurs, il faut non seulement croire aux mots qu’on nous a mis en bouche, mais aussi à tout ce qu’on fait sur un plateau. Au-delà des gestes qu’on répète soir après soir et qui peuvent finir par devenir lassant, le comédien doit constamment puiser en lui la bonne motivation pour performer, et se dépasser. Jouer est une métaphore de la vie quotidienne. &lt;br /&gt;En repensant à mon rôle dans Kosmogonia, je constate qu’il passe le temps… Les échasses sur lesquelles je devais me déplacer, mon entrée en scène fabuleuse… On dirait que les saisons passent de plus en plus rapidement et qu’avec elles tout change. Tout sauf peut-être la Grande Ourse. En tout cas, c’est ce que j’ai ressenti à la dernière représentation de l’été d’Éclyps. Comme dans le temps, j’ai levé les yeux au ciel et que j’ai vu ma vieille amie, la Grande Ourse. Un autre été de passé, ai-je songé. Tu l’as aimé notre spectacle? Comme d’habitude, je n’ai pas eu de réponse. Le cosmos se contente d’offrir aux mortels son éternel silence.&lt;br /&gt;«Comme un voleur, je vous arrache les journées… comme on arrache un enfant à sa mère, comme on effeuille la marguerite, une à une. Tu vieillis, un peu, beaucoup, passionnément!» disait avec éloquence le Temps dans Kosmogonia, qui revient trop souvent me hanter. &lt;br /&gt;Les Aztèques appelaient la Voie lactée le serpent nuage parce qu’ils voyaient en elle une immense bête cosmique.  Pour d’autres cultures la Voie lactée pouvait être une route ou un fleuve reliant le ciel et la Terre. Dans les contes maoris, l'étoile polaire protège les humains des forces démoniaques de l’univers. Chez nous, dans l’héritage catholique du Québec, l’étoile de Bethléem annonce à chaque Noël la venue du Sauveur. Chacun sa culture, chacun ses étoiles. Moi, c’est la Grande Ourse qui, dans ma propre mythologie, me rappelle le temps qui passe…trop vite il me semble. Est-ce parce que je serai grand-père dans sept mois? Allez donc savoir…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-965667958943634610?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/965667958943634610/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/08/la-grande-ourse.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/965667958943634610'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/965667958943634610'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/08/la-grande-ourse.html' title='La Grande Ourse'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/THKcrLVHOzI/AAAAAAAAAGU/kn95Kx1pnsk/s72-c/thumbnail.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-5814355145984884913</id><published>2010-08-16T08:18:00.000-07:00</published><updated>2010-08-16T08:21:26.548-07:00</updated><title type='text'>Qui mange une noix de coco fait confiance à son anus</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TGlXOEfKDiI/AAAAAAAAAGM/LvHmzKi8faE/s1600/Noix_Coco_DC_t.800.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 233px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TGlXOEfKDiI/AAAAAAAAAGM/LvHmzKi8faE/s320/Noix_Coco_DC_t.800.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5506027918671351330" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J’aurais bien aimé qu’elle soit de moi, mais j’ai pris connaissance de la maxime pour la première fois dans un courriel de Johanne, régisseuse du spectacle Éclyps. Que je sois présent ou non, après chacune des représentations, Johanne me rédige scrupuleusement un rapport de la soirée en y ajoutant souvent des métaphores ou des citations inspirées comme celle-là qui provient de la sagesse millénaire des griots camerounais. Ce qui est amusant avec le proverbe en question, ce sont ses différents niveaux de lecture. Alors que bien souvent des mots n’arrivent pas à expliquer correctement une idée, la sagesse populaire, elle, la représenter en une simple phrase. C’est la magie des cultures orales où la forme doit être frappante pour faire passer le message! Dans ce cas-ci, on sait tous qu’il est impossible pour quiconque d’avaler une noix de coco, ce qui amène donc à quitter automatiquement cette première image de base pour laisser place dans l’esprit à tout un monde de significations. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre soir, je suis dans un restaurant italien avec mon beau-frère Guy et ses invités, deux chinois nouvellement immigrés. Un des deux est bouddhiste et doit observer un végétarisme strict. Ni viande, ni poisson. Pas d’œufs non plus. En regardant le menu avec lui pour l’aider à choisir un plat qui ne contredise pas les principes de sa religion, il m’informe qu’il ne mange pas d’oignon non plus, ni d’ail. Devant un menu italien, admettez que les options s’en trouvent grandement restreintes! Pourtant, l’ail ne se chasse pas et je n’ai jamais vu un oignon saigner. Pourquoi donc les exclure de son alimentation? Parce que ce sont des plantes renfermant des substances toxiques qui dérangent l’âme et le corps… J’ai  toujours cru aux vertus de ces aliments, davantage après avoir entendu le docteur Béliveau en vanter les mérites. Néanmoins,  j’acceptai l’explication du bouddhiste sans argumenter. Après tout, je n’avais pas envie de faire des chinoiseries avec la sagesse millénaire d’une grande religion. Et qui suis-je, moi, pour contredire le Dalaï-Lama? &lt;br /&gt;Puis, il s’est passé quelque chose d’étonnant. Après avoir passé sa commande de plats sans viande, sans poisson, etc, le bouddhiste s’est levé pour aller fumer une cigarette! Ben, voyons… Y’a pas quelque chose qui cloche, là? En guise de réponse, Guy s’est contenté de hausser les épaules et s’est mis à rire. &lt;br /&gt;Or, si je résume bien la pensée bouddhiste de mon vis-à-vis de table, l’ail et l’oignon sont toxiques pour le corps et l’esprit, et non pas les substances contenues dans la cigarette comme le monoxyde de carbone (que l'on retrouve aussi dans l’atmosphère), l’arsenic (poison à rat), l’ammoniac (nettoyeurs à vitre), l’acétone (les dissolvants de vernis à ongles), l’acide cyanhydrique (déjà utilisé dans les chambres à gaz), le naphtalène (composante des boules à mites), le plomb, les éléments sulfurifères (que l'on retrouve dans les allumettes), l’alcool volatil, le formaldéhyde (utilisé entre autres pour l’embaumement) et le butane ? À moins que l’Association pulmonaire du Québec qui fournit la liste de ces composants soit dans le champ, mon bouddhiste peut aller se rhabiller avec sa sagesse millénaire et commander deux baguettes de pain à l’ail. Il faut être drôlement confiant pour avaler une telle noix de coco!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que je comprends du proverbe africain cité plus haut, c’est qu’il faut accepter les conséquences de ses choix. Et surtout, ne pas s’étonner s’il arrive que ça fasse mal par là où ça passe! Nos actions sont quelquefois des noix de coco qu’on avale et qui finiront un jour par nous faire souffrir. La vie est ainsi faite. Nous sommes responsables de nos actes et des conséquences qui s’y rattachent. Qui mange une noix de coco doit faire confiance à son anus ou en payer le prix. Bon, voilà que je donne la leçon comme un maître bouddhiste, donnez-moi deux secondes, je vais aller en griller une pour me recentrer sur mes bonnes énergies. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenez, je viens d’en recevoir une autre de Johanne par courriel : « Si tu vois un crocodile acheter un pantalon, c'est qu'il a trouvé le moyen de rentrer sa queue ». Pensez-y ! Celle-là est un peu plus difficile.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-5814355145984884913?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/5814355145984884913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/08/qui-mange-une-noix-de-coco-fait.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5814355145984884913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5814355145984884913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/08/qui-mange-une-noix-de-coco-fait.html' title='Qui mange une noix de coco fait confiance à son anus'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TGlXOEfKDiI/AAAAAAAAAGM/LvHmzKi8faE/s72-c/Noix_Coco_DC_t.800.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-4004545940694210764</id><published>2010-08-09T07:33:00.000-07:00</published><updated>2010-08-09T07:37:37.748-07:00</updated><title type='text'>Le choc Grand-mérois</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TGASVQ4GCrI/AAAAAAAAAGE/LQrb9utQGwk/s1600/flint.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 218px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TGASVQ4GCrI/AAAAAAAAAGE/LQrb9utQGwk/s320/flint.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5503418901163543218" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Même si je suis Shawiniganais de naissance, j’ai vécu la majeure partie de ma vie dans l’ancienne ville de Grand-Mère. De la Pointe-à-Comeau où j’aimais traîner sur les bômes jusqu’à la 6e Rue, dans mon grand appartement en face du défunt Hôtel Windsor, j’ai toujours beaucoup aimé cette ville. C’est à Grand-Mère que j’ai rencontré Anne et que nous y avons acheté notre première maison. À côté, le Centre de la Culture où j’ai joué en 1991 ma première pièce de théâtre professionnel, Des Clowns et des Hommes. Partagé la scène avec des comédiens du téléroman Entre chiens et loups restera à jamais une expérience inoubliable! C’est encore à Grand-Mère, au Village d’Émilie cette fois, que j’ai commencé à écrire des spectacles, avant de les produire plus tard. Maintenant que j’habite Saint-Mathieu, je passe rarement à Grand-Mère, mais je pense bien avoir encore quelques amis dans cette ancienne ville où j’ai eu tant de bonheur. &lt;br /&gt;Nous le savons, Grand-Mère n’est pas et ne sera jamais Prague ou Venise. Même à l’époque où il s’agissait d’une ville en soit, l’ensemble architectural de ce secteur de la nouvelle ville de Shawinigan était loin d’être considéré comme une perle. D’abord la petite agglomération était assez représentative d’une vocation industrielle propre à notre région. Ensuite, comme la vieille dame dont elle s’est inspirée pour son nom, la ville bien avait quelques rides qu’on a malheureusement trop souvent enrobées d’un esthétisme douteux. Quant à moi, ces imperfections ne me la rendaient que plus attachante. J’y voyais une forme de fierté, malhabile peut-être, mais qui venait accentuer son véritable charme, la simplicité. &lt;br /&gt;Il y avait bien deux ans, au moins, que je n’avais pas remonté la grande côte de la 6e Ave à la sortie du pont suspendu. En atteignant le haut de la ville, je n’ai d’abord pu qu’émettre un OUF! avant de dire à Anne qu’on se serait cru à Flint dans l’état du Michigan, là d’où vient Michael Moore (Roger and me, Bowling for Columbine, Farenheit 9/11, SiCKO). Entre le Rocher et l’église St-Paul, j’ai eu l’impression de rouler dans une de ces municipalités étatsuniennes aux commerces fermées par la crise. Excepté quatre ou cinq joueurs de cartes en camisole et la cigarette au bec installés devant la façade un immeuble inoccupé, nulle vie sur la rue. Il y a à peine quinze ans, on y trouvait encore une quincaillerie, une taverne – Chez ti-Paille, je m’en rappelle -  un endroit pour jouer aux quilles, un ou deux marchand de couvre plancher, une société des alcools, un magasin de variétés et même un restaurant à thématique sportive. D’accord, ce n’était peut-être pas le coin le plus chic de la ville, mais c’était animé, et les affaires semblaient rouler pas si mal! Aujourd’hui, j’imagine que pour la poignée de commerçants survivants, le quotidien ne doit pas être toujours facile. &lt;br /&gt;À qui la faute? On n’en sait trop rien. Les grandes surfaces y sont-elles pour quelque chose? Sans doute un peu, oui. Devons-nous attribuer cette débâcle à la crise économique, au manque d’emplois dans le domaine forestier? À un moment où j’habitais Grand-Mère, j’en ai voulu au manque de vision des élus municipaux qui ont fermé, tour à tour, le Centre de la Culture et le Village d’Émilie, deux phares dont le but était d’attirer des gens en ville. Encore aujourd’hui, j’ai du mal à comprendre cette idée rétrograde des anciennes administrations municipales. Bref, le mal est fait et la ville que j’ai tant aimée ressemble de plus en plus à la petite ville de Flint au Michigan après la fermeture des usines Général Motors qui entrainèrent avec elle la perte de 30 000 emplois. Ça m’attriste beaucoup. &lt;br /&gt;Les habitants de Grand-Mère sont comme les Latuquois, des gens fiers avec qui je partage la même génétique en ce qui concerne ma Mauricie. Je sais que certaines personnes seront en colère suite à la lecture de cette chronique, mais je me devais de vous livrer mes impressions. Deux choix s’offrent aujourd’hui aux résidents du secteur Grand-Mère, se relever les manches et travailler pour l’amélioration de leur artère commerciale ou attendre en camisole sale devant un commerce fermé, la cigarette au bec et une petite bière entre les cuisses, qu’un sauveur se présente ou qu’un miracle se produise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-4004545940694210764?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/4004545940694210764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/08/le-choc-grand-merois.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4004545940694210764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4004545940694210764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/08/le-choc-grand-merois.html' title='Le choc Grand-mérois'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TGASVQ4GCrI/AAAAAAAAAGE/LQrb9utQGwk/s72-c/flint.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-5406925196382625025</id><published>2010-08-03T08:17:00.001-07:00</published><updated>2010-08-03T08:18:46.178-07:00</updated><title type='text'>Môfoki</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TFgzMMUD1UI/AAAAAAAAAF0/f8BgHMaxRAg/s1600/media--image-248398-article-ajust_650.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 216px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TFgzMMUD1UI/AAAAAAAAAF0/f8BgHMaxRAg/s320/media--image-248398-article-ajust_650.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5501203229389870402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y avait bien deux ans que je ne l’avais pas vu. Cette semaine, il est venu faire son tour à Shawinigan pour revoir Éclyps et cette fois nous en avons profité pour manger ensemble. Môfoki, son vrai nom Patrice Moïse, est le compositeur musical du spectacle. Je ne me rappelle même plus d’où vient son surnom. Môfoki donc, vient faire sa petite visite chez nous chaque été pour voir sautiller les Sélénites sur les arrangements qu’il a créés pour eux. Depuis vingt ans que nous nous connaissons tous les deux, notre amitié persiste et si les occasions de se voir sont sporadiques, le plaisir des retrouvailles ne s’en trouve que plus grand. Chaque fois, je retrouve le même gars que j’ai connu il y a déjà tant d’années dans un bistrot de Paris. &lt;br /&gt;J’avais dix-neuf ans à l’époque. C’était en 1988 et je m’étais retrouvé en France grâce à un prix de Cégeps en spectacle qui consistait à offrir aux lauréats la chance inouïe d’aller présenter leur numéro sur la scène de l’UNESCO à Paris. J’y étais en tant que monologuiste, et Patrice, lui, avait été sélectionné pour accompagner au clavier une chanteuse de blues, l’autre gagnante du concours. C’est ainsi que le hasard nous a fait monter, lui et moi, dans le même avion pour notre premier saut respectif dans la Ville Lumière. &lt;br /&gt;Une fois remis du décalage horaire, c’est-à-dire quelques jours plus tard, tout le groupe de Québécois dont nous étions Patrice et moi, est sorti fêter l’expérience unique qui nous était offerte. Nous nous sommes retrouvés dans un café situé tout près de la cathédrale Notre-Dame, où on servait la bière dans des bocks d’un litre! Les Formidables qu’ils appelaient ça. C’est précisément ce soir-là que nous nous sommes liés d’amitié Patrice et moi. Si ma mémoire est fidèle, les autres membres de la délégation avaient quitté l’endroit assez tôt pour une discothèque à la mode alors que j’étais resté avec ce Montréalais amateur de reggae. Les Formidables s’enchaînant à bon rythme, nous avons beaucoup parlé, chanté même, et c’est au petit jour que nous sommes rentrés à l’hôtel la gueule bien bourrée comme on dit là-bas. Les trottoirs de Paris étaient un peu moins stables ce matin-là que ceux de la vieille au soir! Bref… &lt;br /&gt;Suite à ce voyage, nous avons travaillé ensemble à monter un petit spectacle d’humour qui a marché quelques années et qui nous a permis de vivre modestement certes, mais de vivre. Nous étions jeunes et nous rêvions de retourner jouer à Paris pour y faire carrière. En attendant, le projet ancré en tête, nous avons sillonné tout le Québec, de Gatineau à Sept-Îles. De petites salles de spectacles en cafés étudiants, avec quelques dollars en poche seulement, ma vieille Chevette bleue, rouillée et cabossée, tenait le coup pour aller chercher de maigres cachets en présentant nos numéros devant des auditoires anémiques. Je me rappelle, un jour nous avons joué en première partie d’un spectacle des Colocs, un groupe encore à peine connu à ce moment là. Nous avions confiance. Rien ne nous arrêtait, Môfoki et moi. Nous avions le monde à nos pieds! Comme le chante Aznavour, un jour nous aurions aussi notre nom en haut de l’affiche! Nous étions courageux, souvent téméraires, mais quand j’y repense,  surtout vraiment pauvres. &lt;br /&gt;En vieillissant, je me rends compte de l’importance que peuvent avoir certains amis dans l’existence. En tant que témoins privilégiés d’un passé finalement pas si lointain, ils me servent, dans mon cas, de repères dans le temps. Grâce à eux, je sais d’où je viens et cela m’aide à mieux apprécier le présent. &lt;br /&gt;L’autre jour, quelqu’un me disait que des études récentes évaluent à six ans l’espérance de vie d’un individu qui déciderait de vivre seul, c’est-à-dire sans aucun contact avec autrui. L’homme est une créature sociale, et comme les loups, il a besoin de sa meute. Voilà à quoi contribuent les amis, nous faire vivre plus longtemps. &lt;br /&gt;Môfoki va venir nous donner un coup de main à Anne et moi, le printemps prochain à la cabane à sucre. En attendant, quand je regarde Éclyps, je sais qu’il est toujours présent. Tous les soirs de spectacle, je l’écoute en souhaitant que d’autres projets nous unissent bientôt de nouveau.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-5406925196382625025?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/5406925196382625025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/08/mofoki.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5406925196382625025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5406925196382625025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/08/mofoki.html' title='Môfoki'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TFgzMMUD1UI/AAAAAAAAAF0/f8BgHMaxRAg/s72-c/media--image-248398-article-ajust_650.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-4816773547898625350</id><published>2010-07-27T15:25:00.000-07:00</published><updated>2010-07-27T15:28:17.842-07:00</updated><title type='text'>La culture de la gratuité</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TE9dYoWrn-I/AAAAAAAAAFs/UinEhzOzvbM/s1600/180600-spectacle-ao-legende-nouveau-presente.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TE9dYoWrn-I/AAAAAAAAAFs/UinEhzOzvbM/s320/180600-spectacle-ao-legende-nouveau-presente.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5498716347773460450" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’un grand arbre tombe, c’est toute la forêt qui en ressent la secousse. Et c’est bien un tremblement que j’ai ressenti en apprenant la fin abrupte du spectacle AO à Drummondville. Un compétiteur de moins pour Éclyps? Non, car AO faisait plutôt partie des éléments essentiels au développement du tourisme en région et il est disparu! Que faut-il en penser ? Qui doit-on blâmer pour cette perte? L’auteur? Le metteur en scène? Les artistes ou un public désintéressé? Sinon, quoi, la température ? La faiblesse du dollar états-unien? Hé non, rien de tout ça! L’unique responsable de l’échec du spectacle en question, c’est la culture de la gratuité. &lt;br /&gt;Comme visiteur, donnez-moi une bonne raison de me déplacer à Shawinigan ou Drummondville durant mes vacances si je peux avoir accès gratuitement à des attractions extraordinaires comme le Moulin à Images ou le Cirque du Soleil à Québec? En plus de profiter du décor fabuleux de notre vieille capitale, voilà que je peux m’offrir du même coup, et sans dépenser un sou, deux immenses spectacles! Pareil du côté de la métropole. Les Francofolies, le Festival international de Jazz et Juste pour rire se succèdent durant la belle saison. Pour une famille, n’est-ce pas une aubaine? D’accord, les hôtels et les restaurants sont plus chers qu’en région, mais qu’à cela ne tienne, pour compenser des spectacles grandioses sont offerts gracieusement! Et à Montréal, et à Québec, l’ambiance des rues animées ne peut que  nous ravir! Alors, comment s’accomplir lorsqu’on s’appelle Nicolet ou Trois-Rivières et qu’il faut faire face aux méga productions de Montréal et Québec en même temps. C’est simple, réclamons notre part du gâteau afin de présenter, nous aussi, des activités originales et gratuites! Nous le savons, il nous faut des festivals inédits, des concepts nouveaux. &lt;br /&gt;L’économie du Québec s’est déjà mieux portée. La classe moyenne, incluant les jeunes familles, en arrache, mais tout le monde a besoin de vacances. La démocratisation de notre culture est exceptionnelle. Tous les étés elle chante, fait des acrobaties et joue sur scène. Entre nous, pour une petite nation comme le nôtre, avouons qu’il n’y a pas à avoir honte de nos réalisations qui sont pour la plupart d’une rare qualité. Sur le plan mondial, le Québec est un générateur d’idées nouvelles et un fabricant exceptionnel d’imaginaire. Et l’imagination, mes amis, c’est plus payant, plus propre et moins dangereux que la revitalisation d’une centrale nucléaire. Comment trouver l’argent pour subventionner la culture en été dans les régions du Québec? Eh bien, je viens de vous le dire. En abandonnant Gentilly, je viens de dénicher 845 millions! On dira ensuite que les artistes ne savent pas compter…&lt;br /&gt;Si les gouvernements subventionnent à ce point les activités culturelles des deux grandes villes du Québec, il faudrait aussi qu’il considère le développement régional de la culture en été. Désormais, investir dans les activités qui ne coûtent rien aux touristes est la pierre angulaire de notre survie. Pour moi, ce sont les municipalités qui doivent d’abord mener le combat, via leur politique culturelle, afin de donner du souffle aux régions. &lt;br /&gt;Ça ne sert  rien de blâmer le maire Labeaume qui accompli un véritable travail de leader. Il ne craint pas le risque. Cessons également de montrer Montréal du doigt en se plaignant de notre sort. Relevons-nous les manches et travaillons tous ensemble dans la réalisation d’activités originales. &lt;br /&gt;La perte de AO à Drummondville ne signifie pas que la mort d’un univers artistique, non plus que la déception de ses créateurs et ses administrateurs, mais aussi il est le signe avant-coureur de l’effritement de l’industrie touristique en région.  À force d’injecter du sang dans le cœur et la tête du Québec, il ne reste plus rien pour les autres organes vitaux de la province. Y’a-t-il un docteur dans la salle?  Faut-il aller à Québec pour hurler sur la Colline parlementaire? À moins que… Ottawa? Non, là je rêve! Ces coupeurs de têtes ont déjà bien sabré les subventions culturelles. &lt;br /&gt;Je termine en exprimant toute ma sympathie à l’équipe du spectacle AO. Votre arbre géant, vos légendes fantastiques ont su émerveiller des milliers de d’individus. Je souhaite que vous trouviez le courage et l’inspiration nécessaires pour maintenir, chez vous, dans votre région, les nouvelles pousses culturelles qui émergeront, je l’espère dans un proche avenir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-4816773547898625350?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/4816773547898625350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/07/la-culture-de-la-gratuite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4816773547898625350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4816773547898625350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/07/la-culture-de-la-gratuite.html' title='La culture de la gratuité'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TE9dYoWrn-I/AAAAAAAAAFs/UinEhzOzvbM/s72-c/180600-spectacle-ao-legende-nouveau-presente.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-928827793804276387</id><published>2010-07-20T14:54:00.001-07:00</published><updated>2010-07-20T15:10:25.621-07:00</updated><title type='text'>La sagesse populaire</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TEYerFTUIII/AAAAAAAAAFk/n6sn3X-n7xo/s1600/96.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 199px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TEYerFTUIII/AAAAAAAAAFk/n6sn3X-n7xo/s320/96.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5496114120758665346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous êtes un habitué de cette chronique, vous aurez sûrement remarqué que mes activités professionnelles m’amènent fréquemment à me déplacer dans les différentes régions du Québec et il m’arrive parfois de partager avec vous un bout de récit de mes voyages. De l’Estrie, de la Côte-Nord ou de partout ailleurs, j’aime bien vous relater ce que je vois et vous faire part de mes impressions. Or, il y a un lieu que nous fréquentons tous régulièrement en faisant de la route à travers  notre belle province et dont je n’ai jamais parlé. Permettez-moi aujourd’hui de lever le voile sur cet endroit insolite qu’un jour ou l’autre la nature nous contraint à visiter, les toilettes publiques. &lt;br /&gt;Il y a quelque temps, au cours de ces escales obligées, je m’étais mis à collectionner les pensées philosophiques qu’on retrouvait sur les murs de cabinets. Le projet n’a pas duré si longtemps, mais assez pour que je puisse remplir deux pages de citations dans un cahier que je viens de ressortir d’un tiroir. Tenez, ce passage gravé sur la porte de métal d’un isoloir à l’Université du Québec à Trois-Rivières: « Si jamais tu te lèves le matin avec l'envie d'étudier, recouche-toi, ça va passer!» L’auteur avisé de ce mot connaissait probablement l’effet salutaire de la plaisanterie sur le bon fonctionnement du tube digestif, et je l’en remercie.&lt;br /&gt;Cette autre citation, recueillie dans les toilettes d’une station-service de Mont-Laurier: «Veux-tu savoir ce que ça fait de trôner à Wimblodon ? Regarde à droite, regarde à gauche, regarde à droite... !» En rendant la clé au préposé, j’avais encore le sourire fendu jusqu’aux oreilles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rappelle, il n’y a pas si longtemps, les penseurs étaient nombreux à laisser leur marque dans ces lieux officiels de recueillement. « L'amour c'est comme les maths, t'additionnes les filles, tu soustrais ses vêtements, tu divises la chambre en deux et tu te multiplies!” Malheurement, je n’ai pas noté l’origine de celle-là. Les penseurs du quotidien sont rares. Dans la même veine, cette autre glanée dans un bar de Montréal : “L'amour c'est comme une cigarette, le gars l'allume, la fille la fume, les parents l'éteignent”. Ce n’est certainement pas tiré des Souffrances du jeune Werther (Goethe), mais cette pensée qui renvoie aux tourments de jeunesse et ses amours brimées ne manquent pas de souffle créateur non plus. À défaut d’avoir une revue sous la main, la réflexion aide à passer le temps. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, il y a la philosophie pure comme en témoigne cet exemple lu à Québec : « Dieu est mort, signé Nietzsche », suivi,  plus bas, d’une réponse tout aussi inspirée : « Nietzsche est mort, signé Dieu ».  Que les adeptes du nihilisme se le disent, la religion a presque toujours le dernier mot. Quoi qu’il soit, les graffitis “qui se répondent” sont souvent les plus drôles: “Si tu trouves la vie triste, dis-toi toujours que demain le soleil brillera...” Réponse : “On est pas supposé être dans une toilette de gars icitte ?” &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’art du graffiti ne date pas d’hier puisque les archéologues en ont découvert sur les murs des maisons de Pompéi ainsi que dans la Grèce Antique. Il s’agit d’une forme spontanée de communication dont le message doit être frappant et accrocheur. Pour moi, les grottes de Lascaux sont aussi une preuve de l’importance de cette forme d’expression. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Curieusement, depuis l’avènement de Twitter et de Facebook, on dirait que ces petits bouts de phrases propres  aux cabinets publics se font de plus en plus rares. Les téléphones intelligents ont probablement eu raison des méditatifs du dimanche. Oui, les murs des toilettes publiques sont beaucoup plus soignés qu’auparavant. Sur le siège, on en profite maintenant pour envoyer des messages texte ou vérifier ses courriels, l’occasion  étant favorable à ce genre d’activité. Aujourd’hui, ce sont sur les sites de réseautage social que se retrouve la sagesse populaire. Qui aurait dit qu’un jour, la haute technologie viendrait au secours de la propreté des salles de toilette du Québec? Que le préposé à l’entretien puisse consacrer moins de temps à effacer les graffitis afin de mieux désinfecter le siège de la toilette est une excellente nouvelle. Enfin… souhaitons-le!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-928827793804276387?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/928827793804276387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/07/la-sagesse-populaire.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/928827793804276387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/928827793804276387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/07/la-sagesse-populaire.html' title='La sagesse populaire'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TEYerFTUIII/AAAAAAAAAFk/n6sn3X-n7xo/s72-c/96.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-3723461802450752811</id><published>2010-07-12T09:43:00.000-07:00</published><updated>2010-07-12T09:50:34.290-07:00</updated><title type='text'>Irai-je au ciel ou en enfer?</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TDtHCw0O2II/AAAAAAAAAFc/WfavrbuySJA/s1600/Hieronymus_Bosch_040.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 262px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TDtHCw0O2II/AAAAAAAAAFc/WfavrbuySJA/s320/Hieronymus_Bosch_040.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5493062283297740930" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;N’est-ce pas là une question fondamentale que se posent tous les chrétiens croyants et pratiquants? Cette semaine, cette interrogation m’est venue après que des grenouilles de bénitier m’aient avisé par courriel de faire attention à mes propos si je ne voulais pas me retrouver en enfer après ma mort. Se faisant le prolongement de la parole divine, ils m’ont reproché ce que j’ai dit au sujet de la mutation prochaine de Mgr Ouellette à Rome. Dieu n’aime pas ce genre de commentaires! Aussi présomptueux que les raëliens l’avaient été à mon égard après que j’eus critiqué ouvertement leur chef spirituel, mes conseillers vertueux de la semaine m’ont reproché, en gros,  mon ignorance des enseignements des livres sacrés. Premier constat, il semble y avoir un certain rapprochement  entre ceux –pas tous, bien sûr - qui croient dur comme fer aux extraterrestres et les autres, aveuglés dans la lumière du Christ. Intéressant, mais pas du tout surprenant. Qu’elles proviennent d’une soucoupe volante ou d’une apparition angélique, les lumières du ciel gardent toujours le pouvoir d’éblouir. &lt;br /&gt;La question: si Dieu m’a fait à son image, pourquoi m’enverrait-il en enfer s’il m’a donné la possibilité d’écrire, de penser et de critiquer? Dans son infinie sagesse, le créateur doit bien avoir une idée sur ma faculté de réfléchir, sinon il aurait fait de moi un chien, c’est-à-dire un être incapable d’indépendance et toujours en adoration devant son maître. Suis-je en train de commettre un autre péché en avançant cette théorie? Puis-je critiquer un représentant de l’Église sans être menacé de finir mes jours comme un personnage corrompu des toiles de Jérôme Bosch? J’imagine que oui si, en plus, cela valorise l’institution, et puis, des prêtres l’ont déjà fait, pourquoi pas un laïc comme moi? La brebis est en droit de bêler si elle estime que le berger s’égare, non? &lt;br /&gt;Pour la question, j’ai ressorti mon vieux catéchisme et j’apprends que nul ne peut menacer quiconque d’aller en enfer sauf Dieu lui-même. Révisez un peu le livre des principes de la foi chrétienne, chers dogmatiques, et y vous lirez que   Dieu ne prédestine personne à aller en enfer; il faut pour cela une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), et y persister jusqu’à la fin. Dans la liturgie eucharistique et dans les prières quotidiennes de ses fidèles, l’Église implore la miséricorde de Dieu, qui veut que personne ne périsse, mais que tous arrivent au repentir (paragraphe 1037). Désolé d’avoir à vous dire, pieuses gens, mais le fait de critiquer un cardinal n’est pas un péché mortel. Un péché requiert trois conditions afin qu’il soit qualifié de mortel (paragraphe no 1857 du catéchisme): &lt;br /&gt;1 - Est péché mortel tout péché qui a pour objet une matière grave. &lt;br /&gt;2 – Il doit être commis en pleine conscience.&lt;br /&gt;3- Et il doit être délibéré. &lt;br /&gt;Selon la théorie catholique, me voilà sauvé du sort que me réservaient mes idéologues. Une autre mauvaise nouvelle pour vous, magistrats du jugement dernier : j’ai aussi lu que se substituer à Dieu afin de prédire le châtiment éternel d’une âme dans les braises de l’enfer constitue un péché d’orgueil, qui est, celui-là, CA-PI-TAL. Ce qui veut dire qu’à moins de recevoir des excuses de votre part et que je vous accorde le pardon, vous êtes vraiment dans le caca. Et, ce n’est pas moi qui ai inventé la procédure, les écrits vous proposent cette alternative. Quant à moi, je ne vous souhaite que du bonheur. Malgré le ton familier et vos propos agressifs à mon endroit, je vous pardonne et je vous aime, peut-être même un peu plus que les autres lecteurs en général, car il n’y a pas de mérite à aimer ceux qui nous aiment. Le véritable chemin du chrétien n’est-il pas d’aimer ceux qui nous détestent? N’est-ce pas le sens du véritable amour? &lt;br /&gt;Pour l’instant, mon repos éternel est sauf, j’en suis rassuré. Dans toute sa générosité, Dieu m’a donné la lucidité de trier le bon grain de l’ivraie et m’accorde le droit de critiquer ce qui est critiquable. Je souhaite donc au cardinal de nombreuses années d’une vie édifiante dans les enseignements de Rome. &lt;br /&gt;Dominus vobiscum et cum spiritu tuo.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-3723461802450752811?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/3723461802450752811/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/07/irai-je-au-ciel-en-enfer.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/3723461802450752811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/3723461802450752811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/07/irai-je-au-ciel-en-enfer.html' title='Irai-je au ciel ou en enfer?'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TDtHCw0O2II/AAAAAAAAAFc/WfavrbuySJA/s72-c/Hieronymus_Bosch_040.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-2890919626687436043</id><published>2010-07-05T14:53:00.000-07:00</published><updated>2010-07-05T14:54:32.813-07:00</updated><title type='text'>Dans mon livre à moi.</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TDJUfZszmNI/AAAAAAAAAFM/079eFR1Rb6E/s1600/livres.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 315px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TDJUfZszmNI/AAAAAAAAAFM/079eFR1Rb6E/s320/livres.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5490543794169551058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que bon coach d’estrades, je félicite d’emblée le Canadien de Montréal et le club sélect du Vatican pour leurs récentes transactions. Grâce à leur lucidité, nous sommes débarrassés de l’attaquant Sergueï Kostitsyn qui ira se faire de nouveaux ennemis à Nashville et d’un ardent défenseur de la foi, le cardinal Ouellet, dont l’étroitesse d’esprit a démontré qu’il méritait bien sa place à la droite du Saint-Siège. Voir Sergueï quitter mon club de hockey préféré, dans la ligue nationale, me ravit, et je lui souhaite la meilleure des chances. Bien que notre cardinal s’en aille renforcer la doctrine des hommes à Rome, son départ me plaît aussi, car il laisse au Québec une place vacante pour y accueillir un véritable homme de cœur. Bon repêchage à l’Église catholique! &lt;br /&gt;Également, dans mon livre à moi, il faudrait peut-être que les terroristes de la Résistance internationaliste revoient leur concept. Déjà, le nom de l’organisation manque de punch. Prenons Al-Qaïda, ça sonne, c’est exotique, ça effraie! Un autre, FLQ, trois lettres seulement, mais tout le monde voit l’image. Dites-le: Front de Libération du Québec! Voyez, l’action, le message et la mission de l’organisation sont dans la dénomination. Mais Résistance internationaliste, ce n’est pas sérieux. On dirait une bande de cégépiens hippies venant de découvrir les méfaits du capitalisme. Tenez, moi je propose la Milice Anarchiste Anticapitaliste, le MAA. Pas mal, non? Alors, Résistance internationaliste, avant votre prochain coup d’éclat, vous me révisez le concept, vous n’oubliez pas le communiqué aux médias les avisant de votre changement de nom et surtout, vous cessez d’agir comme ceux que vous dénoncez. L’armée utilise des bombes pour arriver à ses fins, et vous les imitez! Il y a un problème là, non? Louez donc le film Gandhi réalisé par Richard Attenborough, vous allez découvrir que la véritable force de l’homme ne vient de ses armes, mais de ses convictions. Le hic, c’est qu’il faut du courage pour changer le monde. Si vous y croyez, vous réussirez, mais il n’y a qu’une bonne façon de le faire. Bon cinéma, les boys!&lt;br /&gt;Ailleurs, dans mon livre à moi, la reprise vidéo de certains extraits de matchs de la coupe du monde est PRIMORDIALE! On ne peut pas permettre à un arbitre de refuser la validité d’un but ! Images à l’appui, le ballon a passé la ligne du filet allemand lors du match Allemagne – Angleterre! Je ne suis pas partisan des Anglais ni des Allemands,  mais je trouve aberrant qu’une telle erreur soit encore possible en 2010. Déjà que les joueurs de soccer sont de sacrées moumounes et qu’ils s’effondrent sur le terrain au moindre petit accrochage, si en plus les arbitres continuent d’annuler les rares buts qu’ils comptent, le foot ne sera plus qu’une classe de maternelle sur gazon. &lt;br /&gt;Dans mon livre à moi, il faut absolument présenter un autre genre de couturier à la reine. Je sais que Londres n’est pas Paris, mais il doit bien y avoir un modéliste dans la capitale du Royaume-Uni qui pourrait faire figure de chef de file à Westminster? Je comprends que son sempiternel chapeau est un rappel de la couronne britannique, et je veux bien croire que Sa Majesté a atteint un âge vénérable et que son rang impose des tenues sobres et classiques, mais les roses tendres, les jaunes serins et les bleus poudre ne pourraient-elles pas être remplacées je ne sais pas moi, par des kits . &lt;br /&gt;Finalement, dans mon livre à moi, je me demande toujours où sont passés les mille milliards de maringouins qui, chaque été, envahissent mon terrain. Le peu qui reste est aussitôt balayé par le vent dès qu’il se lève. Moi, qui croyais que Saint-Mathieu avait le monopole québécois de la fabrication de moustiques piqueurs, je suis content de constater que l’usine à production est au ralenti cette année. Il ne reste plus qu’à en profiter et accueillir avec enthousiasme les touristes qui débarqueront, je l’espère, nombreux en Mauricie. &lt;br /&gt;Dans mon livre à moi, nous aurons une bien belle saison.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-2890919626687436043?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/2890919626687436043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/07/dans-mon-livre-moi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2890919626687436043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2890919626687436043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/07/dans-mon-livre-moi.html' title='Dans mon livre à moi.'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TDJUfZszmNI/AAAAAAAAAFM/079eFR1Rb6E/s72-c/livres.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-4030475314331902907</id><published>2010-06-17T19:10:00.000-07:00</published><updated>2010-06-17T19:11:50.672-07:00</updated><title type='text'>Un dimanche à Belleville</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TBrVwis8IOI/AAAAAAAAAFE/9iQsKzr7Jnk/s1600/triplettes-de-belleville.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 213px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TBrVwis8IOI/AAAAAAAAAFE/9iQsKzr7Jnk/s320/triplettes-de-belleville.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5483930526202732770" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La première fois que j’ai mis les pieds dans Belleville, en 1997, l’heure n’était pas à la rigolade. Anne s’était mise en tête de repérer le cinéma-théâtre de Monsieur Malaussène issu de l’univers romanesque de Daniel Pennac. Et il était hors de question que nous quittions le quartier sans avoir trouvé le fameux bâtiment. J’avais beau insister, ma bien-aimée faisait la sourde oreille quand je lui répétais ce qu’elle savait pourtant déjà : il arrive que les auteurs créent de toutes pièces les lieux, les ambiances, etc. Au bout d’un certain temps, elle dut se rendre à l’évidence. L’immeuble avait bel et bien été imaginé de façon astucieuse par Pennac pour sa tout aussi géniale série. Il ne servait donc à rien de pourchasser, de surcroît sous la pluie, des moulins à vent. Comme des Don Quichotte vaincus, nous sommes finalement rentrés à l’hôtel bredouilles et trempés jusqu’aux os. Anne, bien déçue de sa journée, me jura de ne plus croire en ses histoires préférées. Eh bien, elle aurait dû garder la foi, car la semaine dernière, plus de dix ans après notre recherche infructueuse, nous sommes retournés à Belleville et pratiquement en sortant de la station de métro, BANG!, nous sommes tombés dessus sans même chercher! &lt;br /&gt;Le Zébre, puisque c’est son nom, a changé de vocation pour présenter aujourd’hui des spectacles de cabarets et est devenu vraisemblablement un phare culturel dans la diversité ethnique du 20e arrondissement. Heureux de notre découverte inattendue, nous avons pris quelques photos avant de marcher au hasard de ce quartier coloré de Paris qui a vu naître Édith Piaf et Maurice Chevalier jusqu’à ce que les instruments d’une fanfare interprétant Padam… Padam… nous parviennent du fond d’une petite rue piétonnière. C’est alors que nous sommes retrouvés en plein cœur d’une fête de quartier. &lt;br /&gt;Sous de grandes bâches suspendues aux balcons des immeubles, les musiciens s’en donnaient à cœur joie. Autour de leur scène de fortune s’entassaient des familles de toutes origines. Du titi parisien au beur qui a hérité de l’accent maghrébin de ses parents, de la femme noire comme la nuit aux artistes de rue italiens, tous étaient rassemblés dans un joyeux désordre. Le patron d’un café tunisien nous propose une des tables libres dans la rue qui lui tient lieu de terrasse. À côté de nous, une dame décharnée, visiblement une ancienne prostituée, garde son œil rieur sur deux gamins radieux. Nous étions soudainement devenus des personnages de La vie devant soi d’Émile Ajar (Romain Gary). &lt;br /&gt;Au menu, poisson grillé, petites assiettes méditerranéennes et  rosé sous un généreux soleil affaibli de temps à autre par quelques nuages rafraichissants. Un moment parfait! Comme dans une machine à remonter le temps, nous avons voyagé au cœur même de la vie courante de cet arrondissement bigarré. Nous n’étions plus dans Paris l’agitée, mais plutôt dans une cité de rêve où rires et bonhommie fusent de toutes parts. L’ambiance avait quelque chose des vieux films en noir et blanc, d’avant guerre. À chaque instant, je m’attendais à voir Jean Gabin, baguette sous le bras, complimentant sa boulangère d’un  « t’as de belles miches, tu sais… »  J’imaginais Piaf grimpant sur la scène près de nous. Derrière moi, je sentais presque le souffle d’Eddy Mitchell fredonnant Nashville ou Belleville, alors que j’imaginais Georges Perec en train d’effacer tous les «e» des mots que je prononcerais. La fanfare a fait place à l’accordéon, au théâtre de rue puis à la chanson italienne. Et l’après-midi s’est écoulé tout doucement… &lt;br /&gt;Quand je repense à ce dimanche dans Belleville, j’ai du mal à faire la part entre la fiction et la réalité. Tout se mêle dans mon esprit et je ne sais plus si j’ai rêvé ou non de cet instant même si mes photos en témoignent. Cette journée-là, Anne et moi avons finalement chassé le Zèbre pour partager un moment fabuleux dans la vie dominicale d’un quartier unique de Paris. Pour rien au monde je ne quitterais ma Mauricie pour Belleville, cependant j’y retournerai lors de ma prochaine visite dans la Ville lumière, pour retrouver l’âme de la belle époque qui s’y trouve toujours.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-4030475314331902907?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/4030475314331902907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/06/un-dimanche-belleville.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4030475314331902907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4030475314331902907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/06/un-dimanche-belleville.html' title='Un dimanche à Belleville'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TBrVwis8IOI/AAAAAAAAAFE/9iQsKzr7Jnk/s72-c/triplettes-de-belleville.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-6579984378669995454</id><published>2010-06-08T09:46:00.000-07:00</published><updated>2010-06-08T09:52:18.347-07:00</updated><title type='text'>Oh my god!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TA50SWsZ-XI/AAAAAAAAAE8/ow_fZNrTTxo/s1600/eurotunnel--large-msg-115468639479.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 213px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TA50SWsZ-XI/AAAAAAAAAE8/ow_fZNrTTxo/s320/eurotunnel--large-msg-115468639479.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5480445655234771314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je déteste les tunnels. Chaque fois que je passe le Louis-Hyppolite La Fontaine, à un moment ou un autre, il me prend l’envie d’appuyer à fond sur la pédale pour que se termine mon calvaire le plus rapidement possible. Chaque fois que j’entre dans n’importe lequel de ces interminables couloirs, j’ai l’impression d’étouffer. Mon angoisse s’en trouve décuplée si le tunnel s’enfonce sous un cours d’eau plutôt que, par exemple, sous le Palais des congrès à Montréal ou même à travers une montagne. Alors, imaginez traverser la Manche dans l’Eurotunnel. Ce que j’ai fait… involontairement. &lt;br /&gt;Pour mon trajet entre Bruxelles et Londres, trois choix se présentaient à moi. L’avion semblait le moyen le plus commode, mais avec toutes ces interruptions de vols occasionnées par la poussière volcanique qui réapparaissait de temps en temps au moment de réserver les sièges, j’ai demandé à Anne d’envisager une autre option. Après avoir proposé l’Eurotunnel que j’ai refusé d’emblée, l’autobus et le bateau se sont quasiment imposés d’eux-mêmes. Une promenade sur la Manche? Accepté ma chère, achetons tout de suite nos billets sur l’Internet! Vite dit, vite fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment de mon départ pour la capitale belge, je m’attendais donc, le jour venu,  à ce que l’autobus monte sur le « ferry » pour rouler un peu plus tard à travers la campagne anglaise avant d’arriver à Londres. Seulement, au lieu de prendre la route de Dunkerque où sont amarrés les transbordeurs qui font le service Dunkerque-Douvres, l’autobus est passé par Lille pour se diriger ensuite vers Calais. Ah bon, il doit y avoir un problème à Dunkerque et on nous redirige à la traversée de Calais… Avant de passer les douanes françaises le chauffeur s’est arrêté à une halte routière pour une pause pipi avant la traversée. « There are no WC on the boat? » lui ai-je demandé. « We’re not going by boat sir, we’re crossing by train ». « OH! What a nice suprise! » ai-je dégluti... En réalité, ce que j’aurais dû dire pour exprimer le fond de ma pensée c’est : TA-BAR-NAC!!! Nous nous attendions à faire du bateau. Mais au lieu d’une balade en mer, nous allions passer dessous en train. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’avais plus le choix. Pas question de rebrousser chemin. Coincé dans l’autobus bondé et surchauffé par le manque d’aération, j’ai alors participé à une scène digne d’un film de science-fiction. L’énorme véhicule dans lequel je me trouvais est descendu dans un wagon de train. À travers la vitre,  des automobiles, des camionnettes et des poids lourds prenaient place dans ces énormes conteneurs sur rails. Un phénomène incroyable! On aurait dit une image de la Deuxième Guerre mondiale dans une esthétique futuriste propre à Star Wars. Tellement que j’en ai oublié ma phobie. Puis, le train s’est mis en marche et nous sommes entrés dans l’Eurotunnel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois la traversée amorcée, j’en ai profité pour sortir de l’autobus et marcher un peu dans le gigantesque wagon vide devant le nôtre où j’ai aussi eu l’occasion de parler avec  un employé chargé de la sécurité. Nous roulions sous la Manche à 140 kilomètres à l’heure et je me sentais parfaitement détendu. Moi qui, sous cent mètres d’eau et de roche, aurais dû avoir l’impression d’étouffer, eh bien, non. En plus de bien respirer, je prenais un réel plaisir à faire le voyage. Si bien que, pour notre retour sur le continent, j’avais hâte de reprendre le long tunnel, mais en Eurostar cette fois. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ressors de cette expérience tout à fait étonnante pour moi, admiratif pour le génie humain. Quand les hommes joignent leurs forces pour créer au lieu de détruire, ils arrivent à créer des merveilles comme le démontre ce passage sous la Manche. Malgré mon expérience positive, je continuerai à serrer les fesses lors de mes déplacements sous Louis-Hyppolite La Fontaine. L’état des lieux est peu rassurant!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-6579984378669995454?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/6579984378669995454/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/06/oh-my-god.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6579984378669995454'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6579984378669995454'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/06/oh-my-god.html' title='Oh my god!'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TA50SWsZ-XI/AAAAAAAAAE8/ow_fZNrTTxo/s72-c/eurotunnel--large-msg-115468639479.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-1343155532912476421</id><published>2010-05-31T16:26:00.000-07:00</published><updated>2010-06-02T15:54:50.727-07:00</updated><title type='text'>Un café noir avec mon commandant</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TARG2NTts7I/AAAAAAAAAE0/IZfYnvVQaoU/s1600/Bob_Morane2wb.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 298px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TARG2NTts7I/AAAAAAAAAE0/IZfYnvVQaoU/s320/Bob_Morane2wb.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5477580943888593842" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’à tout hasard j’ai demandé à Gilbert Papis, président du club Bob Morane section Québec, si Henri Vernes était en dédicaces quelque part à la fin mai lors de mon prochain passage en Belgique, sa réponse a bien failli me faire perdre conscience. Le plus simplement du monde, Gilbert s’est proposé pour m’arranger une rencontre en tête à tête avec le créateur de cette série culte. Septique, je lui répondu que s’il réussissait l’exploit, je m’engageais à lui donner une copie de tous mes Amos Daragon signés. Eh bien, il les aura mes bouquins, car j’arrive à l’instant de prendre un café noir avec mon capitaine.&lt;br /&gt;Mon capitaine, c’est le nom que donne Bill Ballantine, cet écossais roux amateur de whisky, à son fidèle ami Bob Morane. Une appellation bien choisie pour celui qui sous la plume de du maître aura accompli plus de deux cents aventures. J’étais nerveux de rencontrer Henri Vernes, cette immense figure de la littérature populaire, et jusqu’à ce qu’il ouvre la porte de son appartement pour m’inviter gentiment à y entrer, j’appréhendai une annulation de sa part. Après tout, l’homme à 92 ans et des fans, il en a vu d’autres. Des écrivains aussi puisqu’il était ami, entre autres, avec Georges Simenon. Mais tout s’est bien passé et il m’a invité à prendre place au salon. Les jambes comme de la guenille, j’ai pénétré dans l’antre du monstre sacré. &lt;br /&gt;L’appartement de Vernes est petit et tous les murs sont couverts d’images anciennes, de toiles largement plus symboliques que figuratives et deux ou trois épées de collections. Il y avait là son bureau, lui aussi pas très grand, où il travaille encore tous les jours. Comme une éponge qui tombe dans un seau d’eau, j’ai absorbé l’image de cette pièce et la conserve jalousement dans un coin de mon esprit. L’écrivain mythique s’est alors assis devant moi, il a croisé la jambe et derrière ses petites lunettes rondes m’a demandé en arborant un large sourire : alors, que puis-je faire pour vous? J’ai senti une goutte de sueur me couler sur la tempe. &lt;br /&gt;Je désire savoir, Monsieur Vernes, comment vous faites après toutes ses années pour vous renouveler constamment? lui ai-je demandé en déglutissant de nervosité. Bah… m’a-t-il répondu, que voulez-vous que je vous dise… il n’y a pas de secret, il faut beaucoup travailler, c’est tout! À mon grand bonheur, la conservation était lancée et elle n’allait prendre fin que quarante minutes plus tard. Dans cet échange, nous avons parlé de ses héros et des miens. En plus de partager sa vision de la science-fiction et du fantastique, il m’a donné quelques conseils pour la suite de Wariwulf. Nous avons parlé aussi du Québec et des voyages qu’il a faits chez nous, un peu de hockey aussi et de la côte nord où il a puisé l’inspiration pour Terreur à la Manicouagan, une des aventures de son Bob Morane. &lt;br /&gt;Soudainement, la porte de son appartement s’est ouverte. C’était la bonne, une Portugaise qui nous a fait un café noir et avec qui j’ai échangé quelques mots dans la langue de Saramago. &lt;br /&gt;Devant moi, j’avais le véritable aventurier d’une autre époque, celui qui a connu la Deuxième Guerre mondiale et qui fut agent secret pour les services britanniques. L’homme qui à l’âge de dix-neuf ans quittait la Belgique munit de faux papiers pour suivre jusqu’à Hong Kong une mystérieuse femme chinoise de seize ans son ainée. Il était juste là, tout près de moi, à me parler de ses amis écrivains et de sa gloire passée. Se remémorant avec joie les séances de dédicaces où les lecteurs s’arrachaient sa signature, il a soudainement pris une pause en haussant les épaules, puis il a dit dans un soupir : le temps passe vous savez, aujourd’hui ce sont les vampires, ils sont partout! &lt;br /&gt;Avez-vous la nostalgie de la grande époque de Bob Morane, monsieur Vernes? me risquais-je à lui demander. En vérité, ce qui me rend nostalgique de cette époque, ce sont les cinquante ans que j’avais en moins! a-t-il lancé, sourire en coin, les yeux rieurs. &lt;br /&gt;En effet, le temps passe mon commandant, tout comme les hommes, les modes et les auteurs, mais heureusement les écrits restent. Les souvenirs aussi. Et de cette rencontre, je m’en souviendrai jusqu’à la fin de mes jours.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-1343155532912476421?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/1343155532912476421/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/05/un-cafe-noir-avec-mon-capitaine.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1343155532912476421'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1343155532912476421'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/05/un-cafe-noir-avec-mon-capitaine.html' title='Un café noir avec mon commandant'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/TARG2NTts7I/AAAAAAAAAE0/IZfYnvVQaoU/s72-c/Bob_Morane2wb.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-8859652123011141367</id><published>2010-05-24T09:36:00.001-07:00</published><updated>2010-05-24T09:38:11.752-07:00</updated><title type='text'>Quelle famille!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S_qrSjbvZOI/AAAAAAAAAEs/0oJ-AVpVTVg/s1600/bertrand_lajeunesse_1961.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 133px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S_qrSjbvZOI/AAAAAAAAAEs/0oJ-AVpVTVg/s320/bertrand_lajeunesse_1961.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5474876632259847394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Par un de ces vendredis soir où il n’y a rien à la télévision, en pitonnant sur la télécommande pour tenter de nous trouver quelque chose d’acceptable à regarder, Anne s’est finalement arrêtée sur une émission présentée à ARTV. Il s’agissait d’une reprise de Quelle Famille!, un téléroman culte des années soixante-dix, écrit et joué avec Janette Bertrand et Jean Lajeunesse. Berk! J’ai retenu mon souffle, souhaitant ardemment qu’elle continue de zapper, mais elle était là, figée devant les images d’une autre époque. Voyant cela, je me suis retourné vers l’écran auquel je faisais dos, et c’est à ce moment que j’ai fait un prodigieux bond dans le temps avec cette étrange famille d’extraterrestres. &lt;br /&gt;Grande surprise, j’ai revu le comédien André Cartier qui jouait le furotte dans les Oraliens. Même dans son personnage d’ado cool, je n’arrivais pas à le voir autrement qu’en collant orange et vert de l’émission pour enfants. Il m’a autant terrifié celui-là qu’il l’a fait avec Picabo et Kalinelle. Il me semble aussi que les Psis, ces gros vers donneurs de décharges électriques, n’étaient jamais loin de lui, bref… Et puis il y a Macaire, dites-moi ça sort d’où ce nom de chien?&lt;br /&gt;En apercevant l’insolite décor intérieur des Tremblay de Quelle Famille!, je me suis tout de suite rappelé celui de ma maison d’enfance. Tout en fleurs, un papier peint psychédélique aux couleurs bleues, violettes et orangées habillait les murs de la cuisine, tandis qu’un prélart ligné dans les teintes de bleu poudre, de blanc et de jaune revêtait le sol. La grande époque des designers sur le LSD et celle des consommateurs qui fréquentaient leurs bad trips! Il y avait à l’époque une telle macédoine de couleurs et de figures que je me demande comment j’ai pu traverser les années soixante-dix sans devenir épileptique. &lt;br /&gt;Maintenant, vous ne me croirez pas, mais depuis trois semaines Quelle Famille! est devenue quasiment un rendez-vous hebdomadaire. Une série vintage qui surprend et épate même. La simplicité des histoires, tout à fait charmante, témoigne bien d’une époque révolue. Ces personnages d’un autre monde ne connaissent pas le sida, l’Internet, le téléphone cellulaire ni l’éclatement systématique de la famille et ils sont à mille lieues de se douter que se tiendra un référendum sur l’indépendance du Québec dans les dix ans qui suivront. Ils ignorent qu’un jour pas si lointain, un homme noir dirigera les États-Unis et que le port du voile islamique deviendra un sujet de polémique dans notre propre pays. Pour eux, l’an 2000 est encore bien loin et ils croient qu’au nouveau millénaire les humains se vêtiront d’habits en aluminium et conduiront des automobiles volantes. Formidable.&lt;br /&gt;Dans le dernier épisode, l’intrigue tournait autour d’une moto que Martin, 16 ans, voulait acquérir à tout prix. Dans le but de faire changer d’idée à ses parents qui la lui interdisent, il la gare dans le garage afin de tenter son père... Après avoir usé d’autorité devant femme et enfants, voilà que Jean Lajeunesse, oups… Gérard Tremblay, se lève en pleine nuit, en pyjama, robe de chambre, pantoufles de cuir mais sans casque sur la tête, et enfourche  l’engin pour se balader dans les rues de Montréal. BEN VOYONS DONC! Jamais un scénariste ne penserait à écrire une telle scène aujourd’hui, à moins de vouloir envoyer son personnage dans un hôpital psychiatrique jusqu’à la fin de ses jours! &lt;br /&gt;Quant au personnage de Janette, Fernande, il tente de redéfinir le rôle de la femme et de la mère dans une société en mouvement. Mais comme toutes celles qui l’ont précédée, cette mère au foyer fait le grand ménage du printemps et ne vit que pour son homme et ses enfants. Elle prépare tous les repas, soigne et cajole tout un chacun, mais tient à s’affirmer auprès du chef de clan, son mari. Quand on pense à la place qu’occupe femmes aujourd’hui, dans notre société, beaucoup de chemin a été parcouru en très peu de temps. Et il y a beaucoup de madame Bertrand là-dedans, le grand personnage de ce téléroman. &lt;br /&gt;Mon nouveau jeu? Chaque fois que l’émission se termine, je lance avec les personnages un QUELLE FAMILLE! bien senti, puis je me demande ce que me réserveront les années soixante-dix pour la semaine suivante.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-8859652123011141367?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/8859652123011141367/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/05/quelle-famille.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8859652123011141367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8859652123011141367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/05/quelle-famille.html' title='Quelle famille!'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S_qrSjbvZOI/AAAAAAAAAEs/0oJ-AVpVTVg/s72-c/bertrand_lajeunesse_1961.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-3381835434337782162</id><published>2010-05-18T14:38:00.001-07:00</published><updated>2010-05-18T14:39:48.321-07:00</updated><title type='text'>Le virtuose</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S_MJBD-E0BI/AAAAAAAAAEk/aO00Ib4Bs6s/s1600/radio_micro1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 291px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S_MJBD-E0BI/AAAAAAAAAEk/aO00Ib4Bs6s/s320/radio_micro1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5472727886035472402" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sur la route, c’est sa voix qui m’aide à passer le temps, surtout lorsque je suis loin de chez moi. Au volant de ma voiture, il n’y a pas mieux que lui quand le sommeil me guette. Tellement que, les fois où il n’est pas en ondes, son énergie me manque. Je lui dois d’excellentes soirées où, par exemple, prisonnier de l’interminable trajet entre le Lac St-Jean et Baie-Comeau, je me suis laissé transporter par sa fougue narrative incroyable. Une autre fois, alors que je roulais entre Maniwaki et Val-d'Or, c’est encore lui qui m’a sauvé d’une irrépressible envie de dormir. J’avais une solide attaque d’asphaltite aiguë qui aurait pu me tuer subitement, comme ça, d’un seul coup, mais elle a été évitée grâce à lui. Lui, c’est Martin McGuire. Le seul à décrire d’une façon aussi intense et spectaculaire les matchs du Canadien de Montréal.  Sans lui à la radio, ma vie sur la route serait d’une monotonie sans nom. &lt;br /&gt;C’est que pour décrire une partie de hockey, Martin Mcguire est un véritable virtuose. Il a le ton, le verbe, le souffle et la mâchoire aussi rapide que la rondelle. Son vocabulaire est impeccable, et toujours spontané. On le sent aussi concentré que Halak, plus vif qu’un Cammalleri sur ses patins. Le ton sur la palette, sa prose est aussi intense que Maxim Lapierre en échec avant. Quand je l’écoute, je ne regarde pas la joute, je la vis! Les mains sur mon volant, tout à coup la rondelle traverse mon corps et j’explose en l’entendant m’annoncer : « Et c’est le but!!! » Ses métaphores me rentrent dedans comme autant de tirs bloqués, si bien qu’après un match, il m’arrive d’avoir des ecchymoses un peu partout sur le corps. &lt;br /&gt;Comment dirai-je… Martin Mcguire fait retentir les mots qui sonnent, qui résonnent un peu comme l’a écrit Plamondon. Sur le rythme d’un coup de patin, il carillonne comme un refrain de Loco Locass, étonne et surprend à la manière d’un tir voilé… de l’adversaire. Jamais à court de souffle qu’il reprend aux bons moments, il traverse toujours énergiquement la ligne bleue avec Gomez, adoptant le bon ton dramatique lorsque survient un retournement.  Puis, quand il cesse de raconter pour reprendre son souffle, le propos tranquillisant de son compère Dany Dubé vient rétablir mon rythme cardiaque. J’en profite alors pour chercher à tâtons ma bouteille d’eau pour enfin me désaltérer. Tandis que s’achève l’analyse de Dubé, me voilà de nouveau prêt à bondir sur la glace en même temps que Mcguire qui reprend le micro pour la mise au jeu. &lt;br /&gt;Albert Einstein avait bien raison de dire que le temps est relatif.  En compagnie de Martin Mcguire, quatre heures de route en paraissent à peine une. Assis droit sur mon siège, le pied sur la pédale, que mon équipe gagne ou perde, je voyage avec une vitalité inouïe. Ceux qui s’ennuient de René Lecavalier devraient écouter au moins une fois Martins McGuire. Je suis certain qu’ils retrouveraient le même plaisir qu’à l’époque du légendaire commentateur. &lt;br /&gt;J’étais sur l’autoroute quand le Canadien a éliminé Sidney Crosby et sa bande de pingouins. Un grand moment de sport dont j’ai eu l’impression de faire intensément partie, même si j’étais loin de mon téléviseur. Je ne roulais plus le long d’une ligne blanche ou jaune, mais entre la bleue et la rouge du Mellon Arena. « Ça y est, Pittsburgh est é-li-mi-né des séries!!! » a lâché Mcguire. Une décharge de quarante mille volts m’a traversé la colonne vertébrale. J’ai hurlé comme un putois en frappant mon volant avec insistance. Je débordais de joie! Et toutes ces émotions, je les dois au talent d’un individu capable de trouver le rythme adéquat, et encore plus. &lt;br /&gt;Chaque arrêt de Halak est spectaculaire lorsque relaté par le virtuose. J’imagine précisément chacun d’eux, comme s’il s’agissait d’une histoire qu’on me raconte ou d’un roman que je dévore. C’est tellement plaisant de se faire raconter des histoires par un narrateur de talent. Au prochain match, je ferme la télé et je vais m’installer dans mon auto durant les trois périodes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-3381835434337782162?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/3381835434337782162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/05/le-virtuose.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/3381835434337782162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/3381835434337782162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/05/le-virtuose.html' title='Le virtuose'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S_MJBD-E0BI/AAAAAAAAAEk/aO00Ib4Bs6s/s72-c/radio_micro1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-8528929223110241595</id><published>2010-05-14T15:00:00.000-07:00</published><updated>2010-05-14T15:04:04.916-07:00</updated><title type='text'>Chez Ti-Pou Awashish</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S-3Irz2gnHI/AAAAAAAAAEc/6ve40tYoib0/s1600/362.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S-3Irz2gnHI/AAAAAAAAAEc/6ve40tYoib0/s320/362.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5471249777303788658" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au bout d’une longue route sans pavage, où l’on rencontre plus de corneilles que d’humains, se trouve un petit village de mille trois cents âmes. On y arrive en traversant la voie ferrée, puis un grand pont enjambant la rivière St-Maurice. Je m’y suis stationné vers huit heures le matin, juste avant le début des classes, et je vous assure que ça grouillait de vie. Les enfants de l’école primaire Seskitin jouaient dans la cour pendant qu’un véritable convoi d’automobiles en déposait d’autres à la porte. Après une heure trente de route dans les bois où je n’avais croisé que deux camions et une perdrix, je fus surpris d’entrer si abruptement dans le quotidien de la communauté amérindienne de Wemotaci. &lt;br /&gt;J’ai beaucoup d’affection pour les Atikamekws, et ce, depuis de nombreuses années. Chacun de mes contacts avec eux fut toujours très cordial. Peut-être parce que leur langue ne fascine et leur culture m’intrigue. Quoique nous partagions depuis des centaines d’années le même territoire, ces anciens nomades possèdent toujours une façon bien à eux de concevoir la vie et les relations humaines. Je ne sais pas si c’est par gêne ou par pudeur, mais on les sent toujours réservés, discrets et très polis. Malgré ce calme qui les caractérise, ils gardent néanmoins un œil taquin qui trahit leur grand sens de l’humour. Ce sont des rigolos nos Amérindiens! &lt;br /&gt;Et je vous jure que je me suis bien amusé durant toute la journée que j’ai passée à leurs côtés. Lors de mes conférences à l’école primaire et secondaire, j’ai pu me rendre compte qu’ils aimaient bien rire et se faire taquiner. C’est le cas de Ti-Pou Awashish, président de l’école secondaire Nikanik, qui a bien réagi à mes plaisanteries sur son nom. Ce jeune homme, au regard intelligent et à l’esprit vif deviendra sûrement dans le futur un leader important de sa communauté. Ti-Pou n’est pas son véritable nom, bien entendu, mais j’ai bien failli le croire. Grand chef Ti-Pou, ce serait pas mal, non?&lt;br /&gt;Je me suis aussi bien amusé lorsque, pendant le dîner communautaire auquel j’ai participé et où pour la première fois j’ai mangé de l’oie sauvage, les jeunes du secondaire ont décroché les ballons afin d’en respirer l’hélium. Si vous croyez qu’entendre parler français avec une petite voix de dessins animés est drôle, je vous conseille l’Atikamekw. On dirait qu’ils parlent le martien entre eux. Carrément pissant!&lt;br /&gt;Et que dire de mon ami Jacques Néwashish qui devait me servir de guide pour me rendre d’une école à l’autre. Il était plus occupé à me raconter ses histoires de voyage et me faire état de ses projets, qu’à m’indiquer le bon trajet! Par deux fois, j’ai dû m’assurer que nous allions dans la bonne direction. Si Daniel Boon avait eu ce Mingo-là comme guide, la série télé n’aurait pas fait 165 épisodes. Le personnage se serait perdu dans le bois, un point c’est tout! En tant que peintre, Jacques a beaucoup  de talent, mais comme guide, j’ai déjà vu mieux. Après ces quelques mots, je suis certain que l’ami Néwashish, même s’il n’est pas Iroquois, va me scalper lors de ma prochaine visite chez lui. Je l’entends d’ici qui aiguise sa hache. &lt;br /&gt;Le rappeur algonquin Samian disait l’autre jour sur le plateau de Tout le monde en parle, que les Québécois et les Amérindiens se connaissent mal et auraient avantage à établir des ponts entre leurs cultures respectives. Je pense comme lui. Tout comme le rappeur, Chloé Sainte-Marie le fait admirablement bien en chantant des textes en Innus, Florant Volant aussi avec ses propres compositions et il y en a d’autres. La crise d’Oka fut un passage difficile pour un bon nombre de Québécois. Les Warriors ont stigmatisé une image négative de l’Amérindien dans la tête de nombreux blancs. Tout comme la colonisation, l’assimilation de force dans des pensionnats et l’établissement des réserves ont laissé des marques indélébiles dans l’âme des nomades. Jamais le Peau-Rouge et le Blanc-Bec n’arriveront à s’entendre s’ils s’observent à travers la lorgnette du passé. Et si au lieu de nous faire du mal avec notre histoire, nous regardions ensemble vers le futur?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-8528929223110241595?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/8528929223110241595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/05/chez-ti-pou-awashish.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8528929223110241595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8528929223110241595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/05/chez-ti-pou-awashish.html' title='Chez Ti-Pou Awashish'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S-3Irz2gnHI/AAAAAAAAAEc/6ve40tYoib0/s72-c/362.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-9121736955079666922</id><published>2010-05-03T05:32:00.000-07:00</published><updated>2010-05-03T05:34:17.301-07:00</updated><title type='text'>Le plomb</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S97Cuu0Z5JI/AAAAAAAAAEU/ZGbW5p9dAfU/s1600/126766-marc-andre-bergeron.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S97Cuu0Z5JI/AAAAAAAAAEU/ZGbW5p9dAfU/s320/126766-marc-andre-bergeron.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5467021105771963538" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il n’est pas très grand, pas plus costaud que ça non plus pour un joueur de hockey. Chaque fois qu’il passe en entrevue à la télévision, son sourire affable nous le rend systématiquement sympathique. L’athlète en question a de grands yeux d’un gamin sans malice sauf sur la glace.  Alors son regard d’aigle se révèle afin de repérer le bon chemin menant au filet. En le voyant se ruer sur la rondelle, je bondis de mon sofa et déjà la rondelle est au fond de la cage de l’adversaire! Lors du septième match du Canadien contre Washington, la puissance de son tir nous a propulsés vers la victoire. Alors que tous les regards sont tournés vers Jaroslav Halak, le mien penche avec fierté sur le gars de chez nous. Vous l’avez deviné, il s’agit de Marc-André Bergeron et c’est mon joueur de hockey préféré. &lt;br /&gt;Si j’avais l’occasion de féliciter Bob Gainey, ce serait pour le flair qu’il a eu en passant un contrat à Bergeron. Cet ajout de mi-saison à l’équipe des Glorieux était tout à fait justifié. Bon, Marc-André n’est pas un attaquant de premier plan ni un défenseur de la trempe de Larry Robinson, mais il a quelque chose de bien à lui. Au sein de l’unité spéciale du tricolore, vous l’avez vu comme moi, il est formidable. J’aime le voir se positionner près de la ligne bleue lors des avantages numériques pour se préparer à décocher un de ses plombs, monsieur! Ses tirs sont précis et toujours menaçants pour le gardien adverse. En dehors de la glace, en entrevue, Bergeron est tout aussi enthousiasmant. Il ne manque jamais de démontrer sa fierté d’évoluer au sein du Canadien et exprime régulièrement sa reconnaissance pour l’appui des partisans envers leur équipe. Alors que certains joueurs n’arrivent qu’à dire des banalités, Marc-André répond spontanément aux questions de façon franche, directe et positive. On le sent à l’aise et…heureux. &lt;br /&gt;Qu’il soit médaillé olympique ou participant aux séries de la Coupe Stanley, l’athlète demeure un modèle de courage qui inspire le dépassement. Autant les prouesses d’Héraclès à l’époque des Grecs anciens étaient de grandes performances invitant aux vertus divines, autant un bon joueur de hockey peut avoir un impact positif dans la vie de ses contemporains. Je le crois assez pour ajouter que sans Maurice Richard ou Guy Lafleur, le Québec ne serait pas le même. Notre société est imprégnée de notre sport national. Glissez un mot sur les Nordiques dans la Vieille Capitale et vous verrez que la « privation » de l’équipe est encore douloureuse pour leurs partisans. Ils la regrettent comme s’il s’agissait de la perte d’un être cher. Comme des dévots priant pour la résurrection du Christ, ils implorent le maire Labeaume de tout mettre en œuvre afin d’assister à la renaissance de ce qu’on pourrait alors qualifier du phénix... Quoiqu’on en pense, je joins mes prières aux leurs, puisqu’il n’y a rien de plus excitant au hockey que de détester les Nordiques quand, comme moi,  on est partisan du Canadien. Imaginez. Voir entrer un plomb de Marc-André Bergeron dans un but  gardé par un fleurdelisé et ce, au beau milieu d’un amphithéâtre bondé de spectateurs à la mine soudainement défaite est un rêve que j’aimerais bien voir se réaliser. Tout comme les gens de Québec, je garde confiance… &lt;br /&gt;J’espère de tout cœur que Marc-André Bergeron connaîtra des séries extraordinaires. Paris est la Ville lumière, Bruges la Venise du Nord et New York, la grosse pomme. Montréal, elle, est certainement la ville par excellence du hockey dans le monde. Lorsqu’on vient de St-Louis-De-France comme Marc-André, chausser les patins pour une aussi prestigieuse organisation pourrait sembler de la science-fiction. Que les Pingouins de Pittsburgh triomphent ou non, l’avenir augure bien pour notre club. Tant qu’il y aura des joueurs québécois dans l’équipe pour comprendre qu’à chaque match ils participent activement à l’histoire du Québec, nous serons toujours vainqueurs, même sans la Coupe Stanley. Alors pour les parties à venir, saluons le talent de Marc-André Bergeron et tant qu’à moi, je le regarde toujours jouer avec plaisir. Go Marc Go!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-9121736955079666922?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/9121736955079666922/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/05/le-plomb.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/9121736955079666922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/9121736955079666922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/05/le-plomb.html' title='Le plomb'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S97Cuu0Z5JI/AAAAAAAAAEU/ZGbW5p9dAfU/s72-c/126766-marc-andre-bergeron.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-536180022795626716</id><published>2010-04-26T06:18:00.000-07:00</published><updated>2010-04-26T06:29:14.469-07:00</updated><title type='text'>2 000 kilomètres de route</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S9WVEqez9xI/AAAAAAAAAEM/RsT6wjsbw_k/s1600/IMG_1894.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S9WVEqez9xI/AAAAAAAAAEM/RsT6wjsbw_k/s320/IMG_1894.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5464437630239504146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque région du Québec dispose de ses propres méthodes pour faire la promotion des livres. Plusieurs ont adopté le traditionnel Salon du Livre alors que d’autres, comme Baie-Comeau avec Les Antichambres du livre ou la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine avec Livres en fête, promènent les écrivains à travers leur vaste territoire. C’est d’ailleurs pour l’événement littéraire du sud-est du Québec que j’ai troqué momentanément ma Mauricie pour la grande route de la péninsule et l’archipel du golfe du Saint-Laurent. Muni de mes bouquins, j’ai pris la direction de l’aéroport de Gaspé et me suis envolé aux Îles pour y passer quelques jours. Ensuite, bien que deux annulations consécutives de vols aient retardé de vingt-quatre mon retour sur le continent, il me restait suffisamment de temps pour poursuivre mon grand tour  « de machine ». &lt;br /&gt;Parce que de la route, oui monsieur, j’en ai parcourue! Des kilomètres et des kilomètres! Sous le soleil, la pluie, le vent et une fois, de la neige, en traversant le parc de la Gaspésie. Au passage, j’ai contemplé le coucher de soleil à Matane en sifflant les airs de mes MP3 préférés. Il y avait longtemps que je n’avais pas eu une perception aussi belle du golfe. Autant ses eaux glaciales paraissent hostiles en hiver, autant elles invitent au calme la belle saison venue. En revenant des Îles donc, j’ai repris dans la lumière du crépuscule mon voyage en direction des  éoliennes de Cap-Chat. Ce que j’aime les voir tourner ces immenses machines! Contrairement à bien du monde, je ne trouve pas qu’elles déguisent le paysage. Ce sont de colossales fleurs de métal témoignant de l’intelligence axée sur les énergies renouvelables qui, espérons-le, prendrons le pas sur les carburants fossiles néfastes. &lt;br /&gt;Parlant d’infamie, il faut que je vous dise que j’ai bu le plus mauvais café du monde à Anse-Pleureuse. Immédiatement après la grande courbe qui débouche sur le village se trouve une station service grouillante d’activité avec sa bonne dizaine d’habitués qui discute fort autour de la machine à café. À cet endroit, pour un dollar, il est possible de se servir une eau de vaisselle de classe mondiale! À la première gorgée, le voyageur comprend qu’il tient dans sa main un gobelet de café qualifié pour décrocher la médaille d’or des breuvages infects. C’est l’endroit par excellence des amateurs d’expériences extrêmes qui vivront pour un prix modique des sensations jamais éprouvées ailleurs. &lt;br /&gt;Ragaillardi par ce nectar, j’ai repris mon chemin de ville en ville à travers la grande Gaspésie. J’ai vu de beaux petits villages et, sur la route qui permet de passer directement de la Baie-des-Chaleurs à la Haute-Gaspésie, des montagnes à couper le souffle. À Maria, l’objectif de mon petit appareil photo a saisi le nid qu’un balbuzard pêcheur avait construit sur un poteau d’Hydro-Québec. À Paspébiac, Daniel, employé d’Hydro-Québec m’a expliqué qu’il était formellement interdit de détruire le refuge de ces grands oiseaux à tête blanche.  Or pour éviter tout dysfonctionnement occasionné par l’importun, on devait de temps à temps procéder à l’installation d’un poteau supplémentaire, plus élevé que les autres et assez loin des fils électriques, pour y accueillir le nid qu’on aura déplacé soigneusement après l’été. À son retour du sud l’année suivante, le grand oiseau retrouve son ancien nid sans se rendre compte qu’il a été déplacé de quelques mètres. &lt;br /&gt;Je n’ai malheureusement pas vu de balbuzard, mais j’ai réussi à capter sur vidéo la danse d’une centaine de mouettes s’attaquant à un banc de poissons sauteurs. Voir plonger les oiseaux comme des flèches filant à toute vitesse dans la mer, m’a fortement impressionné. Je suis demeuré un moment bouche bée devant tant de beauté, en pensant que j’étais trop chanceux d’assister gratuitement à un tel spectacle. &lt;br /&gt;J’aurais aimé apercevoir un orignal ou un chevreuil dans la réserve des Chic-Chocs, mais les bêtes sont demeurées cachées. Par contre, ce qui est impossible à manquer en Gaspésie quand on voyage hors saison, c’est le nombre stupéfiant de restaurants fermés pour l’hiver. C’est à se demander si les gens sortent de chez eux durant cette période. &lt;br /&gt;Quelques conférences plus tard et deux milles kilomètres de plus au compteur, je rentre chez moi avec la satisfaction du travail accompli. J’aime la mer et les  côtes de notre Québec, mais je suis heureux de retrouver mes affaires. Que les balbuzards dorment en paix, j’observerai les corneilles de la Mauricie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-536180022795626716?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/536180022795626716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/04/2-000-kilometres-de-route.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/536180022795626716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/536180022795626716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/04/2-000-kilometres-de-route.html' title='2 000 kilomètres de route'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S9WVEqez9xI/AAAAAAAAAEM/RsT6wjsbw_k/s72-c/IMG_1894.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-2603134411301254034</id><published>2010-04-22T13:05:00.000-07:00</published><updated>2010-04-22T13:08:27.539-07:00</updated><title type='text'>Que du vent...</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S9CsrritiXI/AAAAAAAAAEE/zIghzcAC-rs/s1600/33787_3.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S9CsrritiXI/AAAAAAAAAEE/zIghzcAC-rs/s320/33787_3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5463056214423079282" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Rassurez-vous, le titre de cette chronique ne fait pas référence à ces politiciens qui, en temps d’élections, nous inondent de promesses qu’ils ne peuvent tenir une fois élus. Il n’est pas question non plus d’hommes d’affaires véreux, ces experts de la finance qui ont pu donner libre cours à leur vice grâce aux économies de leurs clients. Non, il s’agit plutôt du vrai vent. Celui-là même qui fait tourner les éoliennes et qui constitue, comme le crabe et le homard, une des particularités des îles de la Madeleine où je me trouve présentement! &lt;br /&gt;Ici, il vous souffle tous les jours avec une force étonnante. On s’en rendre compte avant même de poser le pied sur le sol lorsqu’à bord de l’avion qui survole Havre aux Maisons, nous bondissons sur nos sièges comme un cow-boy en épreuve de rodéo. Anne a même laissé s’échapper  un « maudit qu’y vente! » qui cependant évoquait beaucoup plus un «ça y est, on va s’écraser! » Mais nous avions un bon pilote. Grâce à son habilité, nous nous sommes quand même rapidement posés et avec les quelques autres passagers, nous avons enfin foulé le plancher des vaches, sains, saufs et dépeignés. &lt;br /&gt;J’en suis à ma troisième visite aux îles de la Madeleine et je ressens encore le même dépaysement qui m’avait conquis lors de mes voyages précédents. Tout y contribue. Les collines chauves constamment balayées par des vents chargés d’iode, les petites maisons de pêcheurs aux couleurs pastel, mais par dessus tout, c’est la lumière particulièrement éblouissante dans laquelle baignent les îles qui me séduit de nouveau. Ici, c’est une autre époque. Le temps n’a pas d’emprise sur cette région du Québec. À ma dernière visite, ma montre d’alors s’était même arrêtée et ses aiguilles ne se sont plus jamais remises à trotter. Était-ce une façon de ne plus quitter cet endroit? &lt;br /&gt;Bref, il y a vent qui souffle sans relâche sur tout l’archipel qu’on dirait constitué simplement de bouts de terre. En cette période de l’année, il glace le corps, il fouette le visage et je jurerais que si je n’y prenais garde, il pourrait aisément me soulever de terre. Il rappelle à l’Homme sa modestie face aux impératifs de la nature. Quand une éruption volcanique en Islande arrive à paralyser le trafic aérien d’une dizaine de pays sur deux continents, la leçon est facile à comprendre. La maîtrise de l’Homme sur son environnement, l’univers s’en moque. Jamais l’écosystème n’a eu besoin de l’espèce humaine pour se développer et s’enrichir. La planète est autonome et un peu à l’image de Moby Dick pourchassé par le capitaine Achab (célèbre roman d’Herman Melville), elle se chargera bien de la punir si celle-ci enfreint ses règles. Il suffit de sentir sur soi le vent des îles pour deviner la terrible puissance de la nature. À côté d’elle, on comprend toute notre fragilité, ainsi que notre petitesse. &lt;br /&gt;Par ailleurs, sans les Madelinots, les îles seraient beaucoup moins remarquables et combien moins fascinantes. D’accord, la nature peut exister sans l’Homme, mais avec lui, avouons qu’elle se bonifie parfois. Comme maintenant, en pleine saison de la pêche au crabe, difficile d’imaginer les côtes sans ports et sans bateaux de pêche pour profiter de la manne. Ici, les produits du terroir sont mis en valeur. Boissons artisanales, fromage au lait cru (le fameux Pied-de-Vent), loup-marin, hareng fumé, tout se trouve facilement. Que demander de plus? Les habitants des îles, même coupés du continent, ont su développer un savoir-faire bien à eux qui atteint aujourd’hui d’autres rivages puisqu’on trouve de plus de leurs produits dans plusieurs commerces au Québec. &lt;br /&gt;Malgré tout, c’est le vent qui domine sur les dunes de ces bouts de terre. Il est le véritable souverain des îles. Je l’entends souffler férocement à travers les vitres de ma chambre d’hôtel. Il impose sa loi aux vagues, il aplatit les roseaux qui n’ont guère le temps de se relever entre deux bourrasques. Si les Madelinots érigeaient sur l’une de leurs îles un immense mat avec une voile, j’ai la certitude qu’ils pourraient se déplacer sans problème jusqu’en Europe. Mais d’ici là, ce petit bout de terre demeure bien solide au centre d’une grande mer et c’est toujours avec plaisir que je découvre ses richesses.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-2603134411301254034?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/2603134411301254034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/04/que-du-vent.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2603134411301254034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2603134411301254034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/04/que-du-vent.html' title='Que du vent...'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S9CsrritiXI/AAAAAAAAAEE/zIghzcAC-rs/s72-c/33787_3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-6257795239715436698</id><published>2010-04-05T07:23:00.001-07:00</published><updated>2010-04-05T07:25:17.728-07:00</updated><title type='text'>Le miracle du téléphone à cadran</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S7nys63K_yI/AAAAAAAAAD8/MMVPtdb38sA/s1600/t%C3%A9l%C3%A9phone.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S7nys63K_yI/AAAAAAAAAD8/MMVPtdb38sA/s320/t%C3%A9l%C3%A9phone.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5456659277064896290" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y quelques semaines de cela, je vous entretenais de ma nouvelle cabane à sucre et de mon plaisir à y passer du temps. Tout va toujours pour le mieux merci, à l’exception d’un petit détail, le téléphone. Il s’agit d’un vieux modèle mural à cadran, semblable en tout point à celui que nous avions à la maison lorsque j’étais enfant. Je n’ai rien contre les anciens spécimens, bien au contraire, je trouve que cela confère un caractère d’authenticité, historique dans l’aménagement de la cabane. Dans ce cas, où est le problème, me demanderez-vous? Eh bien, cet appareil téléphonique n’est pas normal… &lt;br /&gt;Jeudi dernier, une fois que les charmants techniciens (ici, aucune ironie, ces messieurs étaient d’une affabilité admirable) de Bell eurent quitté après avoir raccordé ma ligne, j’ai décidé d’officialiser l’affaire en plaçant un premier appel. Qui mériterait l’honneur de ce coup de cadran initial? J’ai d’abord pensé à ma mère, puis à mon père mais comme je ne les appelle que très rarement, ils auraient supposé que j’étais tombé sur la tête. Les enfants ? Risquer de les déranger pour de simples tests, non… J’aurais bien téléphoné à Anne mais elle était partie marcher en forêt avec les chiens. Ma sœur? Ma grand-mère Grace? Mais oui, mamie, quelle bonne idée ça aurait été, mais elle est décédée. J’ai finalement laissé mon inconscient guider mon index qui a composé le numéro de téléphone de mon enfance, celui de la résidence familiale sur la 44e Rue à Shawinigan, là où j’ai passé les douze premières années de ma vie. Le numéro était en service. Au terme de la sonnerie quelle ne fut pas ma surprise d’entendre la voix familière d’une femme répondre!&lt;br /&gt;Mais oui, c’était bien sa voix! Il s’agissait de ma grand-mère. «Grand-M’man!? C’est moi, Bryan !» De l’autre bout du fil me parvenait l’émission Sesame Street.  Big Bird s’était mis à chanter à tue-tête lorsque j’ai soudain entendu Mamie demander à Bryan (!?) de baisser le son. Big Bird s’est tu. J’en ai profité pour oser revenir à la charge. Je lui ai dit que je l’appelais d’une cabane à sucre de St-Mathieu, la mienne, et que depuis sa mort, elle me manquait beaucoup. Deux secondes de silence au bout de la ligne qui ont paru une éternité.  «Vous voulez parler à Bryan, c’est ça?» «Mais non,grand-m’man, je suis Bryan!» ai-je insisté. «Pardonnez-moi, monsieur, mais Bryan n’a qu’à six ans et à moins d’une bonne raison, je ne vous le passerai pas!» Six ans! J’étais complètement stupéfié. J’avais téléphoné chez moi, en 1974. Ma grand-mère avait répondu parce que c’était elle ma gardienne durant l’absence de mes parents, tous deux enseignants.&lt;br /&gt;C’est alors que j’ai ouvert les vannes sans aucune retenue. « Grand-maman, écoute-moi bien! Tu peux miser toutes tes économies sur la victoire des Flyers de Philadelphie à la finale de la coupe Stanley cette année. C’est assuré, ils gagneront en six parties contre Boston! Oh, ne rate pas surtout pas la performance de la Roumaine Nadia Comaneci aux Jeux olympiques de Montréal dans deux ans! Dis à Grand-P’pa de surveiller sa tension artérielle, sinon c’est ça qui va l’emporter dans dix ans! Mets de l’argent de côté pour acheter l’immeuble où tu habites, c’est la seule façon de ne pas te faire mettre à la porte de chez toi à quatre-vingt-un ans. Pour y arriver, achète des actions d’une jeune entreprise en bourse qui s’appelle Microsoft, tu vas être surprise en ta-bar-nac du rendement! Aussi, grand-m’man, prends ton mal en patience, parce qu’en 2010, on n’a toujours pas trouvé comment guérir l’arthrite. Attention aux chutes à l’hiver 1998, tu risques de… » Elle a raccroché. J’ai recomposé le numéro sur le cadran. Cette fois, pour toute réponse, j’ai eu droit à une voix robotisée m’indiquant qu’il n’y avait pas de service... &lt;br /&gt;Comme je raccrochais, le téléphone s’est mis à sonner. À l’autre bout du fil, la voix d’un homme fébrile qui prétendait être mon petit-fils. Il avait beaucoup à me dire. Âgé de soixante ans, il vivait en Chine et me recommandait de ne jamais miser sur la victoire de la coupe Stanley par le Canadien pour les trente prochaines années. Il m’a parlé du fiasco des Jeux olympiques à Québec et de l’élection de Julie Snyder à la tête du Canada. C’est à ce moment que j’ai raccroché… Non, mais y’en a tu du monde malade!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-6257795239715436698?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/6257795239715436698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/04/le-miracle-du-telephone-cadran.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6257795239715436698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6257795239715436698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/04/le-miracle-du-telephone-cadran.html' title='Le miracle du téléphone à cadran'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S7nys63K_yI/AAAAAAAAAD8/MMVPtdb38sA/s72-c/t%C3%A9l%C3%A9phone.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-2699595787979477664</id><published>2010-03-29T08:11:00.000-07:00</published><updated>2010-03-29T08:14:16.572-07:00</updated><title type='text'>La part du rêve</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S7DDqc-1DiI/AAAAAAAAAD0/zW7RCJkRERg/s1600/944773346_small.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 237px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S7DDqc-1DiI/AAAAAAAAAD0/zW7RCJkRERg/s320/944773346_small.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5454074282847309346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que sont mes amis devenus, que j’avais de si près tenus…? Je me pose parfois la même question que Rutebeuf. Soyez sans crainte, je ne dresserai pas la liste complète de mes anciennes connaissances, une chose que je n’ai pas envie de faire non plus de toute façon. J’ai  quelques amis actuels qui constituent la pierre angulaire de mon réseau social et c’est très bien ainsi. Mais comme tout le monde, il m’arrive de penser à des copains de passage, des camarades de circonstance comme on dit, et avec qui j’ai partagé l’excitation d’un match de basketball ou bu de la bière dans des sous-sols de bungalow.  &lt;br /&gt;À l’université, il y a eu Paul Doucet, un de mes meilleurs amis de classe, aujourd’hui comédien professionnel. Si vous vous rappelez, c’est lui qui a magistralement interprété Jean Duceppe en 2002 dans la télésérie du même nom. Ensemble, nous passions beaucoup de temps à deviser, entre autres sur  nos professeurs de théâtre, en particulier ceux que nous trouvions pénibles, nous échangions sur les pièces à l’affiche, nous aimions parler des rôles que nous espérions décrocher un jour… Partenaires de jeu dans la pièce Being at home with Claude présentée dans le cadre de notre cours, il était l’inspecteur et moi, le meurtrier prostitué et homosexuel qui venait de tuer son amant. Je ne sais pas si nous avons été bien crédibles, mais une chose est certaine, c’est que nous avons énormément ri en répétant les extraits imposés. Quand j’aperçois Paul à la télé,  ce sont aussi ces heures de répétition au pavillon St-Timothée de l’UQAM que je revois, et sachant qu’il réalise ce qu’il aime, je suis heureux pour lui.&lt;br /&gt;J’ai à peu près le même sentiment quand j’entends parler du personnage pittoresque de Luc Provost, un autre camarade de classe à Montréal. Je me rappelle que Luc gagnait déjà sa vie en participant à des spectacles de travestis comiques dans le Village gai. Pour ceux qui connaissent le personnage, c’est lui, enfin, elle, qui par la suite est devenue Mado Lamotte, drag queen connue au-delà de la communauté gaie montréalaise. Autrefois, je ne comprenais pas trop son concept, mais aujourd’hui, avec ses succès,  je suis obligé d’admettre qu’il avait du flair. &lt;br /&gt;Il m’arrive de croiser d’anciens camarades qui se sont accomplis dans divers domaines et dont le bonheur de la réalisation se reflète bien dans leur vie. Et il y a les autres. Aussi talentueux et intelligents que la moyenne des ours, ceux-là se sont transformés en d’éternels insatisfaits. Ils se plaignent constamment de tout et de rien. Travail, parents, enfants, tous y passent. C’est à se demander si, finalement, ces manifestations de mécontentement ne traduisent pas un grand sentiment d’échec... Quoi qu’il en soit, ce genre de rencontres, agaçantes, m’amènent toujours à me demander qu’est-ce qui a bien pu conduire ces anciens copains à une telle attitude.  &lt;br /&gt;Existe-t-il un gène du bonheur? Des chromosomes prédisposant à la facilité et au positivisme? Quelle distance sépare le succès d’un échec? Pourquoi certains sont en voie d’atteindre leurs rêves, quand ils ne sont pas déjà réalisés, alors que d’autres, tout aussi passionnés, n’y arrivent jamais? L’hérédité? Le milieu social? Une combinaison des deux? Je ne le sais pas. Cela me dépasse. &lt;br /&gt;Si je vivais à l’époque de la Grèce antique, je me fierais à la conception du monde telle qu’on la concevait alors, et l’explication serait simple : les dieux décident du destin de l’Homme. J’aurais la certitude que personne n’échappe à cette fatalité et qu’aucune volonté humaine, même celle d’Ulysse, ne peut arriver à la cheville d’un Poséidon déterminé à vous faire suer. Mais cette époque est bien lointaine et que j’aspire à autre chose qu’être une marionnette au service des puissances divines. &lt;br /&gt;Et si la vie était simplement une question de chance? D’un côté les chanceux, et de l’autre, les malheureux. Ne dit-on pas   « pauvre lui, il n’a pas eu de chance! » Ou bien, « maudit chanceux, t’as tout pour être heureux! »&lt;br /&gt;Que sont devenus tous mes amis avec qui j’ai tant rêvé ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-2699595787979477664?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/2699595787979477664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/03/la-part-du-reve.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2699595787979477664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2699595787979477664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/03/la-part-du-reve.html' title='La part du rêve'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S7DDqc-1DiI/AAAAAAAAAD0/zW7RCJkRERg/s72-c/944773346_small.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-5362482881990669503</id><published>2010-03-22T07:30:00.001-07:00</published><updated>2010-03-22T07:35:11.719-07:00</updated><title type='text'>La bonne saison</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S6d_MY1yfnI/AAAAAAAAADs/UkO-mfKf2ss/s1600-h/328630.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 220px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S6d_MY1yfnI/AAAAAAAAADs/UkO-mfKf2ss/s320/328630.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5451465724758490738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le printemps, qu’on écrivait anciennement printans vers le XIIIe siècle, est le dérivé du latin primus tempus qui signifie : la première saison. Chez nous, tandis  que la neige disparaît et que les oies blanches reviennent de leur migration, une nouvelle année recommence. À mon avis, c’est à ce moment-ci que tous les Québécois devraient se souhaiter la bonne année! Le cycle de la vie se remet en marche et j’assiste, émerveillé, à sa manifestation sur mon terrain. &lt;br /&gt;Le grand pic, qui s’était tu durant tout l’hiver, a repris son travail sur le tronc d’un érable mort. Je l’entends de nouveau marteler l’écorce à la vitesse d’une rafale de mitrailleuse. À la recherche d’un gîte ou d’insectes, il creuse des trous sans relâche. Je suis prêt à parier qu’il n’y a pas un arbre malade ou mort qui ne porte pas sa signature. Hier, je l’épiais tout en me demandant où il avait bien pu passé l’hiver… Je sais que le grand pic ne migre pas, mais je le soupçonne de passer la saison froide ailleurs que chez moi. Depuis trois ans, il s’éclipse dès les premières neiges pour ne réapparaître qu’au printemps. Je le retrouve avec plaisir en me demandant chaque fois chez qui il peut bien séjourner tout l’hiver… &lt;br /&gt;Puis, il y a le retour des oies blanches, celles-là même dont l’auteur Marcel Dubé s’est inspiré pour le titre d’une de ses pièces. Lorsque je les observe, je m’émerveille de tant de discipline qui leur assure ces formations aériennes en pointes de flèches, et leurs cris me rappellent combien ces oiseaux blancs sont un symbole fort de la renaissance de la nature au Québec. Et dans ce moment de plaisir, je vois Hommage à Rosa Luxembourg de Jean-Paul Riopelle, mon peintre préféré. Une fresque magnifique de trente tableaux, aussi fascinante que le vol des oiseaux lui-même. D’ailleurs, dans la biographie que lui consacre Hélène de Billy (Riopelle – Édition Art Global), on peut lire que Jean-Paul allait souvent à la chasse à l’oie, mais toujours sans aucune balle dans son fusil. Chaque fois, il rentrait bredouille… mais combien ravi!&lt;br /&gt;L’ours qui vient me visiter habituellement au printemps devrait bientôt sortir de sa cachette. L’année dernière, je vous en ai déjà parlé, il s’est présenté avec trois petits qui ont vite su grimper dans un arbre aussitôt que mes chiens les ont accueillis à leur façon. Puis, toute ma famille d’ours Mal-léchés est retournée en forêt, et je ne les ai plus revus depuis. À quoi dois-je m’attendre cette année? On verra. Une nouvelle surprise peut-être. &lt;br /&gt;Autrefois, au Québec en tout cas, le printemps était aussi synonyme de grand ménage. À la fonte des neiges, les femmes déménageaient leur cuisine dans le bas-côté puis aéraient la maison. On procédait aussi à la fabrication de savon à base de cendre et de suif provenant des restes d’abattage de l’automne précédent. Il ne faut pas se surprendre que nos ancêtres aient souvent l’air crotté sur les anciennes photos! Un savon fait à partir de viscères de cochon, il y a de quoi rendre la peau un peu moins rose que les produits de toilette d’aujourd’hui, non? &lt;br /&gt;La bonne saison est de retour et je trouve cela rassurant. Dans le tumulte humain, il est bon de savoir que le cycle de la vie est fidèle. Toujours présent, patient, et disons… constant comme Jaroslav Halak dans le but du Canadien. « Les bœufs sont lents, mais la terre est patiente » dit cette maxime cambodgienne reprise par  Pierre Falardeau pour le titre d’un de ses recueils. Et c’est bien vrai. Dans cet adage se retrouve la sagesse populaire d’une génération, celle de nos arrières-grands-pères, qui connaissaient sans doute mieux le monde que nous-mêmes aujourd’hui. Avec les avantages de la science et des technologies, ne vient pas nécessairement cette part d’instinct qui unit l’homme à son milieu.&lt;br /&gt;Depuis le primus tempus du temps des Romains, le monde en a connu des transformations. Pourtant, année après année, siècle après siècle, les saisons se succèdent au même rythme et quoi qu’on en pense, la vie demeure intimement liée à ce cycle. Soyons toujours conscients de notre bonne saison, cela en vaut vraiment la peine.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-5362482881990669503?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/5362482881990669503/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/03/la-bonne-saison.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5362482881990669503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5362482881990669503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/03/la-bonne-saison.html' title='La bonne saison'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S6d_MY1yfnI/AAAAAAAAADs/UkO-mfKf2ss/s72-c/328630.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-1669008050883239998</id><published>2010-03-18T12:25:00.000-07:00</published><updated>2010-03-18T12:31:17.450-07:00</updated><title type='text'>Poursuivre la tradition</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S6J_aI6tCDI/AAAAAAAAADk/4Yqtj0sJs4Y/s1600-h/IMG_1779.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S6J_aI6tCDI/AAAAAAAAADk/4Yqtj0sJs4Y/s320/IMG_1779.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5450058586118752306" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Je bouille. Pas au sens figuré, mais bien au sens propre. Tandis que j’écris, il y a derrière moi un grand évaporateur qui m’attend pour  bouillir. Depuis la découverte de l’eau d’érable par les premières nations, je crois qu’il n’y a pas d’activité plus traditionnelle au Québec que la fabrication de son propre sirop. Bref, j’ai fait le plongeon dans l’acériculture et me voici donc propriétaire avec Anne d’une adorable cabane à sucre qui n’a rien de commerciale.  Toutes les dix minutes, j’interromps le fil de ma pensée pour aller nourrir le feu de l’enfer qui consume le bois à une vitesse folle…&lt;br /&gt; Il y a déjà deux ans de cela, j’avais fait connaître à mon voisin, M. Bellemare, mon intérêt pour sa cabane à sucre et son érablière si, un jour, l’envie d’une retraite le gagnait. Ma proposition n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd et l’année suivante une proposition dans ce sens m’a mené de fil en aiguille jusqu’aux commandes d’un petit royaume tapi dans les montagnes de St-Mathieu. Depuis le début mars, j’ai entaillé mes érables, appris à faire fonctionner les pompes à sève, à laver scrupuleusement mes réservoirs à eau d’érable et commencer à faire mon sirop. La tâche est rude. Tenez, il faut encore mettre du bois dans le poêle. J’y vais…&lt;br /&gt;Je disais donc qu’une cabane à sucre n’est pas une affaire aisée pour le novice que je suis. N’étant pas naturellement doué pour le travail manuel, on peut dire que, de la pompe à la cabane, il m’arrive d’en arracher. En général je comprends vite, mais dans ce métier je pars de loin. Cependant, avec l’aide de M. Bellemare qui s’est engagé à faire de moi un maître sucrier, les leçons passent bien. À travers ses conseils et ses histoires, j’entre lentement dans la tradition familiale des Bellemare dont la coutume des sucres s’échelonne sur des générations. Parmi ses souvenirs, il y a cette histoire de son arrière-grand-père appelé Ti-cul sucré. À l’âge de cinq ans, le malheureux tomba assis dans une marmite bouillante de sirop d’érable, ce qui lui a valu bien sûr, son surnom et l’obligation de se promener les fesses à l’air durant un an après être tombé dans la potion. Euh… du bois, encore du bois, je reviens…&lt;br /&gt;Je n’étais pas vraiment à l’aise de reprendre le flambeau d’une lignée issue de l’Obélix mauricien du sirop d’érable. Sans compter que, ironie du sort, deux semaines après m’être engagé à acheter cette merveille de cabane, mon médecin m’a annoncé que j’avais le diabète. Quoi? Je ne pourrai plus jamais manger de sucre?! Aujourd’hui je me console en me disant que comme Beethoven, je peux produire quelque chose de formidable, sans toutefois pouvoir en jouir. Désormais je souhaite qu’on m’appelle, le Beethov de la tire d’érable! Après Ti-cul sucré, on reprend la tradition des surnoms! En attendant, il faut que je remplisse l’évaporateur… Et voilà!&lt;br /&gt;Si je n’ai pas la liberté de me régaler du produit de mes arbres, il me reste quand même le privilège de le humer. Comme un bon vin, l’eau d’érable peut être enivrante. À plein poumon, je savoure ses effluves lorsqu’elle chauffe. En prenant la relève de M. Bellemare, je me suis aussi donné l’obligation morale de poursuivre une tradition que je transmettrai aux générations qui me suivront.  Un jour, ce sera à moi de montrer à d’autres ce que j’apprends aujourd’hui. J’évoquerai mes erreurs, je parlerai de mes bons coups, et à travers l’enseignement des techniques, il y aura forcément de grands passages sur M.Bellemare et sa famille. Les hommes passent, se remplacent, tandis que la sève continue de couler chaque printemps. Il me semble que ça rassure… Bref, pour l’instant, je retourne mettre des bûches dans le feu!  Même pas de répit pour la philosophie. &lt;br /&gt;Pour cette première année en tant qu’acériculteur, je me contente de cent quatre-vingt-dix entailles qui, soit dit en passant, coulent à flot sur une possibilité de sept cents. L’année prochaine, j’augmenterai jusqu’à la moitié peut-être. Peu importe, car dorénavant je sais que je profiterai au maximum du printemps. Après l’hiver, je renais au même rythme que la forêt.  Tout à l’heure, en fin d’après-midi, j’aurai produit ma première coulée de sirop et jour après jour, je répéterai les gestes magiques pour qu’il en soit ainsi jusqu’en avril. Quel voyage magnifique au cœur de notre tradition. MERDE, LE FEU!!! BYE!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-1669008050883239998?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/1669008050883239998/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/03/poursuivre-la-tradition.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1669008050883239998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1669008050883239998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/03/poursuivre-la-tradition.html' title='Poursuivre la tradition'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S6J_aI6tCDI/AAAAAAAAADk/4Yqtj0sJs4Y/s72-c/IMG_1779.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-3816550124915969656</id><published>2010-03-08T06:43:00.000-08:00</published><updated>2010-03-22T07:29:08.662-07:00</updated><title type='text'>Hidjab, Nyqab, Burka et autres catalognes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S5UNWR8UsGI/AAAAAAAAADc/faJX3yqAB_E/s1600-h/burqa.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S5UNWR8UsGI/AAAAAAAAADc/faJX3yqAB_E/s320/burqa.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5446274000799182946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L’une des premières actions des gardiens de la révolution lorsqu’ils sont arrivés au pouvoir en Iran, fut d’imposer le voile à toutes les femmes. Ils auraient pu instaurer un système de santé universel ou encore décider de se lancer dans la conquête de l’espace. Mais non, les hommes du nouveau régime, majoritairement des ignorants frustrés par la corruption du régime du Shah ont opté pour la meilleure façon de faire « avancer » leur pays : soumettre les femmes à leurs propres codes vestimentaires et moraux. Pourtant, les Perses ont fait de grandes choses au cours de leur présence millénaire en Mésopotamie. L’écriture, c’est eux. Les mathématiques aussi. Et que dire de l’architecture! La grande Babylone, les jardins suspendus et les ziggourats! Les Mille et Une Nuits nous viennent aussi de là-bas. Et qu’entreprennent-ils  aujourd’hui? Excepté de se faire pousser la barbe, eh bien, je ne sais pas trop. &lt;br /&gt;Je ne sais pas non plus ce qui se passe chez eux le 8 mars, mais ici c’est la Journée de la femme. Un petit vingt-quatre heures pour se rappeler qu’avant 1940, les Québécoises n’avaient pas le droit de vote parce qu’on les jugeait incapables de penser raisonnablement et de comprendre les enjeux de la politique provinciale ou fédérale. Faire des enfants et nettoyer la maison, voilà à quoi elles étaient bonnes nos grands-mères. Si l’Église avait été un peu plus insistante, nous aurions sûrement pu facilement pousser la disgrâce jusqu’à la Burka. La foi est une chose, la religion en est une autre. &lt;br /&gt;Qu’une femme veuille se voiler ne me dérange pas outre mesure. Tant et aussi longtemps qu’elle en décide elle-même et que ce choix ne lui a pas été imposé par son mari, son père ou son grand-oncle, ça me va. Le Hidjab affiche une aura de pudeur et un attachement à cette culture millénaire de l’Orient qu’en tant que Québécois je ne comprends pas trop, mais que je respecte. Par ailleurs, devant le voile intégral, je ne peux m’empêcher d’y voir un manque de respect envers les femmes et les hommes de ma culture. J’y vois une insulte au travail d’émancipation de la femme effectuée par Hélène Pedneault (La Vie en rose), un croc-en-jambe à Denise Boucher (Les fées ont soif), et une gifle à la grande Simonne Monet-Chartrand. Dans ma croyance, la femme et l’homme sont égaux et se présente l’un à l’autre à visage découvert. Dans mes convictions, il est indigne pour un homme comme pour un dieu d’ailleurs d’exiger de ses fidèles d’agir contre nature. Si Allah avait voulu faire disparaître les cheveux des femmes, ils les auraient créées chauves, point à la ligne. Pour le reste, il s’agit uniquement du contrôle social d’une religion sur ses adeptes. Je suis peut-être à côté du rail, mais l’agnosticisme est ma religion et elle vaut bien celle des gardiens de la révolution en Iran. &lt;br /&gt;Lorsque je suis allé au Maroc, j’ôtais mes chaussures avant de visiter une mosquée. Je me vêtais de façon à ne pas offenser quiconque et je crois m’être conduit de façon irréprochable pour les mœurs du pays. Chaque matin en entendant l’appel à la prière, je ne  gueulais pas au muezzin de fermer sa grande gueule pour me laisser dormir en paix. Je me suis fondu autant que possible dans la population en essayant de commettre le moins d’impairs possible. C’était le ramadan, et j’ai bien fait attention de ne pas m’empiffrer devant le musulman impatient de voir arriver le coucher le soleil pour prendre enfin son repas. Je ne me suis pas offusqué de ne pas avoir du bacon au petit-déjeuner et j’ai mangé presque tout le temps du couscous en l’appréciant chaque fois. Des gens ont la courtoisie de t’accueillir dans leur pays, la moindre des choses est d’essayer de toutes ses forces de s’adapter. Mais s’adapter ne veut pas dire s’oublier. Je suis demeuré moi-même, avec mes croyances et ma façon de concevoir le monde sans pour autant mépriser les femmes voilées autour de moi. &lt;br /&gt;Qu’ils soient de n’importe où dans le monde, les êtres intelligents s’adaptent, les autres s’entêtent. Avec mon petit passage sur le Maroc, je sais que cela peut ressembler à de l’autocongratulation, mais que voulez-vous, les barbus, islamiques ou non, ont souvent raison…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-3816550124915969656?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/3816550124915969656/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/03/hidjab-nyqab-burka-et-autres-catalognes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/3816550124915969656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/3816550124915969656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/03/hidjab-nyqab-burka-et-autres-catalognes.html' title='Hidjab, Nyqab, Burka et autres catalognes'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S5UNWR8UsGI/AAAAAAAAADc/faJX3yqAB_E/s72-c/burqa.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-2462425823220792911</id><published>2010-03-02T08:37:00.000-08:00</published><updated>2010-03-02T08:42:37.502-08:00</updated><title type='text'>La responsabilité individuelle</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S40_4e7mZrI/AAAAAAAAADU/U8YHl2nOfzI/s1600-h/hosto-f7681.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 260px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S40_4e7mZrI/AAAAAAAAADU/U8YHl2nOfzI/s320/hosto-f7681.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5444077764169066162" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous le savons tous, le Québec fait face à de graves problèmes dans le domaine des soins de santé. Le manque de ressources financières des hôpitaux ainsi que de personnel de première ligne dans les urgences menace sérieusement l’avenir de notre système de santé. Avec l’accroissement du vieillissement de la population, nous n’aurons bientôt plus les moyens de nous payer collectivement ce joyau national. Alors que faire? Taxer davantage les citoyens? Aller chercher encore plus d’argent dans les poches de la classe moyenne? Un ticket modérateur? La solution, selon moi, est encore simple et au bout du compte ne coûtera presque rien. Tout en continuant de soigner les malades bien sûr, il faut insister davantage sur la prévention. À la longue, au lieu d’augmenter la quantité de médecins, nous pourrions diminuer tout simplement le nombre de malades. Et pour ce faire, il faut encourager le citoyen à se prendre en main. &lt;br /&gt;Dans cette optique, l’achat d’équipements sportifs ou un abonnement à un club de conditionnement physique devraient être, en partie, déductibles d’impôt. Ce qu’un Québécois dépense aujourd’hui pour entretenir sa santé contribuera demain à diminuer les frais du système.  Cette politique aurait aussi un impact très positif sur l’économie de ce secteur commercial qui souvent, comme les centres de ski d’ailleurs, traverse des saisons qui ne sont pas toujours faciles. Aussi les rendez-vous sportifs développeraient un caractère moins compétitif et plus familial qui pourrait plaire à un grand nombre de futurs adeptes d’appareils de gymnastique. Puisqu’il a été possible de monter un programme de crédits d’impôt afin de stimuler la rénovation immobilière, il doit sans doute être envisageable d’en faire autant pour inciter la population à demeurer en forme. &lt;br /&gt;Dans cette opération santé, il faudrait songer également à un programme plus musclé de lutte au tabagisme et, tant qu’à y être, pourquoi pas une taxe spéciale sur la malbouffe. S’il est prouvé que la mauvaise alimentation est néfaste pour la santé, pourquoi ne pas la soumettre à une imposition spéciale?  L’industrie serait alors plus que jamais forcée d’augmenter la qualité de ses produits et tout le monde en bénéficierait.  J’ai déjà appris qu’une bonne santé commence d’abord par une saine alimentation et comme la poutine n’est pas tout à fait le carburant idéal dans l’accomplissement de grandes tâches, je serais assez d’accord pour la payer plus cher.&lt;br /&gt;La santé, c’est aussi s’attaquer à l’ignorance et la petitesse d’esprit. Il existe une race de gens irrécupérables qui se moque complètement de leur forme physique et de tout le reste. Pour ces êtres transcendants à qui tout est souvent dû, ils ne doivent rien à personne non plus. Facile de les reconnaître, il suffit de les écouter parler. Ils ne sont jamais responsables de leurs malheurs, tout est toujours la faute des autres. J’en ai connu de ces mangeurs de chips absorber des quantités hallucinantes de boissons gazeuses, puis s’étonner plus tard d’avoir des problèmes gastriques. Les convaincre d’adopter de nouvelles habitudes alimentaires ne sert à rien. Que voulez-vous, le poisson, c’est mauvais… à moins de le manger pané, dans le ketchup, et accompagné de frites. La salade, c’est bon pour les vaches! Ainsi soit-il. &lt;br /&gt;Notre système social comporte de grands avantages, mais il y a néanmoins des conséquences négatives à la prise en charge des citoyens par l’état. L’une d’elles est la déresponsabilisation des sujets de Sa Majesté qui montrent constamment du doigt les gouvernements dès qu’ils ont l’impression d’être laissés à eux-mêmes. Or, la santé est avant tout une affaire individuelle avant d’en être une collective. Il en va de chacun de faire les efforts nécessaires pour la préserver. &lt;br /&gt; Soyons toujours conscients de notre chance d’avoir un système de santé accessible à tous.  Chez nos voisins du sud, une simple visite à l’hôpital pour qui n’a pas d’assurance peut mettre en péril l’équilibre financier de sa famille pour un bout de temps. Imaginez maintenant ce qu’il peut en coûter pour une hospitalisation de plusieurs semaines. Sans protection, c’est la faillite assurée, à moins bien sûr d’être riche. Heureusement chez nous, cette question ne se pose pas parce que tout le monde est traité avec équité. &lt;br /&gt;Nous souhaitons que nos petits-enfants bénéficient toute leur vie d’un système de santé abordable, alors prenons soin de nous. La responsabilité individuelle, c’est aussi le bien-être collectif.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-2462425823220792911?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/2462425823220792911/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/03/la-responsabilite-individuelle.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2462425823220792911'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2462425823220792911'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/03/la-responsabilite-individuelle.html' title='La responsabilité individuelle'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S40_4e7mZrI/AAAAAAAAADU/U8YHl2nOfzI/s72-c/hosto-f7681.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-1708564286139477100</id><published>2010-02-22T08:03:00.000-08:00</published><updated>2010-02-22T08:05:31.689-08:00</updated><title type='text'>Le tigre et ses poulettes</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S4KrMSDNHnI/AAAAAAAAADM/SObtJSwYYOs/s1600-h/2-photos-people-sports-Tiger-Woods-Tiger-Woods-Tournoi-d-Akron-Ohio.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 186px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S4KrMSDNHnI/AAAAAAAAADM/SObtJSwYYOs/s320/2-photos-people-sports-Tiger-Woods-Tiger-Woods-Tournoi-d-Akron-Ohio.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5441099527309041266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lion will never cheat on his wife, but a Tiger Woods ! La blague est bonne mais elle n’est pas de moi, je l’ai piqué à un de mes amis Facebook. Au moment d’écrire ce texte, Jay Leno l’a sûrement reprise et David Letterman la dit probablement en boucle dans son Late Show. Bref… l’important ce n’est pas la blague elle-même, mais plutôt ce qui se cache derrière. En Afrique, les tigres peuvent bien s’envoyer toutes les tigresses de la savane, tout le monde s’en fout. Les gros chats n’ont pas tous les projecteurs de la planète braqués sur eux et personne ne leur demande non plus d’agir de façon exemplaire. Cependant, lorsque le Tiger lui-même sort du terrain de golf, ce ne sont plus les spectaculaires coups roulés qui nous intéressent, plutôt ceux qu’il a tirés. Celle-là est de moi. &lt;br /&gt;Treize minutes d’excuses publiques devant toutes les grandes chaines de télévision du monde, voilà ce que nous a servi le roi du putter.  Dans une mise en scène bien orchestrée, Tiger s’est flagellé pour satisfaire une Amérique pudibonde et hypocrite qui réclamait le mea culpa de son héros. Pendant son lamentable spectacle de confession publique, le plus grand golfeur du monde a décidé de lever le voile sur sa vie privée pour nous présenter son côté obscur. Un peu plus, on sortait la petite robe d’été de Monica Lewinski pour essuyer les larmes! Voilà que cette histoire me donne soudainement une irrépressible envie de fumer le cigare.&lt;br /&gt;En ce qui me concerne, bien que je m’y sois essayé quelques fois, le golf ne me fait pas vibrer. Or, ce qui m‘étonne dans l’événement Tiger Wood, ce n’est pas sa descente aux enfers, mais l’incroyable avidité des médias étatsuniens à couvrir un événement sans véritable intérêt. Tiger Woods a trompé sa femme, et alors? Malgré tout le respect que je porte à l’épouse dont la confiance a été abusée, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. La vie privée du souverain mondial du tee et celle de sa famille ne nous regardent pas. Par contre, tout ce théâtre peut servir  à aider, tous autant que nous sommes, à mieux vivre. &lt;br /&gt;Les déboires des riches et des puissants ont toujours nourri l’imaginaire des gens de classe, disons, plus normales. Dans la Grèce antique, le grand philosophe Aristote avait nommé ce phénomène la Catharsis. Plus précisément, il s’agit d’une épuration des passions et des émotions provoquées par un spectateur devant un événement ou une personne à laquelle il peut s’identifier. En fait, Tiger Woods sert de canalisateur de haine de toutes les femmes trompées de la terre. Elles voient en lui le symbole du mari infidèle et peuvent le détester sans risque de représailles. Pour les hommes infidèles, notre golfeur est une représentation des conséquences qui peuvent survenir quand on joue trop avec le feu. Dans le cas des couples heureux, les mésaventures du tigre et de son épouse rappellent que le bonheur est fragile et qu’il est essentiel de le préserver. Les confessions du héros démontrent que la moralité et la rédemption ont encore leur place dans la société d’aujourd’hui et cela rassure. Lorsque l’idole prend sur lui les péchés du monde, il nous en libère en même temps. Cette forme d’identification inconsciente calme en partie l’angoisse existentielle des gens ordinaires qui n’ont et n’auront jamais à  confesser au monde entier leurs petits péchés. &lt;br /&gt;Les grandes tragédies comme l’accident de Lady Diana, ou bien d’autres infidélités largement médiatisées comme celle de Bill Clinton servent à nous préparer à faire face à nos propres déboires. Par ces événements nous devenons plus conscients de notre humanité et réussirons mieux à accepter les revers de l’existence lorsqu’ils se présententeront. Voyez comme c’est réconfortant de savoir que les géants peuvent eux aussi trébucher à l’occasion… &lt;br /&gt;Je crois que tous les événements qui meublent notre existence remplissent des fonctions précises. Ainsi, Tiger, ses poulettes et tout le tapage médiatique qui s’y rapporte n’existent peut-être pas que pour la catharsis, mais aussi pour nous inciter à fermer la télé plus souvent. La vie des autres c’est bien, mais la nôtre, c’est mieux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-1708564286139477100?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/1708564286139477100/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/02/le-tigre-et-ses-poulettes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1708564286139477100'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1708564286139477100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/02/le-tigre-et-ses-poulettes.html' title='Le tigre et ses poulettes'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S4KrMSDNHnI/AAAAAAAAADM/SObtJSwYYOs/s72-c/2-photos-people-sports-Tiger-Woods-Tiger-Woods-Tournoi-d-Akron-Ohio.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-8555570373571216141</id><published>2010-02-16T16:36:00.000-08:00</published><updated>2010-02-16T16:39:28.004-08:00</updated><title type='text'>Monsieur Moes et moi</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S3s6nggJ_NI/AAAAAAAAADE/4PKUKZV-bLk/s1600-h/090922taxi-montreal_8.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 180px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S3s6nggJ_NI/AAAAAAAAADE/4PKUKZV-bLk/s320/090922taxi-montreal_8.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5439005425394121938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Monsieur Moes a cinquante-trois ans. Six pieds, le dos bien droit le regard franc, Monsieur Moes a l’allure d’un homme solide, et qui inspire naturellement confiance. Monsieur Moes est arrivé à Montréal il y a quinze ans. Il a quitté avec femme et enfants la tumultueuse Paris en espérant seulement que le Québec lui conviendrait mieux que la France, et il n’a pas été déçu. Ce fut le coup de foudre. J’ai voulu savoir ce qui l’avait d’abord le plus séduit chez nous. Il m’a répondu le plus spontanément du monde  que c’était la terre.  Ici, elle renferme quelque chose de spécial explique-t-il avec son accent maghrébin. Il y a une énergie tellurique salutaire qui ne doit pas exister à beaucoup d’endroits croit-il. Non, mais c’est vrai, regardez, les Québécois sont plus calmes que les Français en particulier, moins paranoïaques que les Européens en général, et plus sympathiques que les Américains. Monsieur Moes était en train de me dire qu’il était heureux chez nous. Même si, selon lui, il n’avait pas le boulot du siècle en tant que chauffeur de taxi à Montréal, il était ravi de son sort. &lt;br /&gt;C’est dans sa voiture que je suis monté en sortant du Salon du livre de Montréal, en novembre dernier. J’étais fatigué, j’avais envie de silence, mais sa personnalité avenante m’a vite conquis. Sur la banquette arrière usée de son véhicule, je l’ai écouté me raconter un peu sa vie. Marié depuis vingt-deux ans avec une femme dont il n’a d’yeux que pour elle! Non, monsieur! Jamais il ne quitterait celle qu’il chérit pour une gamine de quinze ou vingt ans sa cadette! D’ailleurs, il n’aime pas les femmes trop jeunes, elles sont sans substance, donc sans intérêt. Puis il m’a parlé de son frère aîné demeuré en France, une grande source d’inspiration pour lui. Autodidacte, il avait réussi à force de lectures à se tailler une place dans le milieu intellectuel parisien. Je vous le dis, une bien belle histoire, monsieur… &lt;br /&gt;Monsieur Moes me faisait sourire et je l’appréciais grandement après avoir eu la gorge nouée par l’émotion. Une demi-heure plus tôt, une dame s’est présentée à ma table de dédicaces. Les larmes dans la voix et les mains tremblantes, elle m’a demandé de signer un livre pour Nathalie, sa sœur. Nathalie est décédée. Avant, lorsqu’elle était très malade, toutes les deux avaient pris l’habitude de lire ensemble Amos Daragon. Nathalie n’a pas eu le temps de se rendre jusqu’à la fin du dernier tome que la dame devant moi me tendait. Les yeux dans le brouillard, je l’ai ouvert à la première page, et j’ai écrit un mot à Nathalie. Je ne me suis jamais rappelé de ce que j’avais écrit. C’est ce à quoi je pensais en m’assoyant dans le taxi de monsieur Moes. &lt;br /&gt;Il arrive parfois qu’un lien particulier se tisse entre un chauffeur de taxi et ses clients, dit d’emblée Monsieur Moes en se présentant. C’est comme ça, et on ne sait pas pourquoi. Les gens se confient facilement à nous, vous savez… Monsieur Moes m’a observé un instant en silence. Il lisait quelque chose dans mon regard. Je ne lui ai rien dit. Il m’a parlé de lui, et je lui ai parlé de température et de travaux de réfection dans les rues de Montréal. Que cet inconnu offre si délicatement de m’écouter m’a beaucoup touché. Et j’ai songé qu’il n’y avait pas que des Rogatien de Taxi 0-22 dans le métier.&lt;br /&gt;Le lendemain, à mon arrivée à la station de taxis devant la gare centrale, monsieur Moes était là. Appuyé sur son automobile, il patientait dans l’air frais de l’après-midi. Tout de suite, il m’a reconnu. Il a sauté dans sa voiture pour venir me cueillir. Il avait l’air ravi de retrouver son client. Nous avons parlé pendant tout le trajet. Bizarre cette impression que j’avais  de retrouver vieille connaissance. J’étais tout simplement content d’être là, dans son taxi, et de parler avec lui. J’étais de meilleure humeur que la fois précédente et je crois que monsieur Moes s’en est rendu compte. Dans la conversation, j’ai omis lui dire l’adresse de ma destination, mais ça ne fait rien, monsieur Moes sans poser de question m’a laissé, comme la veille, devant chez moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-8555570373571216141?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/8555570373571216141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/02/monsieur-moes-et-moi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8555570373571216141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/8555570373571216141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/02/monsieur-moes-et-moi.html' title='Monsieur Moes et moi'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S3s6nggJ_NI/AAAAAAAAADE/4PKUKZV-bLk/s72-c/090922taxi-montreal_8.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-246740588944080612</id><published>2010-02-08T07:22:00.000-08:00</published><updated>2010-02-08T07:27:21.003-08:00</updated><title type='text'>Je me prépare une vancouverite aiguë</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S3AtN_R975I/AAAAAAAAAC8/m3Y6lG7nLBk/s1600-h/2010-mascot-96.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S3AtN_R975I/AAAAAAAAAC8/m3Y6lG7nLBk/s320/2010-mascot-96.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5435894468584533906" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça s’en vient, je le sens! Mes premiers symptômes sont apparus il y a quelques mois déjà et ma situation n’a fait qu’empirer depuis les dernières semaines. Dès le dévoilement du flambeau olympique, j’ai senti le virus me frapper. Conscient que mon système nerveux allait bientôt être saturé de reportages spéciaux sur la Colombie-Britannique, d’épreuves de saut à ski ou de «steppettes» de patinage artistique, j’ai pensé m’exiler en Jamaïque pour le temps des Jeux. J’ai abandonné le projet en me rappelant qu’il y a quelques années, les Jamaïcains avait une équipe de bobsleigh… Bref, il est difficile d’échapper aux olympiques. 2010 aurait pu mieux commencer pour moi. &lt;br /&gt;Je l’ai déjà écrit dans cette chronique, depuis Ben Johnson, je n’ai plus la foi dans le mouvement olympique. C’est bête, mais c’est comme ça. Séoul m’a brisé le cœur. Je porte encore les cicatrices de la duperie, c’est-à-dire un écœurement lié à la culture du dopage. Pensez-vous que les Jeux d’hiver sont beaucoup plus propres que ceux d’été ? Probablement. Mais il demeure que ce sont des olympiques et une médaille, même en saison froide,  représente de gros sous. Dans cette perspective, toutes les stratégies sont bonnes pour accepter d’échanger son or contre un gros contrat de publicité. Les vendeurs de patins, de skis, de vêtements sport et bien sûr, les grosses chaines de frites et de hamburgers sont prêts à verser des millions pour associer leurs produits à des champions olympiques. Pour l’amour du sport? Je n’ai rien contre le fait que les athlètes fassent de l’argent, bien au contraire, mais quand les enjeux représentent du fric à ce point, c’est presque inévitable que, de temps en temps, la supercherie l’emporte sur la loyauté. &lt;br /&gt;À bien y penser, c’est peut-être Geneviève Jeanson qui a porté le coup final à ma désillusion des athlètes de haut calibre. Au début, elle semblait tellement sincère que j’ai fini par croire comme tout le monde qu’elle n’avait jamais utilisé d’EPO. Les médias s’acharnaient à tort contre elle. Comme vous, quel choc j’ai eu lorsqu’elle est passée aux aveux, et de surcroît que l’EPO lui était prescrite depuis l’âge de seize ans ! Nous étions témoins de sa déconfiture! Pourquoi toutes ces années de mensonges? Pour le vélo, les caméras ? Pour jouir de son statut de  star nationale? Après ça, comment continuer de croire à l’innocence de nos athlètes? Pas facile. &lt;br /&gt;Les olympiques envahiront notre actualité durant de longues semaines, en traînant dans leur sillage tout le battage publicitaire y compris celui portant sur Vancouver. Nous aurons droit à Vancouver la magnifique, Vancouver et les Rocheuses, le nightlife et les meilleures adresses de Vancouver, les danses autochtones folkloriques amérindiennes de Vancouver, l’art des Premières Nations de Vancouver, les sushis et le multiculturalisme à Vancouver, l’importante population chinoise de Vancouver qui vaut à la ville son surnom de Hongcouver, le climat de Vancouver, ses ruelles et son quartier des spectacles, les sous-vêtements du maire de Vancouver, les installations olympiques de Vancouver,  Vancouver la bilingue, les toxicomanes de Vancouver et si nous sommes chanceux, nous aurons encore beaucoup plus sur le style de vie de Vancouver. Pourquoi autant de reportages? Parce que Vancouver sera envahi de journalistes qui, entre deux compétitions barbantes de curling féminin, auront le mandat de nous présenter la ville olympique sous un autre angle, le leur. Voilà, ma vancouverite aiguë commence à se manifester. &lt;br /&gt;Pour calmer mes symptômes, il y aura toujours, entre le biathlon et le combiné nordique, les matchs de hockey à regarder pour passer le temps. Que puis-je y faire, je trouve les compétitions de luge inintéressantes et les descentes à ski assommantes. Je reconnais le talent et la qualité des chorégraphies des patineurs de fantaisie, mais leurs tenues de soirée me laissent indifférent, et depuis l’affaire Tokhtakhounov aux Jeux olympiques de Salt Lake City, je ne fais pas plus confiance aux juges de ces compétitions. Les Russes ont peut-être trop de Poutine dans le sang et trop de fierté nationale pour demeurer impartiaux. &lt;br /&gt;Notez que les Jeux seront présentés aussi sur la chaine V.   V comme dans Vancouver… Pfff!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-246740588944080612?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/246740588944080612/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/02/je-me-prepare-une-vancouverite-aigue.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/246740588944080612'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/246740588944080612'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/02/je-me-prepare-une-vancouverite-aigue.html' title='Je me prépare une vancouverite aiguë'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S3AtN_R975I/AAAAAAAAAC8/m3Y6lG7nLBk/s72-c/2010-mascot-96.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-5188376461807516137</id><published>2010-02-03T14:35:00.000-08:00</published><updated>2010-02-03T14:38:58.343-08:00</updated><title type='text'>Un dimanche chez les Ch’tis</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S2n6zXKJfvI/AAAAAAAAACs/VO4AwLyXxgA/s1600-h/18889946_w434_h_q80.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 213px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S2n6zXKJfvI/AAAAAAAAACs/VO4AwLyXxgA/s320/18889946_w434_h_q80.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5434150185696067314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Chronique de l'été 2009 )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil était radieux lorsque nous sommes arrivés, Anne et moi, dans la petite ville de Bergues où a été tourné le grand succès du cinéma français Bienvenue chez les Ch’tis. Avides de découvrir  cet endroit situé à la frontière de la France et la Belgique, nous avons vite garé notre automobile au pied du désormais célèbre beffroi. Il faut dire aussi que nous venions de rouler trois heures depuis Louvain-la-Neuve, dont une heure entière passée dans un bouchon de circulation près de Lille. Ouf! Et si on débutait par la fameuse « baraque à frites » de la Grand-Place? Malheureusement, l’équipe de tournage avait remballé ce qui n’avait été qu’un décor puisqu’aucune « baraque » n’existe à Bergues depuis une quinzaine d’années maintenant! Mince consolation, debout au comptoir du casse-croûte de la ville, j’ai quand même eu droit à deux fricadelles enfouies sous une montagne de frites... Je me serais bien attablé dans un des restaurants autour, mais à 14h les cuisines étaient toutes en train de fermer à Bergues! Bienvenue aux touristes en visite chez les Ch’tis!&lt;br /&gt;Une fois rassasiés de ce délicat mets local, nous nous sommes naturellement dirigés vers l’Office de Tourisme de Bergues qui, surprise, était lui aussi fermé! Il est très curieux pour nous, nord-américains, de concevoir qu’un tel service puisse être suspendu de midi à 15h, surtout un dimanche en pleine saison touristique. Justement, devant l’entrée, une horde de touristes poireautaient pour acheter l’une des deux visites organisées : un tour historique de la ville en autobus déguisé en tramway, ou bien une visite à pied des lieux du tournage. Nous aurions bien voulu des billets pour faire les deux, mais chez les Ch’tis ce n’est pas possible : les deux activités ont lieu en même temps!, Nous nous sommes décidés pour le tour à pied et trente minutes plus tard que l’horaire annoncé, notre sympathique guide est enfin arrivé. Équipé d’un amplificateur de son portable qu’il portait sur l’épaule à la manière d’un accordéon, il a présenté au groupe dont Anne et moi faisions partie, les différents lieux du tournage. Durant deux heures, une rue après l’autre, on a pu voir, observer et admirer toutes les portes de maisons ayant un lien avec le tournage du film de Dany Boon. Bon, d’accord, j’ai vu également la « fausse » poste de Bergues, le petit pont où a été tournée la scène (franchement hilarante) du pipi, et la vitrine (réellement existante) de lingerie féminine devant laquelle, rappelez-vous, le héros se fait prendre par le personnage qu’incarne Line Renaud. Or, ce que je veux vous dire, c’est que je suis resté sur ma faim. Comme la fricadelle avalée plus tôt, cela manquait de consistance et de saveur. J’aurais voulu entendre des anecdotes, en apprendre davantage sur l’histoire de cette commune plusieurs fois centenaire, connaître les ficelles du tournage! À la place, nous avons eu droit à des banalités. Un exemple? Vers la fin de la visite, notre accompagnateur a bien expliqué qu’il n’y avait pas de Ch’tis à Bergues.  Que les Ch’tis on les retrouvait dans d’autres villes de la région Nord-Pas-de-Calais. Ah,  voilà sans doute la raison pour laquelle je n’ai jamais ressenti toute cette chaleur qui se dégageait du film. Et pour la petite histoire, la seule fois où il a vraiment été question de Dany Boon,  réalisateur et acteur principal du film, ce fut pour nous apprendre qu’il ne s’était pas présenté comme promis à une cérémonie protocolaire organisée par la ville, et que Bienvenue chez les Ch’tis avait été tourné à Bergues parce que la ville d’origine de Dany Boon, Armentières, avait refusé son projet. Misère! &lt;br /&gt;En outre, à la petite boutique de fromages où je suis entré pour acheter une pointe du fameux maroilles du film, j’ai eu la désagréable sensation de déranger. La commerçante regrettait-elle ses dimanches tranquilles, sans touristes? Manifestement, le sens des affaires n’est pas donné à tous. &lt;br /&gt;Accueillir autant de touristes est une grande responsabilité, et il semblerait bien que Bergues ne soit pas prête pour le faire adéquatement. Quoi qu’il en soit, même si j’en reviens plus déçu qu’enchanté, j’y ai quand même passé une belle journée de vacances. Mais la prochaine fois que je visionnerai Bienvenue chez les Ch’tis, je saurai que la fiction a encore une fois magnifié la réalité. Allez, sans rancune biloute!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-5188376461807516137?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/5188376461807516137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/02/un-dimanche-chez-les-chtis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5188376461807516137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5188376461807516137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/02/un-dimanche-chez-les-chtis.html' title='Un dimanche chez les Ch’tis'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S2n6zXKJfvI/AAAAAAAAACs/VO4AwLyXxgA/s72-c/18889946_w434_h_q80.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-3635342103632758157</id><published>2010-01-26T19:06:00.000-08:00</published><updated>2010-01-26T19:10:09.340-08:00</updated><title type='text'>Nasreddine chez Da Giovanni</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S1-ua2Vm8uI/AAAAAAAAACk/iW-_6ROlf3w/s1600-h/18525-Da_giovanni.JPG.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S1-ua2Vm8uI/AAAAAAAAACk/iW-_6ROlf3w/s320/18525-Da_giovanni.JPG.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5431251451918086882" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, alors que le personnage de légendes Nasreddine Hodja fixait le désert en se questionnant sur les inégalités du monde, sa femme vint s’asseoir à ses côtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu es un homme sage, lui dit-elle, et tous les citoyens de la ville t’écoutent avec attention. La moitié des gens de notre cité sont très riches alors que l’autre moitié se meurt de faim… pourquoi ne demanderais-tu pas à chacun de partager ses richesses? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sage homme se dit que le jeu en valait la chandelle, et il quitta son désert avec la ferme intention de rétablir l’équilibre, afin que tous et chacun puissent manger à sa faim. De retour à la maison après une longue journée de travail épuisante, sa femme lui demanda des nouvelles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eh bien, lui répondit Nasreddine avec un ton optimiste, j’ai réussi à convaincre tous les pauvres de partager leur richesse! Pas mal pour une seule journée, non…?  &lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;L’autre jour, j’étais chez Da Giovanni au centre-ville de Montréal, lorsque j’ai aperçu un Nasreddine Hodja en pleine action. J’étais au comptoir pour acheter la fameuse sauce aux boulettes de viande quand est entré Nasreddine accompagné d’un clochard. Ce Nasreddine occidental avait l’aspect du plus commun des Québécois. Taille moyenne, veste rouge, jeans et espadrilles. Il n’avait pas l’air d’un illuminé, d’un saint, d’un Krishna, d’un millionnaire, d’un homme d’affaires ou d’un prédicateur. C’était un type banal en tous points. Devant le comptoir des commandes, il s’est retourné vers son invité pour lui  demander ce qu’il aimerait manger. Une pointe de pizza, et un cola. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est tout? &lt;br /&gt;- Oui, c’est tout! a répondu le mendiant les yeux rivés sur le présentoir à pizza. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois servi, le bon samaritain a payé, puis il a salué le mendiant et a disparu dans la ville. Mon contenant de boulettes dans les mains, je suis demeuré interdit devant ce geste de générosité pure, une action sans motivation cachée, une attitude d’une renversante humanité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il fait toujours ça! m’a lancé la préposée derrière le comptoir. &lt;br /&gt;- Ah, bon? &lt;br /&gt;- Une fois par semaine, peut-être deux, il nourrit un mendiant, n’importe lequel… si le bon Dieu existe, c’est certain qu’il va lui rendre ça! a-t-elle conclu avant de se retourner vers un autre client.&lt;br /&gt;***&lt;br /&gt;Après une deuxième journée de labeur où il n’avait pu convaincre les riches de partager leur avoir avec les plus démunis, Nasreddine décida de rentrer chez lui. Le sage homme raconta à sa femme qu’il était passé chez Da Giovanni pour offrir à souper à un mendiant. Il poursuivit en lui disant qu’à l’intérieur du restaurant, un écrivain populaire achetait de la sauce à spaghetti. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je crois que mon geste envers le clochard l’a touché, dit-il à sa femme en s’installant près d’elle sur le canapé.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qui te le fait croire ? demanda-t-elle. &lt;br /&gt;- Sa figure est devenue bizarre… Imagine, ma femme, qu’un jour cet homme décide d’écrire là-dessus… qu’il explique toute l’importance de ces petites actions envers les plus démunis… Et qui sait? Cela fera peut-être une différence pour ceux qui sont dans le besoin… &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Nasreddine s’endormit ce soir-là, il rêva que tous les citoyens de sa ville avaient entrepris d’accomplir une action généreuse par jour. Une seule et unique bonne action par jour. Rien de coûteux. Sourire, tenir une porte, saluer, etc, et du coup, les pauvres devinrent moins misérables et les riches plus sympathiques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retiens la leçon de Nasreddine, et tout comme lui, je demeure convaincu du peu qu’il faut pour soulager autrui, pour lui rendre la vie plus agréable. Peut-être juste un peu d’humanité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-3635342103632758157?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/3635342103632758157/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/01/nasreddine-chez-da-giovanni.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/3635342103632758157'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/3635342103632758157'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/01/nasreddine-chez-da-giovanni.html' title='Nasreddine chez Da Giovanni'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S1-ua2Vm8uI/AAAAAAAAACk/iW-_6ROlf3w/s72-c/18525-Da_giovanni.JPG.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-6650623451322586801</id><published>2010-01-18T08:12:00.001-08:00</published><updated>2010-01-18T08:13:59.088-08:00</updated><title type='text'>Comme la misère sur le pauvre monde</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S1SIhSCY1MI/AAAAAAAAACc/LOrPhPT7QRE/s1600-h/haiti-map.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 202px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S1SIhSCY1MI/AAAAAAAAACc/LOrPhPT7QRE/s320/haiti-map.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5428113556247205058" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’histoire d’un homme qui vivait dans un petit village du nord de l’Afrique.  Un jour, apprenant de la bouche d’une voyante qu’il allait bientôt mourir, il paniqua et décida de tout abandonner.  Au moment de fuir pour aller se réfugier loin dans la montagne, c’est-à-dire là où la faucheuse n’arriverait jamais à le trouver, voilà qu’il l’aperçoit vêtue de sa longue bure, se déplaçant lentement dans les ruelles tordues du village. Une faux à la main, la Mort était visiblement à la recherche de quelqu’un, et sans aucun doute, c’était lui ! Sur la pointe des pieds, le condamné réussit à fuir et courut jusque dans la montagne. À bout de souffle, mais heureux comme un pinson d’avoir échappé à la sinistre créature, il avala ses provisions et se prépara à passer la nuit à la belle étoile. Se croyant plus malin que le renard, l’homme glissa dans le sommeil tout en songeant à la vie éternelle dont il pourrait bénéficier avec son habilité à déjouer l’ennemie. De toute façon, jamais la mort ne le retrouverait dans cette montagne qu’il la connaissait mieux que quiconque. Le lendemain, s’approchant d’une grotte qu’il venait de repérer pour s’y installer, les sanglots d’une femme lui parvinrent du fin fond de la cavité. Soucieux de porter secours à la désespérée, l’homme s’empressa d’allumer sa torche, et s’enfonça dans l’obscurité pour se retrouver face à face avec : la Mort en personne! Venue se réfugier dans la grotte après avoir échoué à la simple tâche de prendre un homme au village, voilà que cet homme est devant elle! En le reconnaissant, elle ne fait ni une ni deux et lui tranche la tête! Morale de l’histoire : on peut fuir sa famille, ses obligations, ses responsabilités, ses dettes bref, tout ce que vous voulez, mais la faucheuse se moque éperdument des faux-fuyants.  Elle peut se présenter de façon bien bête ou vous tomber dessus comme la misère sur le pauvre monde. Elle est froide comme un génocide au Rwanda, plus sournoise qu’une fuite de gaz toxique d’une usine de Union Carbide à Bhopa et violente comme un tremblement de terre en Haïti. &lt;br /&gt;Ça frappe fort la mort! Elle remplit nos téléviseurs d’images à glacer le sang. D’heure en heure, elle emporte avec des crapules et des voleurs, mais aussi des êtres bons et généreux. Moi, elle me paralyse la mort. Je la regarde œuvrer et elle me donne parfois envie d’agir comme le rusé du village, me dérober. Seulement, je sais que ça ne sert à rien…&lt;br /&gt;Un jour, tu es un Haïtien rempli de rêves, de projets pour les tiens et ton pays, le lendemain tu te ramasses trois tonnes de ciment sur la tête. Absurde. Le type passe à travers le régime de Duvalier, vieillit sous Aristide, se retrouve grand-père avec Préval, mais se dit que malgré tout, il y a la famille, la communauté. Puis un jour, il les perd tous.  Ses enfants et petits-enfants disparaissent dans l’anéantissement de sa ville. Seul, le grand-père survit. Point final.  &lt;br /&gt;Et ce prédicateur américain, Pat Robertson, qui déclare que le mauvais sort s’acharne sur Haïti parce que sous Napoléon III les habitants de l’île ont conclu un pacte avec le diable : « Nous vous servirons si vous nous libérez des Français ». Depuis, les Haïtiens sont maudits! Moi qui suis contre la peine la peine de mort, des fois, je me dis que des idiots du genre de Robertson devrait peut-être aller goûter deux, trois secondes, de la chaise électrique. Non pas pour les griller comme du poulet (quoique…), mais juste pour les réveiller un peu. Un petit traitement-choc pour accorder ses flûtes! Mais à quoi bon, la somme des crétins est innombrable…&lt;br /&gt;Un autre exemple de ce qui peut être plus absurde que la mort elle-même? Les journalistes viennent de livrer les dernières informations disponibles sur Haïti, l’horreur frappe à répétition avec des images indicibles du malheur en gros plans, puis soudainement une publicité vient me vanter les mérites d’un produit pour soulager les infections à levures. Après, il y a des ours tout joyeux qui louangent un papier cul si doux et résistant qu’on ne pourra plus s’en passer. Kâliss.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-6650623451322586801?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/6650623451322586801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/01/comme-la-misere-sur-le-pauvre-monde.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6650623451322586801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/6650623451322586801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/01/comme-la-misere-sur-le-pauvre-monde.html' title='Comme la misère sur le pauvre monde'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S1SIhSCY1MI/AAAAAAAAACc/LOrPhPT7QRE/s72-c/haiti-map.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-1554122086994031636</id><published>2010-01-11T09:08:00.000-08:00</published><updated>2010-01-11T09:11:30.734-08:00</updated><title type='text'>Du sang partout!</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S0tbnzBDa5I/AAAAAAAAACU/iWGnOS-_2h8/s1600-h/bela-lugosi-photograph-c11795067.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 258px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S0tbnzBDa5I/AAAAAAAAACU/iWGnOS-_2h8/s320/bela-lugosi-photograph-c11795067.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425530915365546898" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez surement remarqué comme moi que les vampires sont partout. Depuis le Dracula de Bram Stocker, les buveurs de sang ont pris de plus en plus de place dans l’imaginaire des auteurs, si bien qu’aujourd’hui, impossible de les manquer. Qu’on pense seulement aux romans de Stephenie Meyer (Twilight Saga) ou à la série télévisée américaine True Blood (adaptation des romans de Charlaine Harris), les vampires forment maintenant une armée qui inonde de son sang librairies et grands magasins. Pour quiconque aimant disséquer l’imaginaire populaire, le phénomène peut être très intéressant quand on considère qu’il est assez représentatif du mode de vie nord-américain. Les vampires sont parmi nous et affichent plusieurs visages. À leur façon, ils sont une synthèse de la société dans laquelle nous vivons. Le grand symbole de la dérive de notre monde. &lt;br /&gt;Nous vivons dans une époque qui encourage l’idée d’une jeunesse éternelle. La démocratisation de la chirurgie esthétique, sans doute née de la surabondance d’images publicitaires bourrées de jeunes et beaux modèles, suggère que la vieillesse existe de moins en moins. Pareil au vampire qui demeure figé dans le temps, on aspire à traverser les saisons sans prendre une ride de vieillesse ni les maux qui viennent avec. Le début du XXIe siècle est une époque propice aux descendants de Dracula. &lt;br /&gt;Tout comme les propriétaires d’actions d’une banque ou d’une multinationale, le vampire peut aussi être un de ces actionnaires impitoyables dont les seuls intérêts reposent sur leur bénéfice personnel. Il suce chez les autres, habituellement plus faible que lui, la substance indispensable à sa propre vie. Froid, calculateur et insensible, il n’a que faire des préceptes moraux.  Il dispose de ses victimes au gré de ses besoins vitaux. Le vampire est pour moi le symbole du capitalisme pur dont l’existence dépend des autres.  Superprédateur, il est au sommet de la chaine alimentaire et mène ses affaires sans souci. Vincent Lacroix et Earl Jones, pour ne nommer que ceux-là, sont à leur façon de dignes représentants de cette race immorale de suceur de sang. &lt;br /&gt;Les vampires ne s’encombrent pas de principes moraux. Ils affectionnent l’indépendance comme valeur première et rien ne peut les arrêter. En réalité, ce sont de souverains partisans de violence, de jeu et de fiestas. Dédaignant les responsabilités, les monstres de la nuit dansent et boivent jusqu’au petit matin et rien ne porte à conséquences, car ils sont les plus forts. Chez eux, la liberté individuelle passe avant celle du groupe et contrairement au mouvement hippie par exemple, le partage n’existe pas. &lt;br /&gt;Finalement, ce qui caractérise les vampires, c’est peut-être avant tout la liberté. Leur liberté personnelle avant celle des autres, surtout celle des plus faibles. L’américain de droite qui s’oppose farouchement à un système de santé équitable ou le conservateur canadien obsédé par les gains des sables bitumineux sont également de remarquables représentants d’une Amérique puissante qui repousse le changement. On reconnaît facilement ce genre de vampires qui ont l’air de sortir tout droit d’un cercueil, ils parlent comme des morts et sont aussi passionnants qu’un sermon du dimanche prononcé dans une église vide. Ils ont tous les droits, mais aucun devoir envers les autres. Dans la réalité comme dans les œuvres de fiction,  les plus forts dictent les règles. Gare à ceux qui ne s’y soumettent pas ! Pas de zones grises pour les vampires, la pensée unique ou la mort. Ils n’ont qu’une seule façon de concevoir le monde et ce n’est manifestement pas à son avantage. &lt;br /&gt;Sommes-nous collectivement en train de devenir des êtres si avides? J’espère que non, mais le symbole du buveur de sang est partout autour de nous et son influence de plus en plus présente semble-t-il. Il faudra que les êtres à sang chaud se munissent de pieux pour  faire la chasse aux monstres. Après tout, n’est-ce pas la seule façon de tuer un vampire, lui transpercer le cœur avec un bâton bien aiguisé? Un cœur de pierre et qui a besoin d’un choc pour le rétablir! Bref, je regarde autour de moi et ce que je vois, c’est bien du sang, beaucoup de sang… de quoi étancher la soif de tous les vampires.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-1554122086994031636?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/1554122086994031636/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/01/du-sang-partout.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1554122086994031636'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/1554122086994031636'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/01/du-sang-partout.html' title='Du sang partout!'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S0tbnzBDa5I/AAAAAAAAACU/iWGnOS-_2h8/s72-c/bela-lugosi-photograph-c11795067.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-4889397266814440095</id><published>2010-01-04T07:44:00.001-08:00</published><updated>2010-01-04T07:47:23.275-08:00</updated><title type='text'>Cher monsieur Robinson</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S0INCcyqA0I/AAAAAAAAACM/nTPkZ6EGIUM/s1600-h/103542-dessinateur-claude-robinson-sa-sortie.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 214px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S0INCcyqA0I/AAAAAAAAACM/nTPkZ6EGIUM/s320/103542-dessinateur-claude-robinson-sa-sortie.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5422911237047059266" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cher monsieur Robinson,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je réfléchissais à cette première chronique de 2010 lorsque je vous ai vu à la télévision dans le spécial de Tout le monde en parle diffusé la veille du jour de l’an. J’hésitais alors entre deux sujets : faire mes vœux de bonheur aux lecteurs ou étaler ma liste de résolutions. Je cherchais, je cherchais et je sentais que ce vide allait m’angoisser jusqu’à ce que, comme une madone poilue avec votre généreuse barbe poivre et sel, vous êtes apparu. Je vous ai écouté avec attention, et dès la fin de votre entrevue, j’ai tout de suite su que c’était à vous que s’adresserait mon premier mot de la nouvelle année. Débuter ainsi 2010 me semblait être une excellente idée et j’ai bondi sur mon ordinateur. Plus qu’à n’importe qui au monde, j’avais envie de vous adresser mes meilleurs vœux. &lt;br /&gt;Mais il y a beaucoup plus que des simples souhaits dans cette chronique. Laissez-moi vous expliquer, monsieur Robinson, ce que votre combat pour la reconnaissance de votre propriété intellectuelle représente pour moi. Les quatorze années que vous avez consacrées à votre lutte contre le studio d’animation Cinar est une exceptionnelle leçon de ténacité et de courage. Là où plusieurs auraient baissé les bras, vous avez fait face à Goliath et tel un héros du monde antique, le géant a fini par tomber à vos pieds. En ces temps de scandales financiers où menteurs et voleurs semblent être légion, la victoire de votre quête de vérité me redonne confiance dans les valeurs humaines. Je me dis que, chez mes contemporains, il existe encore des gens, tels que vous, capables de faire changer les choses. Des hommes qui ont la force de mettre le poing sur la table et de dire non à l’abus de pouvoir et au manque de respect. Grâce à votre combat, je vois bien que contrairement à l’adage populaire, l’argent ne mène pas le monde. Pour la nouvelle année qui vient, cette pensée me réconforte. &lt;br /&gt;Ce que j’écris maintenant, j’aurais aimé vous le dire de vive voix lorsque vous êtes passé devant ma table au Salon du Livre de Montréal. De mon siège, je vous ai applaudi parce que la victoire que vous veniez de remporter était magistrale. À l’admiration que je vous témoignais, vous m'avez souri et retourné les félicitations pour les succès que je connaissais moi-même. Comme les véritables héros qui habitent les plus belles histoires du monde, votre révérence était à ne pas en douter, sincère. À ce moment, je me suis dit que la satisfaction du devoir accompli d’un homme qui émerge d’un voyage de quatorze ans en enfer devait être une libération hors du commun. Un simple sentiment qui, dans ce cas précis, doit transporter une telle sérénité que n’importe quel éloge ne parviendrait pas à donner autant de gratification. C’est peut-être ce que Gilgamesh a éprouvé lors de son retour chez les vivants. Même chose pour David lorsqu’il a abattu le géant Goliath.&lt;br /&gt;Chaque homme mène au cours de sa vie ses propres combats, mais vous serez d’accord avec moi pour dire que certaines luttes frappent davantage l’imaginaire populaire. La vôtre, Claude Robinson, est digne d’un championnat du monde de WBF, d’une coupe Grey pour les Alouettes ou d’une coupe Stanley pour nos Glorieux. Elle est tout aussi importante. Même si elle est à mille lieues des batailles de titans disputées dans les stades et les arénas, l’issue de votre combat enseigne à tous les opprimés qui décident de se tenir debout devant des rouleaux compresseurs menaçant de les broyer que la victoire est envisageable. Peut-être pas facile, mais possible! Pour commencer l’année, n’est-ce pas un magnifique message à livrer aux Québécois? &lt;br /&gt;Que puis-je vous souhaiter en 2010, Claude Robinson? Eh bien, que tous vos projets fonctionnent et que votre travail de créateur soit désormais reconnu mondialement! Je souhaite bien sûr qu’on cite votre combat en exemple, mais qu’on parle surtout de votre imaginaire, de vos histoires, de vos personnages. Je vous souhaite, à vous et à ceux que vous aimez, la paix afin la nouvelle année cicatrise les plaies. J’espère que les muses s’activeront en votre faveur afin que l’inspiration vienne vous visiter de nouveau. Finalement, je veux vous redire l’admiration que j’ai pour vous. &lt;br /&gt;Bonne et heureuse année, Claude Robinson.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-4889397266814440095?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/4889397266814440095/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/01/cher-monsieur-robinson.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4889397266814440095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/4889397266814440095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2010/01/cher-monsieur-robinson.html' title='Cher monsieur Robinson'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/S0INCcyqA0I/AAAAAAAAACM/nTPkZ6EGIUM/s72-c/103542-dessinateur-claude-robinson-sa-sortie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-2698540812812104746</id><published>2009-12-28T13:48:00.000-08:00</published><updated>2009-12-28T13:56:27.326-08:00</updated><title type='text'>L'Ombre jaune</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SzkpZDoorAI/AAAAAAAAAB8/Kae205aI3_w/s1600-h/bobmorane_39_22377.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 243px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SzkpZDoorAI/AAAAAAAAAB8/Kae205aI3_w/s320/bobmorane_39_22377.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5420409136966315010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce titre vous rappelle peut-être quelque chose? Non, il ne s’agit pas d’un surnom donné à la Chine ni du nuage d’urine dans une piscine publique. Cherchez bien et vous le trouverez peut-être enfoui dans vos souvenirs de lectures de jeunesse. L’Ombre jaune c’est Monsieur Ming, l’ennemi no 1 de Bob Morane ! Mongol d’origine, il est chauve et est toujours vêtu d’un habit noir surmonté d’un col romain. Immensément riche, il est facilement reconnaissable à sa main mécanique, mais surtout, à ses yeux hypnotiques jaunes qui vous glacent le sang au premier regard. Lorsque le très célèbre Bob Morane le croise pour la première fois dans une maison de jeu suspecte des Indes orientales, il en est tout retourné. Le héros sait qu’il s’agit du plus terrifiant des malfrats que le monde a engendrés. Pour nous, lecteurs, il est aussi le pire vilain de toute la littérature d’aventures du vingtième siècle, du méchant « niveau supérieur » de tous les livres d’action. Voilà donc l’Ombre jaune avec qui je me retrouve tous les soirs avant de tomber dans les bras de Morphée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus jeune, j’avais découvert et aimé les aventures de Bob Morane à la bibliothèque de mon école secondaire. Et plus tard, vinrent d’autres héros, d’autres livres, d’autres aventures. Puis, pour mon anniversaire, la semaine dernière, mon pote Claude m’a offert une édition regroupant les trois premières aventures de Bob Morane contre l’Ombre jaune que je dévore chaque soir. Je redécouvre le héros de mon enfance tout en appréciant davantage aujourd’hui le rythme des histoires et le talent de l’auteur pour les raconter. Dès les premières lignes seulement, j’étais déjà dans l’ambiance de ce bateau pendant une joute de poker où Morane, comme un vrai héros, donne à son adversaire tout l’argent qu’il a gagné. L’exotisme, l’aventure, les intrigues, sans compter la belle eurasienne, tout est présent pour faire voyager le lecteur. Les mots du livre disparaissent rapidement pour céder la place aux images, aux couleurs et à l’action. Mais alors que j’étais retombé sous le charme des aventures de Bob Morane, voilà que ma plus grande surprise fut de découvrir cette note à la dernière page du livre: Si vous désirez obtenir des renseignements sur Bob Morane, vous pouvez écrire à l’auteur, qui vous répondra personnellement. J’ai failli perdre connaissance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais écrire à Henri Vernes en y joignant ma chronique d’aujourd’hui et je ne vous cache pas que j’espère de tout mon cœur d’enfant recevoir en retour un petit mot de sa part. Ma lettre partira donc cette semaine pour la Belgique où son destinataire devrait la recevoir. Ce jeu me rend fébrile, il me tarde de connaître son déroulement. Je sais que monsieur Vernes n’a plus vingt ans et qu’il a droit à un peu de paix, mais il me plaît aussi de croire que le cœur d’un aventurier comme lui ne se repose que très peu. S’il n’est pas en train de grimper l’Everest ni trop occupé à terrasser un lion de la savane africaine à main nue, il me répondra, j’en suis certain. Autrement, je ne lui en voudrai pas. Je comprendrai. Ses fans sont nombreux et ça ne doit pas être facile de les satisfaire tous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis 1953, des millions d’exemplaires de la série Bob Morane ont été vendus. Le héros a fêté ses cinquante ans d’existence en 2003! Avec Bill Balantine, son indéfectible compagnon, il a voyagé sur tous les continents et malgré tout le temps écoulé, il n’a pas vieilli. Il fait pourtant partie d’une autre époque, celle où les parfums d’Orient sentaient moins la poudre à canon et où les gadgets électroniques étaient quasi inexistants. Sa nature d’homme ne se dément pas et Morane demeure un modèle de noblesse. Des qualités de cœur et d’esprit, voilà selon moi ce qui crée les grands personnages qui demeureront immortels. Pour moi comme pour son camarade d’aventures, Balantine, Bob restera toujours le Commandant.  « Mais… vous savez bien que je ne commande plus rien du tout », nous répondrait-il avec un sourire en coin. « Nous le savons, Commandant » lui dirions-nous avec la dévotion de soldats, trop heureux de servir un tel maître. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci, monsieur Vernes, merci infiniment.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-2698540812812104746?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/2698540812812104746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/lombre-jaune.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2698540812812104746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/2698540812812104746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/lombre-jaune.html' title='L&apos;Ombre jaune'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SzkpZDoorAI/AAAAAAAAAB8/Kae205aI3_w/s72-c/bobmorane_39_22377.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-982477636013322329</id><published>2009-12-25T11:25:00.000-08:00</published><updated>2009-12-25T11:33:32.625-08:00</updated><title type='text'>Jessyca avec un Y</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SzUTcL2mMwI/AAAAAAAAAB0/LG9nxabHRcQ/s1600-h/708+delight+C29+silber.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 276px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SzUTcL2mMwI/AAAAAAAAAB0/LG9nxabHRcQ/s320/708+delight+C29+silber.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5419259101549310722" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de mes voyages pour mes conférences dans les écoles, les bibliothèques et les salles de spectacles, j’ai découvert de nouveaux lieux bien sûr, mais j’ai surtout fait énormément de rencontres. J’ai vu un si grand nombre de personnes que je n’arriverais malheureusement pas à les reconnaître toutes. Le cerveau est ainsi fait. Pour se préserver d’une surtension, il lui arrive parfois d’oublier, de larguer des souvenirs. En revanche, il y a des conversations, des êtres et des événements qui vous imprègnent profondément, et Jessyca « avec un y» en fait partie. La première fois que j’ai fait sa connaissance, c’était à la Bibliothèque Gatien-Lapointe, à Trois-Rivières. Plus tard, nous nous sommes rencontrés au Grand Radiodon pour le Club des petits déjeuners, puis nous nous sommes revus en fin de semaine, au Salon du livre du Trois-Rivières.  Jessyca « avec un y » est une toute petite princesse qui se déplace sur un immense trône roulant. J’étais content de la revoir, ce qui ne m’a toutefois pas empêché de commettre une erreur : je l’ai appelée Jacinthe. Non, m’a-t-elle corrigé, moi, c’est Jessyca avec un y! En plus c’est un bien joli prénom ça, Jessyca avec un y.&lt;br /&gt;Jessyca « avec un y » c’est comme Jessica « avec un i » mais bonifié parce que plus rare dans l’univers. À ceux qui pourraient s’apitoyer sur le sort de la petite princesse en l’apercevant dans son fauteuil roulant, ayez de l’admiration plutôt. Admirez-là pour sa vivacité et sa détermination. Dès les premiers instants en sa compagnie, son regard perçant comme celui d’un chat reflète l’éclat de son intelligence, puis on est rapidement conquis par son sourire envoûtant. Grande amoureuse des livres, Jessyca « avec un y » m’a confié que les histoires l’aidaient à passer à travers les moments plus difficiles ; que pendant un moment les auteurs lui offraient cette possibilité d’oublier un peu sa condition. Alors que je traverse une période, disons, plus aride dans l’écriture de mon prochain roman, voilà que la petite princesse au grand fauteuil m’apparaît, et m’aide à retrouver le courage nécessaire pour me remettre à la tâche afin d’offrir le meilleur de moi-même. C’est pour dire à quel point des personnes comme Jessyca « avec un y » peuvent être des sources exceptionnelles d’inspiration, qu’elles peuvent devenir de véritables «coachs» qui enseignent qu’il est possible de vaincre l’adversité au profit de la vie. &lt;br /&gt;Jessyca « avec un y » est comme la championne paralympique Chantal Petitclair avec ses médailles, elle est comme André Viger en tête du Marathon de Boston, comme Terry Fox qui traverse le pays et, pourquoi pas, comme Steven Hawkins en lice pour un prix Nobel ou comme Christopher Reeve avec sa force de Superman. &lt;br /&gt;Chère Jessyca « avec un y », tu m’as aussi dit que tu lisais chacune de mes chroniques, et qu’avec ta mère, vous les retranscriviez mot à mot à l’ordinateur afin de les conserver. Cette fois, tu pourras écrire que bien que je te connaisse peu, j’ai pour toi une admiration incommensurable. Non pas parce que tu es prisonnière de ton fauteuil, mais parce que tu as un charisme extraordinaire. Ton âme est si lumineuse, il émane de toi une telle sérénité que même les moines bouddhistes t’envieraient. Je veux également te dire que c’est un bien grand honneur que tu me fais en lisant mes livres également, et par le biais de mes personnages, je te promets de toujours faire de mon mieux pour continuer à te faire vivre des aventures fabuleuses. &lt;br /&gt;Pour finir, Jessyca « avec un y », sais-tu ce qui me rend le plus heureux ? Mon prénom, Bryan, eh bien, il s’écrit aussi avec un y! Peut-être cela signifie-t-il que je suis aussi unique dans mon genre et que, par cette différence, j’enrichis, à ma manière, le monde autour de moi ? Quoiqu’il en soit,  je te souhaite de bonnes lectures, Jessyca « avec un y », et au bonheur de recroiser ta route…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-982477636013322329?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/982477636013322329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/jessyca-avec-un-y.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/982477636013322329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/982477636013322329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/jessyca-avec-un-y.html' title='Jessyca avec un Y'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SzUTcL2mMwI/AAAAAAAAAB0/LG9nxabHRcQ/s72-c/708+delight+C29+silber.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-7824045915145840986</id><published>2009-12-25T11:13:00.000-08:00</published><updated>2009-12-25T11:19:21.112-08:00</updated><title type='text'>En transit</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SzUQJlrzbwI/AAAAAAAAABs/6AN6YMFgk6I/s1600-h/BobMorane-TerreurManicouagan-Red.JPG.jpeg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 286px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SzUQJlrzbwI/AAAAAAAAABs/6AN6YMFgk6I/s320/BobMorane-TerreurManicouagan-Red.JPG.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5419255483530964738" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes le quatorze février, journée de la St-Valentin, et je suis loin des bras de ma bien-aimée. L’horloge vient de sonner les 5h30 du matin et je suis assis à l’aéroport Trudeau devant un bagel trop grillé et un café au lait anémique. Même à cette heure matinale, les voyageurs se bousculent autour de moi.  J’entends parler anglais et… mandarin? Je ne sais pas trop. Aucune importance. Dans les écrans télé du café, les images défilent sans cesse au dessus du bar. J’écris ce texte avec la ferme impression que je ne suis pas à ma place. Normal, c’est la journée où le monde entier célèbre l’amour et tous ceux que j’aime sont loin de moi. Et je ne pars pas vers une destination soleil, ni en Europe, non, j’attends l’avion pour… Baie-Comeau.&lt;br /&gt;Durant les quatre prochains jours, je participerai aux Antichambres du livre, activité littéraire qui anime la froide Côte-Nord en février. Me voici donc, observant les premiers rayons du soleil se réfléchir sur les avions. Malgré la beauté de la scène, je ne m’empêcher de penser qu’à une chose : les toilettes. Routine du matin oblige, je sais que je devrai me résoudre à m’y rendre avant mon vol et cela m’angoisse. Entre vous et moi, existe-t-il un endroit plus louche qu’une salle de toilettes d’aéroport? C’est l’endroit par excellence pour la multiplication des germes du monde entier. C’est dans ce lieu que la tourista du Mexique rencontre la gastroentérite européenne et que le risque de mutation en une abjecte affection virale. Je ne le sais que trop… des centaines de fesses des quatre coins du monde se sont posées sur le trône avant moi et cette pensée me rend mal à l’aise. Soyons clairs, je ne suis pas xénophobe du popotin, mais seulement prudent dans mes fréquentations… Heureusement, j’ai du désinfectant à mains dans mes affaires… je pourrai toujours en appliquer sur le siège si je juge l’aventure trop périlleuse. &lt;br /&gt;Bon, pour l’instant il est temps de passer au contrôle de la sécurité.  Je me dirige vers la salle d’attente de la porte A23. Tiens, pourquoi pas un dernier café avant l’embarquement? « S’il vous plaît, monsieur, un café au lait ».  « Sorry… what do you want? » « Just a coffee… with deux laits, ça va être correct comme ça... »  &lt;br /&gt;Je sors mon ordinateur pour continuer à vous écrire, mais je ne suis pas encore tout à fait réveillé. Je patiente. Je regarde, j’attends… il va bien se passer quelque chose, n’importe quoi. Ah, mais voilà!&lt;br /&gt;Il semble y avoir un problème à la porte d’embarquement. Je porte attention  à l’annonce faites aux voyageurs qui doivent descendre à Mont-Joli dans le Bas-St-Laurent : il est fort probable qu’ils doivent revenir à Montréal. De forts vents soufflent dans cette région et l’avion n’atterrira pas si les mauvaises conditions météorologiques ne s’améliorent pas…Tandis que la grogne s’entend parmi des voyageurs, j’aperçois une dame se lever et se diriger au comptoir. Elle est anesthésiste et doit atterrir ce matin même à Mont-Joli sans quoi des opérations chirurgicales devront être annulées! Mais l’employée d’Air Canada n’a pas de pouvoir sur le climat québécois. Elle hausse les épaules avec l’air de dire : ouin, pis après! et demande au corps médical itinérant de bien vouloir regagner sa place…&lt;br /&gt;J’avale ma dernière gorgée de café, et je prie pour qu’il n’y ait pas trop de turbulences pendant le vol. Quand les petits avions se mettent à brasser, on se sent infiniment loin de la piste d’atterrissage. Je le sais, ça m’est arrivé lors d’un voyage aux Île-de-la-Madeleine. Le pilote a dû se reprendre trois fois avant de poser son appareil à Gaspé pour une escale. Je me rappelle très bien, tout le monde avait la face longue, l’équipage compris. &lt;br /&gt;Bref, c’est la St-Valentin, il est 7h45 et j’ai des papillons dans l’estomac. L’année prochaine, j’essaierai le chocolat au lieu de l’avion…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-7824045915145840986?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/7824045915145840986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/en-transit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/7824045915145840986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/7824045915145840986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/en-transit.html' title='En transit'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SzUQJlrzbwI/AAAAAAAAABs/6AN6YMFgk6I/s72-c/BobMorane-TerreurManicouagan-Red.JPG.jpeg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-7506958308307932175</id><published>2009-12-25T11:06:00.000-08:00</published><updated>2009-12-25T11:10:19.763-08:00</updated><title type='text'>Vingt-deux ans plus tard</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SzUOBNsx2II/AAAAAAAAABk/r1nb05nliis/s1600-h/IMG_1640.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SzUOBNsx2II/AAAAAAAAABk/r1nb05nliis/s320/IMG_1640.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5419253140630395010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première fois que j’ai visité Paris, c’était en 1988, j’avais dix-neuf ans et un tête de jeune homme remplie e grands projets pour mon avenir. Je venais de gagner la finale nationale de Cégep en Spectacle, et sous l’invitation de l’organisation j’ai décollé de Montréal avec la mission de présenter quelques spectacles qu’on avait organisés pour moi en France. Je connaissais déjà une petite partie l’Europe pour avoir vécu un an au Portugal dans le cadre d’un voyage d’étude, mais jamais je ne m’étais rendu dans la Ville lumière. Le choc de cette première fois est encore imprégné dans ma mémoire, puisque pour moi, jeune Shawiniganais, Paris était le centre mondial de la culture. Théâtre, poésie, littérature, peinture, tout semblait venir de cette ville magique dans laquelle il pouvait devenir possible d’inscrire son nom dans la grande histoire des arts. Admirateur de Coluche, de Renaud et de l’ancienne bande du Café de la Gare, j’imaginais que ce voyage allait me révéler au monde et faire de moi une étoile. À cette époque où je faisais du monologue, je voyais déjà mon nom en lettres rouges sur l’Olympia. Ma naïveté était belle à voir et je rougis un peu en me remémorant mes rêves de grandeur. Bon… ce qui devait arriver arriva! J’ai croisé les regards compatissants des spectateurs de l’Hexagone qui ne me trouvaient pas très drôle, ni même intéressant. On ne devient pas une personnalité reconnue en quelques jours de travail, mais plutôt en quelques décennies de labeur. Je suis donc revenu au Québec déçu par mon échec… Néanmoins, le mythe de Paris demeurait indestructible dans ma jeune tête de futur artiste. Je me disais qu’un jour, j’y arriverais peut-être. &lt;br /&gt;De ce premier voyage, je me rappelle aussi d’une succursale de la FNAC, celle du centre de Paris. La FNAC est un grand magasin qu’on m’avait présenté comme la Mecque de la culture parce qu’il est possible d’acheter à peu près tout ce qu’il y avait de disponible se rapportant aux arts. À l’époque, j’y ai passé des heures et des heures à feuilleter les romans et les bandes dessinées qu’on ne pouvait pas se procurer au Québec.  Or, vingt-deux plus tard, qui aurait pensé que j’y serais revenu en tant qu’écrivain invité. Pas moi en tout cas. Et pourtant, avant-hier, je m’y suis installé pour signer mes livres après le lancement officiel organisé la veille ailleurs dans Paris. Comme j’étais chanceux de prendre place dans cette fourmilière où les livres s’envolent aussi rapidement que nos outardes en migration. J’en garderai un souvenir impérissable.  &lt;br /&gt; Il a suffi que je présente à un curieux mon livre que d’autres s’approchaient déjà doucement. À leurs yeux pétillants, je voyais bien qu’ils tendaient d’abord l’oreille, non pas pour entendre mon boniment, mais pour la musicalité de mon accent. Et avec celui de la Mauricie, croyez-moi, les passants en avaient pour leur argent! Dès qu’un Québécois ouvre la bouche à Paris, les gens sont naturellement enclins l’écouter. Notre accent les fascine et notre candeur apparente ne passe pas inaperçue non plus. Je vous l’affirme, le Québec a toujours la cote à Paris, et les cousins d’Amérique sont à l’aise chez les Gaulois. &lt;br /&gt;Samedi, je suis sorti heureux de la FNAC. Heureux, mais surtout très fier d’y avoir tenu le fort durant plus d’une heure et demie. Dans le magasin entier, les haut-parleurs annonçaient ma présence et invitaient les gens à me venir me rencontrer dans la section livres jeunesse. Tout cela me donnait l’impression d’accomplir quelque chose d’important pour moi, et c’est pourquoi j’ai décidé d’en faire le sujet de ma chronique. J’avais envie de partager avec vous ma joie, j’avais envie de vous dire que cette séance de signatures a été l’une des plus importantes de mon existence parce qu’elle marque une étape pour moi. Elle est la preuve que la vie est parfois magique. &lt;br /&gt;Bref, j’ai le cœur léger et le sentiment du devoir accompli. Pourtant, ce n’était qu’une petite séance de dédicaces. Je ne sais pas si je deviendrai un écrivain à succès en France.  J’ignore même si je retournerai signer un jour à la FNAC, mais peu importe. Je suis rempli de bonheur, épuisé par le stress de la journée et plein d’espoir pour la vie de mes livres de l’autre côté de l’Atlantique.  Je l’ai déjà dit, le plus intéressant n’est pas l’arrivée, mais le chemin que l’on a parcouru.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-7506958308307932175?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/7506958308307932175/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/vingt-deux-ans-plus-tard.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/7506958308307932175'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/7506958308307932175'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/vingt-deux-ans-plus-tard.html' title='Vingt-deux ans plus tard'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SzUOBNsx2II/AAAAAAAAABk/r1nb05nliis/s72-c/IMG_1640.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-5623553047441816461</id><published>2009-12-12T13:22:00.001-08:00</published><updated>2009-12-12T13:29:51.063-08:00</updated><title type='text'>Moi, mes souliers</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQLAq_UnAI/AAAAAAAAABQ/2HnJjoQ_MGE/s1600-h/IMG_1662.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQLAq_UnAI/AAAAAAAAABQ/2HnJjoQ_MGE/s320/IMG_1662.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5414464758173965314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Moi, mes souliers&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me croirez-vous si je dis que je n’ai jamais jeté une seule paire de souliers depuis les vingt dernières années ? Pourtant, je n’en fais pas une collection. Je ne les empile pas non plus dans une armoire de ma chambre, ni dans un recoin du sous-sol. Or, si je ne mets pas mes vieux souliers à la poubelle c’est parce que j’ai trouvé mieux : je leur rends hommage. En effet, je me réjouis de les abandonner dans certains endroits du monde que je trouve significatifs ou tout simplement magnifiques afin qu’ils y terminent dignement leur vie. Depuis des années donc, quand mes chaussures montrent des signes évidents de faiblesse, je les range soigneusement en attendant de partir pour un voyage dont elles ne reviendront jamais. Ainsi, un jour, j’ai laissé des espadrilles rouges sous un des ponts de la Seine, à Paris.  Je me rappelle également de bottines abandonnées dans un petit boisé de Kingstown, aux États-Unis. Une paire encore, sur le belvédère du célèbre Bairro Alto, à Lisbonne au Portugal. Puis, il y a cette magnifique journée de printemps, où j’ai opté pour l’abri d’un sapin dans les dunes de sable de Tadoussac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En hommage à Félix qui nous chantait de vite salir nous souliers afin d’être pardonné, je me suis crée ce jeu qui me donne beaucoup de plaisir. Je sais que chaque nouvelle paire de souliers que j’achète finira un jour dans un endroit du monde où, inévitablement, je serai avec eux. L’idée est de choisir un emplacement particulièrement beau et inspirant afin d’y laisser une partie de moi. De cette façon, j’ai l’impression que mon esprit continue à habiter les lieux alors que mon corps poursuit sa route. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon plus bel abandon de chaussures fut sans doute au Viêt-Nam. J’ai laissé mes souliers sur les marches d’un temple où les visiteurs devaient se déchausser pour y entrer. Les moines doivent encore se demander quel nigaud de touriste a oublié de remettre ses pompes avant de partir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux jours avant que le volcan de l’île de la Réunion n’explose dans une belle coulée de lave rouge, j’y étais passé pour y déposer de vieilles savates entre les roches volcaniques. Je me demande encore si elles ont été emportées par l’éruption ou si elles regardent encore l’océan indien du haut de leur montagne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’arrive aussi de penser régulièrement à mes « Converses » qui sont quelque part au Maroc, entre Agadir et Marrakech, et qui assistent tous les soirs au coucher de soleil sur les montagnes roses des Atlas. À moins qu’ils n’aient été dévorés par l’une de ces chèvres qui, dans ce coin-là, grimpent aux arbres … ou peut-être qu’un berbère les aura ramassés et qu’il en use toujours les semelles.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, avant que je vous écrive ces quelques lignes de la Bulgarie où je me trouve, j’ai donné une autre dimension à mon petit jeu.  J’ai laissé une paire de fidèles chaussures de cuir brun en plein centre de l’ancienne grande forteresse de Tsarevets. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes souliers sont au cœur même de la principale attraction historique et archéologique du pays, et font désormais partie de la grande cité ancestrale des Thraces et des Romains. Vers le Ve siècle, la cité a été construite au sommet d’une montagne et était l’un des lieux importants de l’époque byzantine. Tsarevets protège maintenant mes vieilles semelles usées par les saisons. Tout comme mes souliers, cette forteresse a connu ses moments de gloire jusqu’à l’arrivée des Turcs un peu avant les années 1400 qui la pillèrent et l’abandonnèrent, trouée et fatiguée, aux vicissitudes du temps. Mes chaussures se reposent maintenant parmi des vestiges millénaires : des maisons et des églises, des monastères et des tours qui  témoignent d’une histoire révolue qui n’en fut pas moins, une époque grandiose. Pas mal, non, pour une paire de godasses achetées chez Yellow ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Félix chante qu’il faut salir ses souliers, j’en déduis qu’il nous demande de sortir de notre cocon pour marcher à la rencontre des autres. Je laisse derrière moi ces chaussures afin de prouver à notre poète que j’ai bien compris son enseignement et que je m’efforce, tous les jours, de mieux connaître les hommes et leur culture pour apprendre à ne pas les juger, mais plutôt à les apprécier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-5623553047441816461?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/5623553047441816461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/moi-mes-souliers.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5623553047441816461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5623553047441816461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/moi-mes-souliers.html' title='Moi, mes souliers'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQLAq_UnAI/AAAAAAAAABQ/2HnJjoQ_MGE/s72-c/IMG_1662.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-5031637323692607057</id><published>2009-12-12T13:02:00.001-08:00</published><updated>2009-12-12T13:14:15.575-08:00</updated><title type='text'>Je suis un meurtrier</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQHYX-oaeI/AAAAAAAAABI/wkfqlNIFJQQ/s1600-h/sourisb2.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQHYX-oaeI/AAAAAAAAABI/wkfqlNIFJQQ/s320/sourisb2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5414460767341144546" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai besoin aujourd’hui de vous avouer l’inavouable. Au plus profond de moi, la culpabilité me ronge et peu à peu les tourments de l’enfer me grillent l’âme. Mais je jure que je n’ai pu faire autrement… j’ai bien essayé d’éviter la mort à mes victimes, mais ce fut peine perdue. J’aurais tant voulu les épargner, tant souhaité qu’elles comprennent qu’il fallait qu’elles déguerpissent, mais elles se sont moquées de mes avertissements et j’ai dû me résigner à précipiter leur mort. J’ai maintenant six cadavres sur la conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela s’est passé il y a quelques semaines, lorsque Anne a aperçu de minuscules crottes de mulots sur le comptoir de la cuisine. D’accord, j’admets que quelques jours auparavant, Gabrielle et Andréanne nous avaient prévenus qu’elles entendaient gratter de façon régulière dans les murs de leur chambre respective. Or, nous n’avons pas prêté grande attention, nous préférions ne pas y croire. Mais voilà qu’il était devenu impossible de nier, c’était bien vrai, les rongeurs étaient effectivement parmi nous. Ici, je le confesse, j’ai tout de même persisté à ne pas reconnaître la chose. Malgré l’évidence des petits excréments qui, de jour en jour, étaient toujours plus nombreux, j’ai même déclaré qu’il s’agissait sans doute de fragments de pépites au chocolat provenant d’un sac de biscuits. Quand Anne m’a proposé de goûter juste pour voir, j’ai su que je devais vite faire un homme de moi et passer à l’action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne pouvant admettre la seule idée de placer des pièges à souris afin d’exterminer de si charmantes petites bêtes, j’ai demandé conseil à Olivier. D’abord, il  m’a confié qu’à St-Mathieu, les mulots c’est un peu comme les mouches noires au printemps, il y en a partout ! Malheureusement, d’après lui, une seule solution s’imposait : la trappe. De préférence, le piège devait être muni de fromage parmesan en poudre qui, selon son expérience, en plus de les attirer, empêchait les petits futés de dérober un fromage qui aurait été plutôt en une pièce. Bien, j’avais la recette, il ne me restait plus qu’à me procurer les instruments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la quincaillerie, j’ai découvert que la chasse aux mulots pouvait constituer une activité assez lucrative pour certains fabricants. Dans le magasin, plusieurs modèles de trappes côtoient une panoplie de poisons mortels rangés sous clé. Hésitant sur le meilleur moyen d’en arriver à me débarrasser des mulots sans les faire souffrir, voilà que j’aperçois des appareils ultrasoniques qui, d’après leur étiquette, chassent les rongeurs à grands coups de fréquences très élevées. Hourra ! Ai-je pensé satisfait. J’allais déloger les mulots de chez moi sans leur faire de mal. Une fois revenu à la maison, c’est sous le regard incrédule d’Anne que j’ai fiché trois de ces petits dispositifs extraordinaires dans des prises électriques. Le lendemain, il y avait toujours autant de petites crottes et même directement sous un des appareils. Les ultrasons n’avaient pas fonctionné ou mes mulots étaient « trop hot » pour cette invention ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis donc résigné. La mine basse, j’ai acheté quelques bonnes vieilles trappes. Plus tard, après les avoir armé, je les saupoudré de parmesan et je suis allé me coucher. Cette nuit-là, derrière le four à micro-ondes, est décédée ma première victime. Ce n’était pas beau à voir, mais comme je suis un homme, un vrai, je me suis débarrassé de la petite bête… le cœur gros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la semaine qui suivit ce meurtre au premier degré, il y eut un véritable carnage. Au total, six mulots pris au piège dont quatre dans la même journée ! Jamais je n’aurais pensé en attraper autant… ils étaient plus nombreux que prévu.   &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’aime pas tuer des animaux. Surtout quand ils sont petits, qu’ils ont de belles oreilles bien rondes et de drôles de petits yeux. J’aurais préféré qu’un chat fasse le boulot à ma place, mais j’y suis vraiment trop allergique pour en garder à la maison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, je suppose qu’il faut parfois prendre des mesures radicales pour se débarrasser de la vermine.  Quoique ma logique me dise que j’ai fait le bon choix, j’accepte avec difficulté de condamner délibérément la vie à la mort. Que voulez-vous, je suis comme ça, moi… un meurtrier moumoune.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-5031637323692607057?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/5031637323692607057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/je-suis-un-meurtrier.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5031637323692607057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5031637323692607057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/je-suis-un-meurtrier.html' title='Je suis un meurtrier'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQHYX-oaeI/AAAAAAAAABI/wkfqlNIFJQQ/s72-c/sourisb2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-877351108432812692</id><published>2009-12-12T12:51:00.000-08:00</published><updated>2009-12-12T12:58:26.059-08:00</updated><title type='text'>Un peu d'ambiance</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQDwRh5XYI/AAAAAAAAABA/fTcWhWU1pGw/s1600-h/IMG_1767.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQDwRh5XYI/AAAAAAAAABA/fTcWhWU1pGw/s320/IMG_1767.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5414456779880357250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Depuis que les mouches noires, les maringouins et les taons ont quitté St-Mathieu, il est enfin possible de passer du temps à l’extérieur sans se faire arracher des lambeaux de peau. Pour moi, c’est la saison des feux de camp qui commence. Après le souper, je vais brûler du vieux bois. Ce que j’aime le plus de cette activité c’est la paix intérieure que j’en retire. Et c’est précisément de là, juste à côté du feu, que je vous écris. &lt;br /&gt;Le soir tombe lentement et j’entends au loin, comme l’écho d’une autre époque, les tambours de Bicolline résonner sur la montagne. L’air est bon. Les derniers rayons du Soleil se cachent derrière l’horizon dans de fines nuances de rose et de bleu pâle. Jane se roule dans l’herbe, la gueule ouverte, en savourant le bonheur de ne pas se faire empoisonner la vie par les moustiques. Porthos, continuellement enjoué, soupire devant sa balle inerte en espérant que je me lève de mon siège pour la lui lancer. Tantôt, Jane et Porthos chasseront les crapauds qui viendront agiter le gazon comme chaque soir. &lt;br /&gt;Dans le ciel, la longue trainée de fumée d’un avion me rappelle mes vacances prochaines. Contrairement à plusieurs, l’été est pour moi une saison très occupée et ce seront les premières semaines de septembre qui me permettront de partir ailleurs pour me ressourcer. Cette année, ce sera la Belgique. J’irai manger des frites et boire de la bière à votre santé.   J’espère qu’il y aura trêve de leurs fameuses draches, surtout après l’été désastreux que nous venons de subir de ce côté-ci de la mare aux canards, enfin…&lt;br /&gt;Les grillons se sont mis à chanter. Porthos me guette, cette fois avec un ballon de soccer dégonflé avec lequel nous avons l’habitude de jouer tous les deux. De là où je suis, je peux entendre  Anne qui rit au téléphone. Je gagerais n’importe quoi qu’elle est en train de raconter à sa mère comment j’ai failli culbuter tout à l’heure en m’asseyant sur une bûche. Ce genre de trucs-là, la fait rire énormément, mais pas autant que les bloopers à la télé. Ma blonde raffole des gaffes qui se produisent en ondes, surtout celles des journalistes à qui l’on accorde normalement un minimum de crédibilité. &lt;br /&gt;Je sens l’humidité sur mes pieds. La nuit sera bientôt là. Heureusement que mon portable dispose d’un éclairage sous le clavier sinon, je ne verrais plus rien. La lumière du feu m’isole de la forêt qui disparaît graduellement. Les chiens se sont rapprochés en attendant patiemment que je rentre.  Depuis que Jane s’est retrouvée nez à nez avec un ours, elle est moins audacieuse. Elle sait qu’à mes côtés, c’est la sécurité, puisque les bêtes sauvages refusent de s’approcher trop près du Bigfoot que je suis. &lt;br /&gt;Tiens, plus bas, dans la vallée, les troupes de Bicolline s’emballent et je devine que la nuit sera intense pour les guerriers. Ça sent le gobelin à abattre et le troll à faire griller. &lt;br /&gt;J’alimente mon feu, mais je me rends bien compte que je devrais bientôt rentrer. Il est 20 h 50 et la nuit est installée. Les journées sont de plus en plus courtes avant de faire place à l’automne. Un autre qui mènera à l’hiver et au temps froid.  Mais la saison de mes petits feux, elle, ne fait que commencer et s’étirera jusqu’aux premières neiges. &lt;br /&gt;Bon, Porthos me donne des coups de museaux pour rentrer. Pour le moment, il n’a plus aucune raison de rester dehors. À moins de jouer à la balle… &lt;br /&gt;Encore une petite gorgée d’eau minérale et un dernier coup d’œil aux alentours et je rentre. Anne n’est plus au téléphone, et je vois la lumière bleue du téléviseur qui reflète dans la maison. Bicolline est en effervescence et j’ai un crapaud au bout du pied. Que demander de mieux?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-877351108432812692?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/877351108432812692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/depuis-que-les-mouches-noires-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/877351108432812692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/877351108432812692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/depuis-que-les-mouches-noires-les.html' title='Un peu d&apos;ambiance'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQDwRh5XYI/AAAAAAAAABA/fTcWhWU1pGw/s72-c/IMG_1767.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-5213957318433684870</id><published>2009-12-12T12:35:00.000-08:00</published><updated>2009-12-12T12:43:41.925-08:00</updated><title type='text'>Dans les airs</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQASANi8TI/AAAAAAAAAAw/Ob3gxqGAzhg/s1600-h/PIC_0078.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQASANi8TI/AAAAAAAAAAw/Ob3gxqGAzhg/s320/PIC_0078.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5414452961300640050" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Alors que j’écris ces mots, je vole au-dessus de l’océan Atlantique. Le siège de l’avion est exigu, j’ai mal au derrière et il reste encore deux bonnes heures avant l’atterrissage. Le bonheur, quoi! Je n’ai plus rien pour passer le temps puisque la pile de mon iPod vient de rendre l’âme et le film qu’on présente sur les écrans ne m’intéresse pas. Comme tous les passagers, j’ai eu droit à un léger souper composé de quelques miettes de poulet au cari sur un lit de riz bien collant. Et me voilà repu comme un voleur et presque incapable de bouger, à tenter de vous écrire une chronique à trente-cinq mille pieds dans les airs. C’est que mon dévouement n’a pas de limite.&lt;br /&gt;Prendre l’avion n’est jamais très plaisant, surtout depuis les nouvelles mesures de sécurité. Heureusement, le personnel de Dorval est généralement aimable et les employés d’Air Transat plus sympathiques que le confort de cet avion. Cela rend le voyage moins pénible. Vous savez, lorsqu’on mesure six pieds et trois et qu’on a les épaules un peu plus larges que la moyenne, sept heures de vol peuvent facilement en paraître le double. Les genoux bien enfoncés dans le siège du passager de devant et la fourchette en plastique dans le nez à la moindre turbulence, le temps paraît plus long. Et puis, il y a toujours un bébé qui hurle son envie d’être ailleurs et des voyageurs trop excités qui finissent par tomber sur les nerfs. Bon, pour traverser l’océan, c’est toujours mieux que trois mois de caravelle sur la mer comme l’ont fait plusieurs fois Champlain, Cartier ou Laviolette, mais avec ce qu’on nous sert à manger à bord, on court aussi le risque d’attraper le scorbut. &lt;br /&gt;Autour de moi, presque tout le monde dort maintenant. Des bouches ouvertes et des corps tordus sont le seul spectacle qui me soit offert. Une femme a retiré ses souliers et je vois ses gros orteils couverts de vernis à ongles se tortiller. Heureusement, pas d’odeur. J’en vois une autre tout enroulée dans une couverture et qui se bave sur le menton. Je la regarde avec indulgence en me disant que je dois aussi ressembler à ça quand je m’endors dans un transport public. Anne doit toujours surveiller que je ne me mette pas à ronfler comme un sonneur. Parfois, chez moi, ce sont mes propres ronflements qui me réveillent!  Voilà pourquoi j’évite de dormir en présence d’étrangers. Je crains d’ouvrir les yeux en plein renâclement guttural.  &lt;br /&gt;Que vous dire maintenant des toilettes d’avion sinon que j’arrive toujours à uriner à côté du trou et que je n’ai jamais assez d’espace pour attacher facilement mon pantalon. La tête dans le plafond et le nez dans la porte, je me demande toujours comment je vais réussir à déverrouiller pour sortir de là. Je sais que des gens impatients attendent en ligne pour prendre ma place et ce stress me rend encore plus malhabile. Les cabinets, d’abord impeccables, deviennent graduellement répugnants en cours de vol. C’est pourquoi il vaut mieux se retenir dans la dernière heure du voyage plutôt que de risquer d’attraper une colonie de bactéries. &lt;br /&gt;Encore deux heures de vol à faire et j’ai mal aux genoux. Ma chemise sent le vestiaire de hockey après un important match des séries et j’ai faim comme si je n’avais rien mangé depuis deux jours. Je n’ai pas encore dormi et bientôt, ce sera l’heure du petit muffin. Une auto de location m’attend à l’aéroport et je devrai conduire dans Bruxelles, une ville que je connais très peu. C’est dans ces moments-là que je demande pourquoi je ne suis pas resté à la maison. Ce doit être cela, l’amour du voyage, du dépaysement, de l’aventure! Et plus j’y pense, c’est vraiment haut trente-cinq mille pieds dans les airs! Pff, encore une heure quarante cinq minutes avant l’atterrissage…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-5213957318433684870?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/5213957318433684870/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/alors-que-jecris-ces-mots-je-vole-au.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5213957318433684870'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/5213957318433684870'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/alors-que-jecris-ces-mots-je-vole-au.html' title='Dans les airs'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQASANi8TI/AAAAAAAAAAw/Ob3gxqGAzhg/s72-c/PIC_0078.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7213606170996701874.post-7721286527753565794</id><published>2009-12-12T12:19:00.000-08:00</published><updated>2009-12-12T12:51:16.460-08:00</updated><title type='text'>Made in France</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQCJa2nUHI/AAAAAAAAAA4/1eZCfkCfL1U/s1600-h/IMG_1661.JPG"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQCJa2nUHI/AAAAAAAAAA4/1eZCfkCfL1U/s320/IMG_1661.JPG" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5414455012856647794" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;   &lt;meta name="Titre" content=""&gt; &lt;meta name="Mots clés" content=""&gt; &lt;meta equiv="Content-Type" content="text/html; charset=utf-8"&gt; &lt;meta name="ProgId" content="Word.Document"&gt; &lt;meta name="Generator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;meta name="Originator" content="Microsoft Word 2008"&gt; &lt;link rel="File-List" href="file://localhost/Users/bryanperro/Library/Caches/TemporaryItems/msoclip/0clip_filelist.xml"&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;o:documentproperties&gt;   &lt;o:template&gt;Normal.dotm&lt;/o:Template&gt;   &lt;o:revision&gt;0&lt;/o:Revision&gt;   &lt;o:totaltime&gt;0&lt;/o:TotalTime&gt;   &lt;o:pages&gt;1&lt;/o:Pages&gt;   &lt;o:words&gt;618&lt;/o:Words&gt;   &lt;o:characters&gt;3527&lt;/o:Characters&gt; 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Le quartier est sécuritaire, ici jamais de carjacking. Mon hôtel est bien, surtout que j’avais réservé non pas un single room, mais bien un double dans laquelle on aurait pu mettre également un rocking chair. En fait, c’est presque aussi grand que la Spacebox de Citroën.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Mais non, je blague! Je dis ça parce que j’ai vu en playback une pub à la télé qui annonçait des supers discounts sur ce modèle labélisé top niveau. Bon ça y est, vous allez croire que ma chronique est sponsorisée par Citroën, ce qui est faux, d’autant que tout comme chez nous, il manque souvent d’espaces de parking, alors la bagnole…&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;En zappant l’autre soir, après avoir regardé une pub du service mobile de réparation de pare-brise &lt;i style=""&gt;CarGlass&lt;/i&gt;, je suis tombé sur la chaine Premier Movie.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Il y avait un concours appelé « Big Bang » qui consistait à répondre à une question durant la comédie française Le Coach (l’histoire d’un mec, spécialiste de marketing). Pour participer à ce concours donc, il suffisait d’envoyer&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;un SMS ou un mail à partir d’un Smartphone, mais à la place, j’ai tourné les postes, et j’ai regardé le quizz Secret Story sur TF1. Les participants en studio devaient buzzer avant de répondre aux questions de l’animateur, un charmant black qu’on retrouve souvent dans la presse people. Et il a un de ces looks! Mesdames, vous devriez le voir. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Je dois me préparer pour aller manger. En bas de l’hôtel, un McDonald’s sans drive-in, affiche son menu: entre autres, le Happy Meal,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;le Royal-O-Fish , le chicken McNuggets ou le Royal Cheese burger sont autant de mets qu’on vous suggère d’accompagner du Best of crudité ou du Deluxe potatoes. Mais pas de junk food pour moi! Après tout, je suis à Paris. J’irai d’abord prendre l’apéro dans un café pendant le happy hours où se réunissent les business man qui picorent dans les beignets de potatoes, onions rings et sticks de mozzarella avant de commander éventuellement le cheesecake tant apprécié ici. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Niveau touristique, Paris peut challenger aisément toutes les grandes capitales de l’Europe. Pour le comprendre, il n’y qu’à prendre une City Pass pour faire le City tour. On se rend aussi vite compte que, outre le camping du Bois-de-Boulogne, il n’y a guère de place pour les camping-cars, mais c’est tellement grandiose qu’on aurait envie de squatter certains immeubles. En outre, malgré les quartiers où les Sex Toys pullulent, Paris est un véritable boost! Je me sens aussi neuf qu’un fer à repasser munit d’un auto-clean. Aussi énergisé que le courant électrique d’un green-car, on dirait presque j’ai atteint un autre standing.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Si je ne me retenais, je descendrais au point phone de mon hôtel pour vous appeler tous. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;***&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;Alors, comment trouvez-vous mon « parisien »? En fait, c’est très simple à comprendre comme dialecte; il faut un maximum d’anglicismes prononcés à la française pour que, soudainement, la communication s’installe et qu’on vous croit de l’hexagone. C’est formidable de constater à quel point la fascination pour la langue d’Hemingway continue de faire des ravages dans la Ville où siège pourtant l’Académie française. On préfère tacitement le &lt;i style=""&gt;mail&lt;/i&gt; au &lt;i style=""&gt;courriel&lt;/i&gt;, et les &lt;i style=""&gt;hits&lt;/i&gt; aux succès du palmarès. Je ne me rappelle même pas d’une seule publicité à la télévision où la bande sonore n’était pas en anglais. À la radio, pratiquement que de la chanson anglo-saxonne. English first! La « culture » étatsunienne est apparemment plus invitante, plus attrayante, mais surtout beaucoup plus dans le vent. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;La France est-elle menacée pour autant? Non, parce que ce pays est souverain et que ses racines sont trop profondément enfouies dans son histoire pour que le Chinook d’Amérique ne les atteigne. Or, malgré cette mode anglophone, on demeure très français à Paris, autant dans la bouffe que dans le train-train quotidien. Le touriste y est à mille lieues de l’Amérique. Malgré tout, c’est quand même un peu frustrant pour un Québécois d’être témoin de tant d’indifférence en ce qui concerne leur langue. On les aurait voulus compagnons d’armes dans la bataille pour la diversité culturelle, mais il semble bien que nous soyons toujours seuls à mener cette guerre à l’envahisseur. &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;  &lt;!--EndFragment--&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7213606170996701874-7721286527753565794?l=bryanperro.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://bryanperro.blogspot.com/feeds/7721286527753565794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/made-in-france.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/7721286527753565794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7213606170996701874/posts/default/7721286527753565794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://bryanperro.blogspot.com/2009/12/made-in-france.html' title='Made in France'/><author><name>Bryan Perro</name><uri>http://www.blogger.com/profile/07076083936965922827</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyP9AtRm5nI/AAAAAAAAAAM/JUSyA0OZS48/S220/Ill.+Mon+frere+1.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_7NfISXB12QU/SyQCJa2nUHI/AAAAAAAAAA4/1eZCfkCfL1U/s72-c/IMG_1661.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
